EPILOGUE
dans mes adorations et mes prières, dans ma vie, et dans ma mort, et dans mon éternité.
O Marie, ô Joseph, dont l'Enfant Jésus était et demeure le Centre en toute chose, au nom de votre amour pour Jésus-Hostie, faites qu'il soit le Roi de mon âme, le Roi d'âmes toujours nouvelles. Quand obtiendrez-vous à la terre qu'il soit aussi le Roi de toutes les sociétés qui l'habitent?
4° Donnez-nous aussi, et surtout, de nous assimiler toujours mieux à Jésus.
C'était un spectacle qui ravissait le ciel : de vous voir — vous, chargés que vous étiez de gouverner le divin Enfant — l'imiter tous les jours plus parfaitement, dans toutes ses vertus.
« Jésus... est descendu des cieux et s'est fait homme * », a vécu d'abord entre Marie et Joseph, puis parmi les hommes : pour leur montrer la Divinité imitable en lui, pour leur donner aussi dans son Humanité un modèle accompli detoutes les vertus qui conviennent aux hommes.
Voilà l'idée extrêmement importante qui se dégage encore de prime abord de la doctrine eucharistique, comme de l'Incarnation et plus explicitement encore : l'idée d'assimilation divine, d'imitation de Jésus. Si Satan a tenté de se faire semblable, par égalité, avec Dieu; si nos premiers parents voulurent aussi, être comme des dieux, ce sont les deux plus grands péchés. Mais il est une assimilation divine, une imitation des
4° L'Imitation de Jésus. —
L'Assimilation
à sa vie et à
ses vertus.
• Credo.
mœurs de Dieu, de Jésus Dieu et Homme, parfaitement légitime, et qui consiste en une transformation en lui quant à la vie. Ce doit être notre grande ambition, notre principal travail : que de lui ressembler de mieux en mieux par la lumière, par l'amour, par la croix, par la prière, par l'action, par le zèle, par toute vertu... Voilà pourquoi, vous avez, ô Jésus, institué l'Eucharistie.
Vous venez en nous, divin Aliment, divin Breuvage, pour faire en grand ce travail, et pour nous donner le courage de continuer sans cesse cette transformation qui nous fait d'autres vous-même aux yeux de votre Père, de Marie et des Anges. Quand nous ne nous préoccupons pas de vous ressembler, et en tout, nous entendons mal la vie, nous ne sommes pas des vivants comme vous nous voulez.
Si nous ne nous efforçons pas d'imiter votre travail, Jésus Enfant, « nous travaillons en vain ». Si nous n'imitons pas votre zèle, Jésus Apôtre, notre activité est inféconde. Si nous ne voulons pas nous conformer par nos sacrifices à vous, Jésus Victime, nous perdons en grande partie nos souffrances : Tanta passi sine causa! Si nos pensées ne tâchent pas de se modeler sur vos pensées, le sommeil vaudrait peut-être mieux que nos pensées. Et si nos désirs n'imitent pas vos désirs, il nous serait souvent meilleur de vivre sans désirs. Et que signifient nos repos,