RANTS. ELLE
EirT'
Considérons Sauveur tique des
corps, et rimpression de ces divines qualités?
Mon Sauveur! si vous touchez mon corps, il en sortira une vertu : et il faudra qu41 devienne semblable au vôtre.
La vertu qui en sortira ne me donnera pas, comme à cette femme, une santé faible et fragile, mais la véritable santé qui est l'immortalité.
Mais les enfants qui n*ont pas communié ne ressusciteront donc pas? — Grossiers et charnels, qui n entendez pas c|ue ce corps est donné à toute TÉglise, et que ce levain mystérieux est capable de vivifier toute la masse? Ces enfants, dont vous parlez, n'ont-ils pas reçu avec le baptême un droit sur ce corps? il est à eux, encore qu'ils ne le reçoivent pas d'abord, selon la coutume pré-
sente; mais ce qui est reçu par quelques-uns est à tous un même gage d'immortalité. Consolez-vous en Notre-Seigneur, et jouissez d'une si douce espérance.
L EUCHARISTIE. VIATIQUE DBS MOU- RANTS. ELLE DEPOSE DANS NOTRE CORPS UN GERME DE VIE ET D'IM- MORTALITÉ. DOUCE CONFIANCE ET INVINCIBLES ESPERANCES QU'ELLE FAIT NAITRE A CETTE HEURE SU- PREME. AVANT DE COMMUNIER, SE METTRE EN ETAT DE MORT.
Considérons ici le corps du Sauveur comme le doux viatique des mourants.
venir de votre mort; de cette mort par laquelle la mort a été vaincue; de celte mort qui nous fait dire avec confiance :
ce O mort, où est ton aiguillon ?
ô mort, où est ta victoire? ))de cette mort par laquelle est accomplie cette parole : c< Je romprai votre pacte avec la mort ; et votre alliance avec le tombeau ne subsistera plus, to Et encore : « La mort sera précipitée à jamais dans Tablme. Faites ceci en mémoire de moi : souvenez-vous de ma mort : annoncez-la. »
O Seigneur! on m'a annoncé la mienne; mais qu'on m'annonce la vôtre, et je ne craindrai plus rien. Oui, maintenant je pourrai chanter avec le Psalmiste : « Si je marche au milieu de l'ombre de la mort, je ne craindrai rien, parce que vous
êtes avec moi. » Ah! doux souvenir que celui de votre mort, qui a effacé mes péchés, qui m'a assuré votre royaume !
Mon Sauveur, je m'unis à votre agonie ; je dis avec vous : In manus : a Mon Dieu, je remets mon esprit entre vos mains.
Seigneur Jésus, recevez mon esprit. » Quoi! vous le venez quérir vous-même pour le présenter à votre Père! C'en est fait : tout est consommé. Je veux mourir comme vous en disant cette parole : Tout est consommé ; je n'ai plus rien sur la terre, et votre royaume va être mon partage. Tout est consommé ; je vois votre royaume céleste, ce sanctuaire étemel, s'ouvrir pour me recevoir par grâce, par miséricorde, en votre nom, ô Jésus ! A ce coup sera accomplie cette parole : Qui me
mange demeare en moi, et moi en lui. Je ne voos quitterai pins. Maudite soit ma malheureuse et criminelle inconstance, qui m*a fait quitter tant de fois un si bon -maître! Et maintenant, mon Sauveur, je serai toujours avec vous ; vous m'ailez marquer de votre sceau.
Ah! Seigneur, gardez-moi jusqu'au dernier soupir, et que je le rende entre vos bras!
Et ce corps, que deviendrat-il? Le voilà uni au vôtre. Par votre corps ressuscité, je ressusciterai tout nouveau ; je ne laisserai à la terre que la mortalité. Je vis dans cette espérance; mais j'y meurs. Je meurs tous les jours, puisque je ne cesse d'avancer au dernier moment. Mes jours se dissipent comme une fumée, s'en vont comme une eau rapide.
dont on ne peut arrêter le cours. Dans un moment, on passera où j'étais, et Ton ne m'y trouvera plus. Voilà sa chambre, voilà son lit, dira-tK)n; et de tout cela, il n'en reste plus que mon tombeau, où l'on dira que je suis ; et je n'y serai pas ; il n'y aura qu'un reste de moimême; et ce reste, tel quel, diminuera à chaque moment, et se perdra à la fin.
Que cela est triste! Oui, si je n'avais pas votre corps pour me redonner la vie. Cette espérance me soutient. Je veux toujours me regarder en état de mort, me confesser comme un mourant, communier comme un mourant, me disposer à chaque fois comme si j'allais mourir. Je meurs : fermez-moi les yeux; que je ne voie plus les vanités ; enveloppez-moi de ce
drap ; je n'ai plus besoin d'autre chose, rendez-moi ma pauvreté naturelle, mettez-moi en terre.
C'est là d'où je viens selon le corps, c'est là où il faut que je retourne ; c'est là ma mère quî m'a engendré pour mourir:
elle m'enfantera un jour pour ne mourir plus. Ne parlons donc point de mort; ce n'est plus qu'un nom, il n'y a de mort que le péché.
l'eucharistie, jointe par JÉSUS- CHRIST AU BANQUET ORDINAIRE, FIGURE LA JOIE DU BANQUET ETER- NEL, s'asseoir a la même
TABLE EST PARMI LES HOMMES LE SIGNE DE L' AMITIE ET UNE CAl SE DE JOIE. PUISSANT SYMBOLISME DU BANQUET EUCHARISTIQUE CÉ- LÈBRE LE SOIR, A LA FIN DU JOUR.