‹ L'Europe au jour le jour (volume 3)Chapitre 18 sur 134 · DE PUISSANCES · texte numérisé non relu

DE PUISSANCES

i6 octobre 1908.

LE communiqué du Foreign Office, qu'on lira plus loin, est un commentaire du programme de la future Conférence publié hier. L'idée dont il s'inspire est que la Conférence doit être à même d'assurer le respect du droit des gens et de donner une réparation à ceux qui ont subi des préjudices par suite de la violation des traités internationaux. Puisque c'est là le but que la Triple Entente se propose, nous ne voyons pas quel inconvénient il pourrait y avoir à la formation de ces groupements qu'on semble réprouver dès aujourd'hui. Dans les Assemblées diplomatiques, comme dans toutes les autres, les membres sont fatalement amenés à se réunir en groupes. Autrement, la discussion devient incohérente et risque de tourner à la dispute. Cela ne veut pas dire le moins du monde que les groupements doivent être hostiles. Au contraire, nous estimons que la prudence la plus élémentaire exige qu'ils soient assez solides pour que les incidents de séances ne viennent pas les désagréger, et qu'il ne surgisse pas inopinément des motifs de dissension. Dès lors que l'on a des idées communes, que l'on établit un programme commun, il est bien naturel que l'on s'entende sur les meilleurs moyens de conduire la discussion à un résultat favorable.

LA CRISE ORIENTALE

Cela nous semble la condition nécessaire pour que les délibérations se poursuivent utilement et aboutissent à une entente finale, tenant compte des intérêts légitimes de tous les intéressés.

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