ITALO-RUSSE
7 décembre 1908.
LA situation est toujours aussi obscure en Orient. La discussion de jeudi et de vendredi à la Chambre des députés italienne n'a pas contribué à l'éclaircir. Les discours de MM. Fortis, Tittoni et Giolitti ont été évidemment combinés en vue de donner satisfaction à Topinion publique italienne sans que les deux puissances alliées pussent s'en froisser, officiellement du moins. M. Giolitti a dit vendredi que M. Fortis avait rendu un grand service à son pays. La Tribuna disait hier que l'ancien président du Conseil avait rendu un grand service au gouvernement. Les deux affirmations s'accordent admirablement ensemble. Comme l'ajoute la Tribuna y il y a des suggestions et des propositions qui ne peuvent venir du banc des ministres. C'est M. Fortis qui s'est chargé de la besogne. M. Giolitti l'en a remercié en le pressant dans ses bras. Mais, quand il a pris lui-même la parole, il s'est fait l'avocat de la Triple Alliance de telle sorte que la Gazette de F Allemagne] du Nord, la Reiclispost, et d'autres journaux tripliciens chantent aujourd'hui les louanges du gouvernement italien. Par cette adroite manœuvre,