L ES A' FF A I-R-E-S ETE H-O N G R I E
la réforme électorale. On discuta sur cette question de méthode interminablement.Le parti de l'indépendance ne mettait pas en doute la loyauté personnellfde M. de Lukacs ri son intention très ferme de soutenir sincèrement le projetrde loi électorale sur lequel on serait tombé d'accord. Seulement, instruit par l'expérience, il se méfiait des hasards parlementaires et ne voulait traiter que donnant donnant.; Cette précaution ne semblait -vraiment pas inutile. M. de Lukacs n'a pas cru pouvoir aller aussi loin dans la-voie, desreoneessions. Ai/exception- du nouveau ministre qui l'a remplacé aux finances et de :M. de Josipoviteh, ministre.pourila;Croatie,.los membres de^son Cabinet sont les nrêmes que ceux du Cabinet 'Khuen. Il lui- est donc difficile de suivre une politique -nettement différente de celle de ïson prédécesseur. Les pourparlers ont été rompus et l'obstruction du groupe Justh a recommencé à la Chambre. Aujourd'hui, la majorité prétend briser à tout prix cette résistance, de-la minorité. Le 8-novembre dernier déjà,- elle avait choisi pour présider <la'Chrmbre M. de Na va y, qui passait.pour un homme à poigne, à la place de M. de Berzevrczy,qui se refusait à modifier l'application du règlement «ontre- les obstructionnistes. Ason.tour,TVI. de 'Navay ne veut point recourir à des rigueurs contraires aux traditions-et vient de donner sa démission. 11 a été- remplacé hier parle comte Etienne' Tisza, chef incontesté de la majorité, fondateur- départi national du travail/ défenseur des droits de d'aristocratie, adversaire déclaré du parti de l'indépendance. Le père du nouveau- président, Kofoman Tisza, qui a dirigé si longtemps la politique -hongroise, disait de son fils Etienne qufil était bon cavalier, mais -mauvais cocher. Le comte Etienne Tisza a déjà versé une -fois le char de l'État. On saura prochainement s'il se montre cette fois plus habile à le conduire.