‹ L'Europe au jour le jourChapitre 53 sur 131 · LE SERVICE MILITAIRE I- N BELGIQUE · texte numérisé non relu

LE SERVICE MILITAIRE I- N BELGIQUE

Le roi n éprouvé la protondc satisfaction de pouvoir apposer sa signature au bas de la nouvelle loi. Soutenu par une énergie morale sans défaillance au milieu d'épreuves physiques redoutables, il a tenu à accomplir malgré tout sa fonction royale. Depuis son avènement en 1865, il avait eu constamment le souci du respect de la neutralité belge. En mai 1867, un crédit de 60 millions avait été voté pour la réorganisation militaire. En 1886, le contingent annuel avait été porté de 10 à 12.000 hommes. En 1873, le budget de la guerre avait été augmenté de 4 millions. Ces petits efforts étaient devenus insuffisants. Une refonte générale du système était reconnue nécessaire. On connaît déjà les grandes lignes de celle qui vient d'être adoptée définitivement : serv^ice personnel d'un fils par famille, suppression du remplacement, exemption pour les ministres des cultes et les ecclésiastiques ; service de 23 mois en moyenne, soit 20 mois pour l'infanterie, 36 mois pour la cavalerie et l'artillerie à cheval, 28 mois pour l'artillerie montée et le train, 22 mois pour l'artillerie de forteresse, les compagnies spéciales et le génie, 24 mois pour les bataillons d'administration ; réduction de ce temps de service à une durée un peu moindre dans les différentes armes (15 mois pour l'infanterie) deux ans après la mise en vigueur de la loi, c'est-à-dire quand les nouveaux contingents permettront de maintenir sous les drapeaux l'effectif moyen de 42.800 hommes fixé par la loi.

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