‹ L'Europe au Moyen ÂgeChapitre 5 sur 27 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

du professeur Millar de Glascow plaît par son esprit libéral ; mais il offre un défaut trop commun chez les écrivains de l’école écossaise, celui d'établir une théorie sur des inductions imparfaites, et souvent sur des faits particuliers vus sous un jour tout à fait faux.

Le neuvième et dernier chapitre est relatif à l’état général de la société en Europe pendant le moyen âge; ilcomprend Fhistoire du commerce, des mœurs et de la littérature. Aucun de ces sajets n’y est cependant traité d'une manière détaillée ; et le chapitre entier est destiné à servir de supplément au reste de l'ouvrage, en muitipliant les rapports sous lesquels on peutenvisager les événements, et en donnant une idée plus complète de l'esprit et du caractère du moyen âge.

Il y aurait de ma part une étrange présomption à croire que j'aie pu ne laisser aucune prise à la critique dans l’exécation d’un travail dont le cadre m'aurait paru beaucoup trop étendu, si je n'avais consulté que mes forces et les circonstances de ma position. Lors même qu'on n'y relèverait pas de graves erreurs, je suis persuadé qu’en visant à la concision j'aurai laissé de l'obscurité dans le sens de quelques passages; et, quoique je ne puisse me regarder comme généralement responsable des omissions dans un ouvrage qui ne pouvait être resserré dans de justes limites qu’en rejetant tout ce qui paraissait superflu, il est cepeudant trés-probable que l’insuffisance de mes recherehes, des oublis iavolontaires, et la brièveté avec laquelle j'ai traité un sujet aussi vaste, m’auront fait négliger une foule de choses qui auraient pu jeter beaucoup de jour sur ces différentes matières.

Aussi n’ai-je point la hardiesse d'en appeler avec confiance au tribunal de ces juges supérieurs qui, séduits par l’attrait de quelques-uns de ces sujets, en ont fait l'objet d’une étude spéciale. Ceuxlà peuvent avec raison regarder ces ébauches comme imperfaites et superficielles : toutefois mes travaux ne seront pas sans fruit s’ils peuvent servir à provoquer les méditations, à guider les recherches, à rectifier les préjugés ou à exciter les ‘sentiments nobles et ver-

-tueux d’une jeunesse studieuse.

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LEUROPE

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