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froid et sa surface labourée peu considérable (à peine 000,000 hectares), la Suisse ne saurait produire beaucoup de céréales. Les cantons voisins du Rhin sont les mieux partagés à cet égard ; mais la récolte totale, qui ne dépasse pas 4 millions 1/2 d'hectolitres et dans laquelle l’épeautre et le seigle occupent le premier rang, l’avoine le second, est insuffisante à nourrir la population. La pomme de terre , qui croît plus rapidement durant un été court, donne près de 9 millions d’hectolitres et supplée en partie à cette insuffisance.
Le chanvre et le lin sont cultivés en petite quantité pour les usages domestiques ; le tabac des cantons de Vaud et de Fribourg {vallée de la Broyé) fournit des cigares de qualité médiocre.
La vigne a une certaine importance : elle occupe environ 27,000 hectares dans les cantons de Vaud (vins d’Yvorne, de l’Aigle et de la Côte, le plus élevé des vignobles de l’Europe centrale (900 mètres), de Zurich , de Saint-Gall, d’Argovie, de Thurgovie, de Neufehâtel (Gortaillod), etc.
Les arbres fruitiers sont nombreux, surtout dans l’est et le nord (Thurgovie, Zurich, Bâle, Soleure, etc.). Parmi eux, les cerisiers fournissent du kirsch ; les pommiers donnent le cidre (ou most); les noyers et les châtaigniers ombragent les pentes inférieures des montagnes.
Les forêts devraient être une des richesses de la Suisse; elles occupent plus de 700,000 hectares surtout dans la région montagneuse ; mais leur exploitation se fait d’une façon déplorable et le produit ne compense pas le danger de la dénudation déjà trop grande des hauteurs. Les principales essences sont le chêne, le frêne, le bouleau, le sorbier et surtout les arbres résineux, arole, mélèze, sapin épicéa et sapin argenté.
La flore spontanée de la Suisse offre en outre un grand nombre de plantes médicinales et aromatiques, dont les plus usuelles sont V absinthe et la gentiane.