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En concurrence avec Idria (Autriche) et la Californie

(Bilbao), d’Oviédo, de Séville (mine admirable, district de Gastillo de las Guardas), beaucoup dans la province de Huelva (mine de Rio-Tinto, appartenant à l'État, etc ), fournit annuellement 2,500 à 3,000 tonnes de métal.

Le zinc de la région pyrénéenne (prov. d’Oviédo, de Biscaye, de Santander) et des provinces de Murcie et d’Alméria donne de 1,800 à 2,000 tonnes.

Les autres mines exploitées produisent du soufre (mine de Hellin appartenant à l’État, mines de la province de Téruel et de Gonil, près Cadix); du manganèse (prov. de Huelva , etc.); de l’étain dans les Alpujarras, dans la Galice, près de Tédabaria, dans les provinces de Grenade, de Santander, de Zamora, etc.; de l’antimoine (pr. d’Oviédo, etc.); de l’alun (Aragon) ; de la soude (Alicante, Malaga, Cormenar de Oreja dans la prov. de Madrid, Vieille-Castille, Catalogne) ; du graphite (Marbella, Huelma) ; du jayet (U trillas dans la province de Téruel) ; du jaspe (prov. de Soria); du pétrole (Maestu, près Vitoria); du phosphate de chaux dans FEstramadure, entre la frontière portugai se et Logrosan.

Le sel est aussi une des productions minérales importantes de l’Espagne ; on l’extrait de Cardona ( prov . de Barcelone), deMinglanilla (prov. de Cuença), des provinces de Saragosse, de Soria, de Cordoue, de Burgos (saline de Poza), de la Navarre, des salines d’Iviça (Baléares), de celles de la Catalogne, surtout aux bouches de VEbre , de Valence et des environs de Cadix.

La nature du sol veut que les eaux minérales soient très-abondantes ; on en connaît dans plus de 700 localités. Parmi les plus fréquentées, on cite : 1° dans la région du nord ou région pyrénéenne , celles de Caldas, Caldetas, Olesa et la Puda (prov. de Barcelone), Panticosa (prov. d’Huesca), Tiermas et Alhama (pr. de Saragosse), Fitero (Navarre), Zaldivar et Élorrio (pr. de Biscaye), Caldas de Besaya (pr. de Santander), Bruyères (pr. d’Oviédo),

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Ardenillo et Gravallos (pr. de Logrono), et les nombreux bains de la Galice , eaux qui rappellent, autour de la sierra de Moncayo et sur le versant espagnol des Pyrénées, la riche série d’eaux sulfureuses et salines des Pyrénées françaises ; 2° la région du plateau central , Trillo et la lsabella (prov. de Guadalajarra), Ledesma (prov. de Salamanque) ; 3° dans la région du sud , Alhama (prov. de Murcie), Chiclana (prov. de Cadix), Benimarûell et Busol (prov. d’Alicante).

S61.I-.es produits manufacturés. — En Espagne,

l’ industrie est peu développée.

Les industries mécaniques n’ont qu’un petit nombre de représentants, à Barcelone , Pampelune, Lasarte (Guipuscoa), Madrid, Malaga. Les armes à feu viennent du Guipuscoa , ; les armes blanches de Tolède et de Madrid. Les industries chimiques ont aussi pour siège principal Barcelone, puis Oviédo, Madrid, Valence, Cadix et Alicante. La distillation des fleurs et des fruits produit des essences. Les cuirs et peaux préparées ont une certaine importance ; Barcelone , la Catalogne, l’Aragon, les Asturies, la Galice, c’est-à-dire les provinces du nord , exercent celle industrie ; Madrid et Saint - Sébastien font des bougies. Séville , Madrid, Valence, etc., fabriquent des cigares.

Les industries alimentaires sont toujours relativement nombreuses dans un pays peu industrieux, parce que manger est le premier besoin de l’homme. D’importantes meuneries et des fabriques de pâles alimentaires sont établies à Valladolid, à Salamanque, à Palencia, à Burgos, à Oviédo, à Aranjuez, à Albacete, non loin des céréales du plateau castillan. Des huileries existent dans le sud. Les fromages de lait de brebis de Burgos , de Gacérès, dé la Manche, des Baléares, le fromage de lait de vache de Saragosse sont estimés dans le pays. Alicante , Badajoz , Cacérès , Salamanque sont cités pour la charcuterie en géné-

ral ; Vieil , pour les saucissons ; la Galice , pour les jambons ; Burgos, Grenade, pour la viande salée.

Dans toute l’Espagne, et principalement dans les 'provinces du nord , on fait beaucoup de chocolat, aliment d’une consommation journalière en Espagne.

C’est surtout dans la Catalogne , et particulièrement dans les environs de Barcelone , port dans lequel débarque la matière première, que sont les manufactures de coton qui occupent, dit-on, près de 100,000 ouvriers ; on en compte aussi quelques-unes dans le sud, qui produit la matière première, à Malaga, à Motril; dans les Baléares , le Guipuscoa, et la Vieille-Castille, un assez grand nombre de métiers fabriquent, pour l’usage des habitants, des cotonnades grossières. C’est dans la Navarre (Pampelune, etc.), h Barcelone , à Mataro, à Ségovie, dans la province deLogrono (Rio-Alhama, etc.), dans le Guipuscoa (Renteria, etc.), et à Malaga que l’on tisse la toile. La laine, soit la laine peignée dont on ne consomme qu’une petite quantité, soit la laine cardée avec laquelle on fait la plupart des draps et tissus à l’usage des habitants, a ses principales manufactures et ses métiers de campagne les plus nombreux à Palencia , à Barcelone et aux environs, (Sabadell, Tarrasa, Manrya,Valls); au second rang viennent Bejas (prov. de Salamanque), renommé pour la solidité de ses tissus, Alcoy (prov. d’Alicante), les Baléares, dont les couvertures se vendent dans toute l’Espagne, Ségovic, Burgos, le Guipuscoa, etc., la plupart de ces villes sont situées dans la région des moutons. La soie est lilée soit à la main dans les campagnes, soit dans les filatures de Valence et environs ; elle est tissée à Barcelone, à Reus, à Manresa renommé pour le bon marché de ses produits, à Valence, à Madrid, à Séville, à Grenade,

etc.

C’est encore à Barcelone et dans les districts ruraux de la Catalogne, que l’on fait le plus de dentelles , surtout

des dentelles de soie, très-chargées d’ornements ; on en fait aussi à Almagro (prov. de Ciudad-Réal). Dans cette catégorie industrielle, on peut faire rentrer les nattes, filets et cordes de sparte fabriqués dans les campagnes et dans quelques ateliers, entre Alicante et Alméria.

La province d’Oviédo fait des parures de jay et et des sabots; la Galice, des manteaux de paille ; la Vieille-Castille, des bas tricotés, dits glorias : industries toutes rurales.

Madrid , Barcelone fabriquent des objets d'orfèvrerie pour les églises ; Albacete de la coutellerie . Pour la céramique, les matériaux abondent: mais on les emploie peu; à part les alcarazas de Cor doue , les grandes jarres de la Manche et la fabrique de porcelaines de Séville, il n’y a que des ateliers d’ordre tout à fait secondaire à Madrid, à Malaga, à Grenade, à Barcelone, à Gastillonète. Les verreries sont à Malaga, à la Corogne, à Gijon, à Carthagène, à Barcelone, à Guadalajarra ; et la principale manufacture est celle de la Granja (prov. de Ségovie).

Madrid et Valladolid jouissent d’une certaine réputation pour la sellerie et la bourrellerie. Dans les ateliers de Barcelone, on fabrique une partie du matériel des chemins de fer.

Parmi les industries qui servent à satisfaire des besoins de l’esprit, la fabrication des instruments de musique est la plus florissante : pianos de Madrid, de Barcelone, de Valence et de Séville ; guitares de Saragosse, de Cadix, castagnettes de Grenade, etc.

262. Les voies de communication. — L’Espagne est très-mal pourvue de voies de communication. La plupart des cours d’eau ne sont pas navigables ; les canaux sont en très-petit nombre, les seuls qui existent sont les canaux de V Ebre (canal impérial, canal des Alfaques, etc.), le canal de Castille, et le Guadalquivir canalisé de Séville à la mer ; en tout, rivières et canaux, ne présentent

pas plus de 600 kil. sur lesquels la navigation intérieure pourrait être permanente.

Elle possède à peine 20,000 kil. de routes de toute nature, récemment construites ; pas de chemins vicinaux. La plupart des transports ont lieu à dos de mulets à travers les parameras et les ravins, quoique les voitures et charrettes depuis 20 ans leur disputent de plus en plus la clientèle.

Le réseau des chemins de fer est d’environ 5,500 kil. De Badajoz , Cadix , Malaga , Grenade , Cartliagène , Alicante, diverses lignes, se réunissant à Alcazar, gagnent Madrid et, de là, la France (Bayonne) par Burgos, coupant la péninsule du S. au N., et jetant des embranchements à l’O. sur Zamora, sur Léon et Astorga, pour aller jusqu’à la Gorogne ; puis au N. sur Santander et sur Bilbao. Une autre ligne suit la côte de la Méditerranée d’Alicante à Girone par Valence , Barcelone , et se reliera à Perpignan ; une troisième, traverse l’Espagne de l’E. à 1*0., de Madrid à Barcelone par Saragosse , avec embranchement allant de Saragosse rejoindre la ligne du nord par Logrono et par P ampelune .

263. Les monnaies et mesures. — L’Espagne a les memes monnaies, poids et mesures que la France.

264. La navigation. — Ayant peu de routes, une grande étendue de côtes, et faisant presque tout son commerce par mer, l’Espagne devrait avoir une marine nombreuse ; cependant sa marine de long cours n’atteint pas 180,000 tonneaux, et celle destinée au cabotage 120,000 ; en tout 300,000 tonneaux. Le mouvement total de la navigation nationale et étrangère, entrée et sortie réunies, dépasse 2 millions de tonneaux : Barcelone, Cadix , Malaga , Bilbao , Valence, Cartliagène, Santander qui fait un assez grand commerce de grains, sont les principaux ports.

Des services de bateaux à vapeur relient Cadix, Malaga, Carthagène, Alicante, Valence, Barcelone, etc.

265. Le commerce. — Le commerce extérieur , quoique bien supérieur à ce qu’il était il y a vingt ans (1), n’est encore que de 850 millions de francs.

L 'importation consiste principalement en métaux précieux de France, etc.; en (ils de chanvre et de lin d’Angleterre ; en sucre de Cuba ; en tissus de laine et tissus de soie ; en coton, cacao, morue, soie, bois, etc.

L 3 exportation consiste en vins pour l’Angleterre, Cuba, la France, etc.; en métaux précieux pour la France, etc.; en métaux usuels pour la France, l’ Angleterre, etc.; en fruits secs , huile d’olive , farine , etc., pour les Etats- Unis, l’Angleterre, etc.

266. Le commerce avec la France. — La France tient le premier rang dans les relations commerciales de l’Espagne. L’Angleterre vient au second rang, à peu de distance.

Au troisième sont les colonies espagnoles : Cuba, Puerto-Rico, qui envoient à la métropole du sucre, du café, et les Philippines qui envoient surtout du tabac; les Canaries ne sont pas regardées comme colonies.

Bien loin, au quatrième rang, sont les États-Unis, la Colombie, la Belgique, la Plata, la Suède, le Portugal ; l’Algérie française est au cinquième avec le Pérou, etc.

La France tire d’Espagne du plomb , des fruits, des laines, du linge ouvré, de l’huile, du safran, etc., et y envoie des tissus de laine, des soieries, des mulets, descotonnades, de la mercerie, etc.

267. Le résumé des forces productives. — Au point de vue économique, l’Espagne peut se diviser en trois régions :

1° La région du nord, ou région pyrénéenne : les forêts y couvrent les pentes des montagnes et les châtaigniers y prospèrent ; le gros bétail y est, surtout dans la

I. Il a à peu près triplé depuis 1839, époque à laquelle fut quelque peu adouci le régime douanier.

Galice, assez nombreux; la houille et les métaux y sont exploités et les habitants pratiquent certaines industries, celle du fer dans les provinces basques, les Asturies ; celles du fer, de la filature et du tissage dans la Catalogne : la province de Barcelone , que les Espagnols nomment leur Lancashire, est la contrée manufacturière par excellence de l’Espagne, et Barcelone est son port.

2° La région du centre, ou région du plateau, s’étend jusque sur l’ Aragon : l’industrie y est nulle ; mais le sol fournit le blé , la laine et le vin.

3° La région du sud, ou région méditerranéenne, comprend l’Andalousie, et s’étend sur les côtes, de Valence à Huelva. Échauffée par un soleil ardent, elle pro-

duit la soie , le riz, Y olive, Y or ange, le citron, le vin ( Malaga , Xérès, etc.). L’incurie des hommes laisse en friche la plaine de l’Andalousie, mais elle présente des cultures splendides dans le voisinage de la côte et renferme dans ses montagnes des mines précieuses, qui rendent du plomb , du mercure , du cuivre, de l’argent, etc., et qui ont donné naissance à quelques centres d’industrie (Malaga, etc.) ; Cadix est son port.

268. Les grandes villes. — Quoique mal peuplée, l’Espagne, dont les habitants, au lieu d’être disséminés dans les campagnes, sont groupés sur certains points et particulièrement sur les bords de la mer, compte dix-huit villes de 30,000 à 100,000 â mes, et quatre villes déplus de 100,000 cimes , à savoir :

(Voir les plans des cartes nos 20 et 21).

Valence (107,000 hab.), à 2 kilomètres de l’embouchure du Guadalaviar, où se trouve la petite bourgade du Grao qui lui sert de port, est. une grande et belle ville, qui fabrique des soieries et surtout des velours et à qui sa riche campagne, bien irriguée (huerta de Valence), fournit de riches objets d’exportation, vins, safran, oranges, etc.

Séville (118,000 hab.), belle ville, située sur la rive

gauche du Guadalquivir, au débouché de la plaine de 1 Andalousie, a été, au xvi° siècle, le grand port de l’Espagne ; mais l’ensablement du fleuve ne permet plus,

depuis longtemps, aux bâtiments de plus de 100 tonneaux d’y aborder.

Barcelone (189,000 hab.), capitale de la Catalogne, a elé, dès le moyen âge, le principal port de la péninsule sur la Méditerranée, et en est aujourd’hui le centre industriel le plus actif. On y travaille le fer, le coton, la laine, soie et le chancre, et on y fait un commerce actif, surtout avec Marseille, Gènes et Livourne. La place est déend ue par une citadelle et par le fort de Montjuicli, qui,

construit sur une montagne, domine le port.

Madrid (322,000 hab.), capitale de l’Espagne, est située au milieu d’un plateau aride, sur le bord du Mançanarès, ton ont souvent desséché, mais elle est bien approvisionnec d’eau depuis l’ouverture du canal d’Isabelle IL Ornée de beaux monuments et percée de grandes rues animées

par une circulation active, surtout à l’époque des foires de septembre, elle compte peu de manufactures ; la car rosserie et l’imprimerie y sont au nombre des industries les plus llorissantes (voir la fig. 15).

269. Le gouvernement. — Le territoire est partagé en municipalités (ayuntamientos) qui ont, pour les administrer, un conseil comprenant un certain nombre de conseillers (regidores) élus par les habitants, et un maire (alcade) pris par le chef de l’État dans le sein du conseil ; les 'provinces ont, pour les administrer, un gouverneur, lequel rappelle les préfets français et est assisté d’un conseil provincial nommé par le chef de l’État, sorte de conseil de préfecture, et d’une députation provinciale, sorte de conseil général. A la tête des anciennes provinces est un capitaine général qui a l’autorité militaire. L’État est gouverné par un roi et par deux chambres : un sénat dont les membres sont à vie et une chambre des députés.

Le budget atteint 700 millions de francs ; l’armée compte 150,000 hommes, et le service de la marine militaire environ 20,000 hommes.

270. La population. — La population est de 16 millions 1/2 d’habitants dans les 49 provinces (Baléares et Canaries conqorises), c’est-à-dire de un tiers d’habitant par hectare ou 32 habitants par kilomètre carré. Sur le plateau, la population, très-clair semée, ne dépasse pas 15 habitants par kilomètre carré ; dans la Galice, dans les provinces basques, et sur la côte de Catalogne, elle dépasse 70 habitants par kilomètre carré. Cette population s’accroît lentement ; la mortalité y est grande.

On n’y compte guère plus d’un million (1,200,000) de personnes vouées aux occupations industrielles, et de 70,000 au commerce.

Presque tous les Espagnols professent la religion catholique. L’instruction y est encore très-peu développée; une statistique récente y comptait 1 sur 5 habi-

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tants seulement sachant lire et 'écrire. 1/ espagnol est la langue généralement usitée ; elle est parlée dans toute sa pureté par les Castillans , race du centre qui s’étend jusqu’à la Méditerranée. Dans le nord-ouest, les Galiciens , race particulière, robuste et laborieuse, parlent un dialecte voisin du portugais ; dans le nord, les Basques , non moins robustes et non moins énergiques, ont leur langue particulière ; dans le nord-est, les Aragonais et les Catalans, race vive, énergique, pétulante, que Don retrouve jusqu’au delà de Valence, parlent un dialecte provençal, employé aussi dans les îles Baléares.

La nature qui n’a pas favorisé l’Espagne sous le rapport de la pluie, lui a aussi rendu très-difficiles les moyens de communication ; mais elle l’a dotée de belles plaines, de vallées fertiles, quand elles sont arrosées, et de nombreuses mines. Les hommes n’ont pas su en tirer tout le parti qu’ils auraient dû ; ce pays, qui a eu quelques belles époques dans l’histoire de la civilisation, manque aujourd’hui de l’instruction, de l’activité laborieuse et patiente, qui sont nécessaires à une poï>ulation pour triompher des obstacles physiques et tourner en sources de richesses les conditions naturelles d’une contrée; aussi, sous un climat où l’homme peut vivre et prospérer sans de grands efforts, la population est-elle, excepté dans la Catalogne, la Galice, le pays basque et la côte méditerranéenne, généralement rare et pauvre. Des efforts intelligents et un gouvernement stable peuvent ramener cependant de beaux jours pour l’Espagne.

271. Gibraltar. — Au S. de l’Espagne, est un long massif de rochers escarpés, réuni au continent par un isthme bas et étroit : c’est ce qu’on appelle la pointe d’ Europe, sur le flanc occidental de laquelle est bâtie la ville de Gibraltar (18,000 liab.). Les Anglais en sont maîtres depuis 1704, et en ont fait une forteresse imprenable. La rade de Gibraltar, protégée par deux môles, est

le lieu de relâche ordinaire des bâtiments qui passent le détroit ; les voiliers, pour sortir de la Méditerranée et forcer le courant, sont quelquefois obligés d’y attendre longtemps un bon vent d’est. La ville, qui fait quelques affaires avec la côte d’Afrique, est surtout un grand entrepôt de cotonnades anglaises qui s’écoulent de là, en partie par contrebande, en Espagne.

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