‹ L'EuropeChapitre 55 sur 93 · Les autres articles de toilette. — LTtalie · texte numérisé non relu

Les autres articles de toilette. — LTtalie

fait, avec la paille d’un certain blé de mars coupé en vert ou avec celle du seigle, des chapeaux de paille, industrie très-florissante en Toscane (Signa, Brozzi, Pistoie, Prato) et qui s’étend sur diverses autres provinces, Massa, Ascoli, Vicence, les Abruzzes. Biella fait des chapeaux de feutre.

La cordonnerie est pratiquée, non- seulement pour la consommation locale, mais pour l’exportation, dans la Ligurie ; la ganterie à bon marché à Naples, la ganterie fine à Turin, Gênes, Venise.

L’ orfèvrerie et la bijouterie italiennes ont joui d’une grande réputation ; les objets travaillés à Gènes, Asti, Milan, Rome, Naples, etc., ont encore une originalité qui les distingue : la bijouterie emploie beaucoup de coraux et de camées.

290. Les industries de l’ameublement. — Dans un pays où la tuile est généralement employée pour la couverture des maisons, la briqueterie doit être florissante : elle l’est particulièrement dans les provinces de Turin, de Milan, d’Ancône et de Florence. La poterie et la faïencerie sont également en activité dans toutes les provinces, surtout dans celles de Florence, de Naples, de Milan et d’Ancône. L’Italie a créé, dit- on, au moyen-âge, l’industrie de la faïence qui doit son nom à une de ses villes, Faenza , à laquelle, pourtant, une petite ville de France, Fayence (Var) dispute cet honneur. Elle a aussi fabriqué les belles majoliques, qui appartiennent autant à l’art qu’à l’industrie. Florence, Milan, etc., font encore des majoliques, des terres cuites ; les provinces napolitaines font des poteries dans le style des vases étrusques ; Milan fait de la porcelaine ; Lucques, des plâtres ; Florence et Rome, des mosaïques.

Murano et Venise fabriquent de la verrerie, surtout de la verroterie (perles, coraux, etc.), connue sous le nem de a conterie ».

La - marqueterie , espèce de mosaïque en bois, est pratiquée à Florence et à Savone ; et V ébénisterie , qui a été aussi un des fleurons de la couronne industrielle de l’Italie, est exercée, surtout pour les articles ordinaires, à. Sienne, à Milan et aux environs, à Bieila, à Ghiavari, h Florence, etc.

291. Les autres industries. — Dans les industries du transport, il n’y a guère à citer que Naples et Milan, dont la carrosserie est renommée. A San Giovanni et à Teduccio on fait des locomotives. Gênes , la Spezia , etc., construisent des navires.

Dans les industries destinées à satisfaire des besoins intellectuels, Pavie , Brescia , etc., fondent des cloches pour les églises; les papeteries (env. 21,000 tonnes de papier) sont situées dans les provinces napolitaines, à Sova, Arpino, Saint-ÉIia, Atina, Amalfi, où elles trouvent de l'eau pure en abondance; dans le Piémont (Yaprio, Yarèse, Serravalle, etc.) ; sur la côte de Ligurie ; sur divers points de la Lombardie ; en Toscane (Sienne, Pistoie, Lucqùes). Toutes les grandes villes ont des imprimeries : Milan et Florence, Turin, Gênes sont au premier rang.

La Lombardie , la Toscane , Naples fournissent beaucoup d’instruments de musique ; les Abruzzes , une grande partie des cordes à boyau, que l’on fabrique avec l’intestin grêle du mouton.

292. Le résumé de la production agricole et industrielle. — Au point de vue économique, l’Italie peut se diviser en deux régions bien distinctes, celle du nord’ et celle du sud :

1° La région du sun doit ses richesses à la nature beaucoup plus qu’a 1 homme ; elle a de vastes espaces incultes et presque déserts ; très-peu de gros bétail, mais un assez rand nombre de moutons dans ses montagnes, surtout ans les Abruzzes; des fruits exquis que son soleil fait mûrir, raisins , olives , oranges , etc. ; enfin le soufre de

la Sicile et du Vésuve. Mais, à l’exception du tissage dans les campagnes, de la fabrication du vin, de Y huile, des pâtes alimentaires , des cordes à boyau , qui sont des dépendances étroites de son agriculture, cette région n’a pour ainsi dire aucune industrie , et elle est généralement pauvre.

2° La région du nord a une agriculture florissante ; les plaines irriguées de la Lombardie sont au nombre des terres les plus productives du monde ; la vallée du Pô tout entière reproduit, surtout sur la rive gauche, l’image de l’agriculture lombarde : des pâturages , sur les hauteurs ; des mûriers et des vignes , quelques oliviers sur les coteaux ; dans les plaines, le maïs , le froment , le riz , les prairies artificielles et le chanvre ; un bétail nombreux, des fromages renommés et divers produits de charcuterie . Les pentes méridionales de la Ligurie, mieux exposées encore et abritées des vents du nord, abondent en fleurs et en fruits (oranges, etc.). La Toscane a le maïs , le blé , V olivier ; l’Émilie, le chanvre et la soie de qualité supérieure et des vins estimés. Les Alpes et surtout l’Apennin sont riches en carrières et fournissent des granits, du marbre en abondance : la Toscane possède du fer, du cuivre , du plomb , de l’acide borique. L’industrie manufacturière, quoique bien inférieure à l’agriculture, a une certaine importance dans le nord, surtout aux environs de Gènes et de Milan. Gênes , Lecco, Milan, Brescia, etc., travaillent les métaux ; le Piémont (Biella, etc.) et la Lombardie tissent le coton, le chanvre et la laine ; la Toscane tresse la paille ; Florence et Milan pratiquent la céramique ; Murano , la verrerie.

293. Les voies de communication. — L’Italie possède peu de voies de communication par terre : à peine 24,000 kilomètres de routes nationales ou provinciales, situées pour la plupart dans la Toscane et dans les provinces septentrionales , et auxquelles il faut ajouter

86,000 kilomètres de chemins communaux généralement mal entretenus.

Le réseau des chemins de fer comprend environ 6,000 kilomètres exploités. Ceux de la haute Italie qui suivent la vallée du Pô en desservant Turin, Milan, Venise , jettent plusieurs rameaux dans les vallées latérales et communiquent à travers les Alpes avec la France par le mont Fréjus, à l’aide d’un magnifique tunnel de l i kilomètres de longueur, improprement appelé tunnel du mont Cenis ; avec l’Autriche par le Brenner et par Trieste, à travers l’Apennin avec Gênes et avec Florence ; les chemins dits romains desservent Florence, la Toscane, Rome , Najoles et s’avancent au sud, sur la côte de la mer Tyrrhénienne, jusqu a Éboli ; les chemins méridionaux suivent la côte de l’Adriatique, de Bologne à Brindisie t Lecce, et se rattachent, par l’Ombrie, aux chemins romains.

Les Calabres et la Sicile iront encore que quelques tronçons de voies ferrées sur les côtes.

294. Les monnaies et mesures. — Les mesures et monnaies sont les mêmes en Italie qu'en France.

295. La marine. — L’Italie, malgré son vaste littoral (ô,400 kil.) et les glorieux souvenirs de ses républiques maritimes du moyen âge, n’occupe qu’un rang secondaire parmi les marines marchandes. Elle possède en- \iron 18,000 bâtiments, mais la plupart sont de simples barques et le tonnage total n’atteint pas 950,000 tonneaux; le mouvement général de la navigation, entrée et sortie réunies, mais sans compter le cabotage, est d’environ 8 millions de tonneaux, dont 2 millions et demi sous pavillon italien. Les ports les plus importants sont Livourne, Gènes, Venise et Naples, qui expédie beaucoup de gi ains , au second rang sont Messine, Païenne, Ancône el Civita-Vecchia ; au troisième, Castellamare, Cagliari, Trapani, Girgenti, l’île d’Elbe, Brindisi.

Le cabotage, qui est presque exclusivement réservé â la

marine italienne, accuse un mouvement total de plus de II millions de tonneaux.

L 'arsenal maritime de l’Italie est dans le golfe de la Spezia.

Des services réguliers de bateaux à vapeur relient Gènes, Livourne, Civita-Vecchia, Naples, Palerme et Messine d’un côté ; de l’autre, Venise, Ancône et Brindisi.

296. Le commerce. — Parmi les foires les plus importantes, sont celles de Sinigaglia , d’Alexandrie et de Savone.

Le commerce extérieur est d’environ 2 milliards et consiste principalement :

A Y importation, en soies grèges d’Autriche, de France, de Suisse, de Turquie, etc. ; en céréales (avoine, etc.), de Russie, de Turquie, de Grèce, d’Autriche, d’Égypte, etc.; en coton et tissus cle coton d’Amérique, d’Angleterre ; en sucre raffiné de France, etc.; en laine et tissus cle laine de France, d’Angleterre, d’Autriche, de Tunis, d’Amérique, etc. ; en fer brut et en cuivre d’Angleterre, de France, etc. ; en tissus de soie de France, de Suisse ; en houille , etc.; en filés de coton;

A Y exportation, en soies grèges pour la France, la Suisse, l’Autriche, l’Angleterre, etc.; en huile cV olive pour la France, l’Angleterre, l’Autriche, l’Amérique, etc.; en soufre pour la France, l’Angleterre, les États-Unis, etc.; en céréales pour la France, etc.; en tissus de soie pour l’Angleterre, l’Amérique, etc.; en parfums et essences ; en marbres pour la Russie, la France, les États-Unis, etc.; en chanvre et lin ; en vin.

297. Le commerce avec la France. — Dans les relations commerciales de l’Italie, la France occupe le premier rang avec un commerce de 5 à 600 millions. La Grande-Bretagne n’est qu’au second rang ; au troisième se placent l’Autriche et la Suisse. La France a surtout la prépondérance dans l’Italie septentrionale; cardans

l’Italie méridionale (Naples et Sicile), l’Angleterre l’emporte.

La France importe en Italie des lainages (env. 50 millions de fr.), des soieries , du sucre raffiné, des vins, de la soie, de la mercerie et des boutons, des cotonnades, des peaux préparées et ouvrées, des outils et ouvrages en métaux, de la poterie et verrerie, etc.; elle lire d’Italie de la soie (environ 80 millions), des bestiaux, de l’huile d’olive, des cendres et regrets d’orfèvre, du soufre, du bois, des peaux, du riz, des pailles tressées, etc.

298. Les grandes villes. — Le royaume d’Italie compte 17 villes, dont la population est entre 30,000 et 100,000 âmes, et huit villes ayant une population de plus de 100,000 habitants qui sont les capitales des principaux Etats de l’Italie, telle qu’elle était constituée autrefois :

(Voir les plans des cartes nos 22, 23, et 24.)

Venise (113,000 hab.), bâtie au .milieu des lagunes de l’Adriatique sur un groupe d’îlots, traversée en tout sens par d’étroits canaux dont le plus important est le canal Grande (sur lequel se trouve le pont de Rialto). Fondée par des habitants de la Vénétie qui fuyaient devant les invasions de barbares, Venise a été au moyen âge la plus grande ville d’Italie et la république maritime la plus florissante de l’Europe. La conquête de l’Europe orientale par les Turcs, la découverte du passage aux Indes par le cap de Bonne-Espérance et les dissensions de l’Italie avaient amené sa décadence longtemps avant la perte de sa liberté en 1796 ; mais elle conserve dans ses monuments et dans ses œuvres d’art de magnifiques souvenirs de sa splendeur, et elle commence à se relever un peu par le commerce. Le large canal de Giudecca lui sert de port, mais le peu de profondeur des eaux lui rend nécessaires les deux ports situés sur la bande de terre qui

sépare la lagune de la haute mer, le port du Lido à la passe du nord, et le port de Malamocco à lapasse du sud. Un chemin de fer relie, par un long viaduc, Venise au continent.

Florence (115,000 hab.), ancienne capitale de la Toscane et capitale du royaume d’Italie de 1801 à 1870, est bâtie sur les rives de l’Arno et surnommée la ville des arts ; nulle cité italienne n’est plus riche en chefs-d’œu-

vre, statues, tableaux, monuments ; elle possède les musées du palais Pitti et du palais Médicis, la coupole de Sainte-Marie-des-Fleurs élevée par Bruiielleschi, les portes du baptistère sculptées par Lorenzo Gliiberti, etc.

("Voir la fig\ n. 17.)

Gènes (128,000 hab.), qui fut sur la côte occidentale de l’Italie ce qu’était Venise sur la côte orientale, est encore aujourd’hui au premier rang parmi les ports italiens. Enfermée dans un amphithéâtre de montagnes que traverse le chemin de fer de Turin, Gènes est dans une situation

pittoresque avec une mer profonde qu’on appelle la rivière du Ponant à l’ouest et la rivière du Levant à l’est ; c’est à la fois une ville d’industrie et une ville de commerce ; elle exporte du riz, de l’huile, de la soie, du papier, du corail, des fromages, des pâtes alimentaires, et importe du sucre, des céréales, du fer et autres métaux ouvrés, des tissus, du café, de la houille, etc.

Palerme (167,000 hab.), capitale de la Sicile, est située sur la rive sud-ouest d’une baie vaste, mais battue des vents, et â l’entrée d’une riche plaine que couronne à l’horizon un amphithéâtre de montagnes; ses principales im-

Fig. 18. — Vue du port de Naples.

porta lions consistent en sucre et en tissus ; ses exportations en soufre, en sumac, en oranges et citrons, en soie, en vins et esprits, en huile, en fruits secs, etc.; les navires anglais ont la principale part dans son commerce.

Turin (180,000 liab.), ancienne capitale des États sardes, située entre la Doire et le Pô, dans la petite plaine du Piémont, est une belle ville d’une construction régulière et une place de commerce importante.

Milan (196,000 hab.), ancienne capitale delaLombar-

die, est une grande cité, dont la population totale, avec les faubourgs, dépasse 235,000 âmes ; ses monuments et surtout sa cathédrale, ainsi que ses nombreux palais, en font une des plus belles villes de l'Italie.

Naples (419,000 liab.), ancienne capitale du royaume des Deux Sieiles, est située sous un ciel d’une pureté incomparable, au fond du beau golfe de Naples, et jouit * d’un admirable panorama, avec le Vésuve qui se dresse au soleil levant au dessus de Portici et de Torre delGreco (voir la fig. n° 18) ; Gastellamare, Sorrente et IJile de Gaprée au sud ; et â l’ouest Pausilippe et son cap. Colonie fondée par les Grecs dans l’antiquité, Naples a toujours été une ville commerçante ; l’huile, la soie, les oranges, la garance, les vins, les peaux, les pâtes alimentaires sont les principaux articles de son exportation.

Rome (220,000 hab.), capitale du royaume d’Italie depuis 1870, et ancienne capitale des États Pontificaux, est la ville du monde la plus riche en monuments et en souvenirs de l’antiquité et de la Renaissance. Elle est également pleine des souvenirs de l’Eglise catholique, dont elle n’a pas cessé d’ôtre la capitale spirituelle, puisque le Souverain Pontife y a maintenu sa résidence. Beaucoup plus peuplée du temps des Romains que de nos jours, elle présente dans une enceinte fortifiée de 18 kilomètres de grands espaces presque déserts, surtout au sud-est. Aussi, c’est au milieu des jardins et des vignes, qu’on trouve les plus belles ruines antiques, le Colvsée, l’arc de Constantin, les restes du Forum, l’arc de Septime Sévère, etc. La cité moderne, au nord-ouest, est assise sur les deux rives du Tibre (Voir figure no 19) ; sur la rive droite sont la cité Léonine, le Vatican, séjour du Pape, enrichi des peintures de Raphaël, et le château Saint-Ange. On compte à Rome plus de 300 palais et autant d’églises dont la plus remarquable est l’église de Saint-Pierre, une des merveilles de l’architecture.

l’europe.

Quant à l’État Pontifical, dont Rome était la capitale,, et qui datait virtuellement des donations de Pépin et de Charlemagne, il eut sa plus grande splendeur du xie siècle, époque des luttes de l’Eglise et de l’Empire, au xvie siècle, époque de la Renaissance. Sous Napoléon Ier, ce territoire fut une première fois conquis et converti en départements français ou italiens. Restitué au pape en 1815, il fut démembré en 1860 de l’Émilie, des Marches et de l’Ombrie rattachées au royaume d’Italie. Rome même et son territoire immédiat ont subi le même sort en 1870.

Fig. 19. — Vue do Rome

‘499. Le gouvernement. — Les communes jouissent, en Italie, d une grande liberté ; elles sont administrées par un conseil communal que nomment les habitants, par une junte (6, 4 ou 2 assesseurs) nommée par le conseil communal et par un syndic que nomme le roi.

Les provinces sont administrées d’une part par un préfet assisté d’un conseil de préfecture que nomme le roi ; et d autre part par le conseil provincial, qu’élisent les

habitants et qui vote les impôts, et par la députation provinciale composée des députés de la province au Corps législatif, laquelle administre les fonds provinciaux.

Les pouvoirs publics de l’État sont 1 eroi qui, assisté de ministres responsables et d’un conseil d’Etat, exerce le pouvoir exécutif, et le Corps législatif composé de deux chambres, le Sénat dont les membres sont nommés à vie par le roi, et la Chambre des députés dont les membres sont élus pour 5 ans à raison d’un député pour 50,000 ha- ' bitants.

Le budget est d’environ 1 milliard et demi ; la dette et la guerre sont les principales charges ; l’impôt foncier et l’impôt sur le revenu, l’enregistrement, les tabacs et les douanes sont les principales sources du revenu.

L’armée de terre est d’environ 520,000 hommes ; le personnel de la flotte d’environ 18,000 hommes.

La religion catholique est la religion de l’Etat ; mais les autres cultes sont librement exercés. Il y a 45 archevêchés et 118 évêchés.

L’administration de la justice n’est j)as encore uniforme dans toutes les provinces; mais, en général, elle se rapproche beaucoup de l’administration française.

L’instruction est donnée dans les écoles primaires, publiques ou privées ; dans les gymnases, lycées, instituts techniques, lycées ecclésiastiques pour le degré secondaire ; et pour le degré supérieur, dans les universités, au nombre de 20, dont les principales sont celles de Bologne, Florence, Padoue, Rome et Turin.

300. La population. — La population est de 26 millions d’iiabitants, c’est-à-dire de près de 1 habitant par hectare ou plus exactement de 84 habitants par kilomètre carré. C’est dans l’Italie septentrionale (vallée du Pô, Ligurie, Toscane septentrionale), dans les Marches et dans la plaine dont Naples est le centre, que se trouve la

population la plus dense ; la population est, au contraire, très-rare dans la Sardaigne, le sud de la Sicile et le sud-est •de la Péninsule.

Presque tous les Italiens professent la religion catholique. L’instruction, pour le progrès de laquelle le gouvernement et les particuliers font de grands efforts, est cependant peu répandue, surtout dans les provinces méridionales. La nature a donné aux Italiens un beau climat, mais un sol inégalement fertile; ils en ont admirablement profité dans la Lombardie, et l’industrie, sollicitée autrefois par les relations commerciales, s’était développée sur plusieurs points de l’Italie septentrionale et centrale avec plus d’activité qu’aujourd’hui bien qu’elle soit cependant en voie de progrès. Dans 1’Italie méridionale cette activité est beaucoup moindre, et les habitants sont loin de tirer de leur pays toutes les richesses agricoles ou manufacturières qu’il pourrait donner; aussi la misère et la grossièreté des mœurs y sont-elles plus grandes.

301. Malte. — Le groupe de Malte (270 kilom. carrés) comprend trois îles situées au sud de la Sicile. Jadis siège d’un ordre religieux et militaire célèbre, ces îles sont depuis le commencement de ce siècle une possession britannique ; mais par leur position géographique et par leur population elles sont italiennes. Ce sont : Malte t cap. la Valette, la plus grande des trois, Gozzo etComino.

Le climat est chaud, tempéré par le voisinage de la mer. Outre les céréales et les pommes de terre , le sol fournit le coton , Y orange (orange ordinaire et mandarine), le cumin , l’anis, produits qui, avec le calcaire dit pierre de Malte, les tissus dits « colonines », les peaux brutes ou ouvrées et les blondes, forment les principaux articles de l’exportation. La Valette , placée pour ainsi dire au centre de la Méditerranée et munie d’un bon port, fait un assez grand commerce.

La population est de 133,000 habitants.

4,,,e Section.

Page 1