‹ L'Europe en Armes en 1889Chapitre 20 sur 62 · XXXVIII PREFACE · texte numérisé non relu

XXXVIII PREFACE

Mais ce que l'agent opportuniste trama dans la coulisse pour enlever, dans ce moment décisif, la confiance publique au ministre de la Guerre» dépassa toute mesure.

Avec la complicité du général Ferron, installé à Enghien sans permission régulière au lieu de commander sa division à Chaumont, avec Taide de MM. Saussier et GallifTet la coalition allait déployer toutes ses ressources.

Devant les vieilles barbes de la Chambre, devant les trembleurs du Sénat, le spectre de la dictature reprenait sa promenade.

La Juiverie agitait la Bourse, des agents essayaient d'inquiéter Topinion, la presse opportuniste répercutait les menaces reptiliennes, Herbette, ce funeste ambassadeur, se répandait en dépêches alarmantes, le Grand Français faisait à Berlin un voyage de mendicité et en rapportait, disait-il, la paix moyennant le sacrifice du ministre de la guerre. Enfin on donnait assaut à l'Elysée par des voies dont la préparation habile était due au général Brugère.

Herbette, enfin, était arrivé avec un ultimatum et ne devait revenir à Berlin qu'avec un bulletin de victoire. Tous ces efforts aboutirent à treize voix de majorité, obtenues non pas sur la véritable question qu'on n'eut osé soulever, mais sur une vétille du budget.

Le concours de la droite assure le triomphe

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