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34 DÉFECTION DE LA PRUSSE ET DE I/AUTIUCIIE. — i81«.
que l'empereur Napoléon la veuille; et TAutriche est la seule puissance qui la puisse procurer, a L'Autriche seule contient dans ce moment, par le calme et par l'imperturbable fermeté de son attitude, 50 millions d'hommes prêts à se soulever pour une cause qu'il dépendrait d'un seul mot du souverain de l'Autriche de faire regarder comme générale. » L'Autriche ne respire que la paix : elle propose d'en entreprendre l'ouvrage. . . « Toute démarche de l'Autriche en Angleterre et en Russie doit nous être entièrement abandonnée quant à la forme. » L'Autriche ne se bornera pas à porter des paroles, elle parlera pour son compte. « Il faut que ce soit l'Autriche tenant le langage de la paix à toutes, à la France celui d'un allié, et aux autres puissances celui de la plus entière indépendance. »
Le fond de la mécanique, si l'on peut dire, était double, et à double sens la déclaration. Une lettre confidentielle qui accompagnait la dépèche ostensible le trahissait déjà suffisamment : « Il y a longtemps que l'Autriche s'est vue ravalée au rang des puissances du second ordre et par la France et par la Russie. » Elle » se trouve dans une situation qui lui permettrait de prendre, sans pourparlers préalables avec aucune puissance, l'initiative des démarches qu'elle désire concerter avec la France. » En attendant qu'elle s'impose, l'Autriche fait valoir l'étendue du service qu'elle offre : il faudra « tout l'ascendant qu'elle n'a cessé de conserver sur l'opinion publique en Angleterre pour qu'elle parvienne même à s'y faire écouter. On y est convaincu que l'hiver suffira pour expulser les Français d'Espagne... On y rejetterait, sans même les discuter, toutes propositions de paix qui y viendraient de la part de la France. Le cri de soulèvement contre la prépondérance actuelle de la France est universel. « Quant à la Prusse et à TAllemagne, à l'Autriche même, si Napoléon « ne vient pas au secours des gouvernements par des mesures très opposées à celles qui, jusqu'à présent, ont servi de base à sa politique, ces derniers finiront par être hors d'état de réprimer l'impulsion que reçoivent les peuples