L*ANGLETERKE ET LA PRUSSE
atix ministres anglais le traité de Kalisch, avec les articles secrets, et il proposait de prendre ces stipulations pour bases des accords à conclure entre la Prusse et T Angleterre. Or, dans le traité de Kalisch, on lisait un article^ le sixième, qui semblait de nature à donner aux Anglais confiance et satisfaction ; c'est celui où les alliés s'engageaient « à ne point négocier en particulier avec Tennemi, à ne signer ni paix, ni trêve, ni convention quelconque autrement que d'un commun accord » . Si la Prusse prend à l'égard de l'Angleterre ,un engagement identique, la Russie étant liée déjà avec la Prusse, le sera du même coup avec l'Angleterre. Ni la Prusse, ni par suite la Russie, ne pourront u négocier en particulier avec l'ennemi, signer paix ou trêve » que d'un commun accord avec l'Angleterre. Aucune coalition, faute d'argent, n'est possible sans elle. Aucune paix, la coalition faite, ne sera possible sans son. consentement. L'Angleterre, qui, par ses subsides, tiendra la guerre, tiendra, par ces clauses, les fils de toutes les négociations; elle siégera dans toutes les conférences et dans tous les congrès; on pourra commencer sans qu'elle paraisse,rien ne se pourra finir sans elle : elle paraîtra, elle posera des conditions, et ni la Prusse ni la Russie ne signeront qu'à ces conditio us-là, ou tout au moins à des conditions acceptées par elle. Toutes ouvertures faites à Napoléon par l'Autriche sans l'aveu de l'Angleterre ne seront donc que des feintes ou des préliminaires qui n'engageront point la coalition définitivement. Cette combinaison, imaginée en 1805 et insérée dans le traité d'avril, destiné à servir de charte à la coalition d'alors, prend ici une importance' capitale. C'est ici le sous-entendu permanent de toutes les ouvertures de paix, le fin des choses qu'il faut bien discerner dès le commencement, sans quoi l'on s'exposerait à prendre pour sérieuses — sinon sincères — des propositions qui ne le furent jamais, par la raison que l'Angleterre refusa d'y adhérer.
On s'explique que cette clause disposa tout de suite les Anglais à écouter l'envoyé prussien. Il y en avait une autre, vni, 7
9B LA MEDIATION AUTRICHIENNE. — 1813.
destinée à séduire le prince rég[ent : c'était la création « d'un nouveau royaume considérable, depuis PElbe fusquà CEscaut peut-étrCy qui renfermerait les anciennes possessions hanovriennes et serait assigné à un prince anglais... » a Un [tel] agrandissement de la maison de Hanovre, écrivait le chancelier Hardenberg, qui placerait un état intermédiaire entre la Prusse et la France, et formerait une alliance naturelle entre la Prusse et T Angleterre, ne serait nullement contraire à nos intérêts; mais, ajoutait-il, il faudrait que la Prusse fût agrandie à proportion... w Un nouveau royaume d'Austrasie qui rendrait FAngleterre maîtresse de TAllemagne orientale, de TAllemagne maritime, de la Hollande et des Pays-Bas, qui lui donnerait les côtes du Weser à TEscaut, n'était point pour déplaire à Londres; mais on n'y voyait pas d'un œil aussi favorable la condition qu'y mettait Hardenberg, l'agrandissement proportionnel de la Prusse. Rivalité sourde du Guelfe et du Hohenzollern; on soupçonne dans les dessous de cette affaire une machination assez obscure qui ne facilita ni ne hâta les choses ^
Cependant les Prussiens déclaraient leur besoin pressant d'argent et d'armes. « La crainte d'une paix séparée entre la Russie et la France hante comme un spectre le gouvernement anglais » , écrivait Lieven. Ils se décidèrent à aider la Russie et à fournir des armes à la Prusse '. Gastlereagh relut-il alors les anciennes notes de Pitt et quelque chose de Tâme de cet implacable ennemi de la grandeur française s'infiltra-tril dans l'âme de ses successeurs? La seule espérance de hâter la chute du colosse, la crainte de manquer l'occasion de porter le dernier coup, la crainte de décourager l'Europe en retardant la vengeance et la curée, triomphèrent de leur mauvaise humeur contre l'Autriche et de leur peu de confiance dans la Prusse. Lord Calhcart, accrédité près d'Alexandre, sui-
' Instructions pour le baron de Jacobi, Breslau, 26 mars 1813. Onuisn, O. und Pr.y t. II, ch. IX : Les Guelfes et la i;uerre de délivrance.
' MàHTBKS^ t. XI : Notice sur la convention de Reichenbach. — Cf. t. VI, p. 371.
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100 LA MÉDIATION ADTRICHIENNB.
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actif de l'opinion en France, le plus actif même, ^^^ «ifr jour où Moreau se déciderait à revenir '. Il offr^*^ * . . ^^ cet autre avantage qu'il trouverait son intérêt au g sein du royaume guelfe : ce dessein ernportau i^ r tion du Danemark, démembré ou indemnisé, et l a ^^
de la Norvège à Bernadotte. Il se Téuit fait V^^^^^^^\^^^^ Alexandre * ; il se fit confirmer, quoique en term ..i^^^^ vagues, la promesse par les Anglais. Moyennant un ^^
sterling, il s'engagea, par un traité signé à Stoc ^^^^^^^ 3 mars 1813, à passer en Allemagne avec S^»^^ bVnet
et à soutenir les opérations de l'ariixée r^**^* , puadeanglais ajouta à la promesse de la Norvège ^^^^ ! Vèga^rd de loupe, ce qui compromettait à fond B^^a^^^^^^ Quant au la France. Mais cette clause denaeur^-^ ^^^^^^^ \cUtes des public français, le langage des K^f^\ ^%^ ^^* AcsdeBeréblouis, comme Mme de Staël, enRi^ ^ a^^^^^^ vance que
nadotte en personne, le fortifier^î^^^. ^ ^ ^ ^^ ^^Îhotamede ce ci^evant ministre de la guerre ^^^ ^"^^ox^^^ , -.n'yxér confiance du parti républicain et^ i ^^^e^^^^c^"^^^^ \^\^ cet anti-brumairien notoire, ^^^ *Ô9, c^ aV^^ ^ • là garantie des limites naturelles. ^^ p^^^^Talt .^^ s'assoc* ^^
une politique dont le premier ^ ^Z*-» BerU^ le^^^^^^*^ ff\oces limites et la combinaisoix e ^^le éta»* aU^^ ^
hanovrien étendu jusqu'à TEs^^ ^^ï'ite ut^ ^^^
Cette alliance était un co^ji^ * AO^'^*^
attendaient un exemple coat^ ^^ tuaitrc ^^^ ^^\eni ^^ autre dont le scandale aurai^^ ^^X. n^ en V^^^^u' n P^*^^ étendu encore, et causerait utx ^^^ retentissement ^^^j
Murât avait quitté brusq^i^^^^nlement plus P**^. , pè^
^^t la irrande ^^^^ '
' CHBI8TU9 ScHBFER, Bernadotte w^ . ** O***
LÉONCB PiROAUD : Bernadottc, Aapo^ * * ^K * VB^^^ \ •
Jean et Mine de Suël; de StockK^,'^'* ^^ V = '« pHncc roya» ** ^^, . ChaV«» Chamans. ^"^^^ ^' 'e, Bourbon,, cb. * ^\ *' je ^"'^'
» Voir t. VII, p. 58*. ^^«-aUund. — Souvenir'
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