‹ L'Europe et la revolution francaise (volume 2)Chapitre 30 sur 103 · LES TRAITES DE UEICHENBACU · texte numérisé non relu

LES TRAITES DE UEICHENBACU

ordonne à Rémusat, préposé au service des divertissements, de faire partir des comédiens, et avec quelque étalagée, comme si toute la Comédie-Française, y compris la tragédie, devait se mettre en branle. Cette caravane ferait croire à Paris, à Londres, en Espagne « que nous nous amusons à Dresde » .

On ne s'amusait nullement. On était morose, on murmurait contre la guerre, on soupirait après la paix; le mot seul d'armistice ramenait un peu de belle humeur. » Je vois bien, leur disait Itapoléon, que vous ne voulez plus faire la guerre. Berlhier voudrait chasser à Grosbois, Rapp habiter son bel hôtel à Paris'. » Tous n'ont qu'une crainte, et ils la manifestent, que tt Napoléon ne se décide pas assez promptement à souscrire aux conditions de Tennemi... » Au milieu de ces «i harassements » des siens, c'est son mot, Napoléon se trouve seul à juger des affaires, à y pourvoir, et pour la première fois peut-être cet isolement lui pèse *. II se trouve hésitant entre Maret, persuadé de l'avarice autrichienne, qui pousse Napoléon à la combler, et Caulaincourt, infatué du désintéressement russe, et qui pousse Napoléon à se jeter dans les bras d'Alexandre.

Ajoutez ce qu'il apprend de Bernadotte, l'effet redoutable de l'intervention de cet ex-maréchal, les intrigues qui s'ensuivront, le réveil des anciens complots de 1800, de 1804, de 1808, de 1809, encore aggravé par le prestige nouveau du personnage. Ajoutez les intrigues de Murât avec Bentinckqui lui sont dénoncées et qui ne confirment que trop ses pressentiment. Ajoutez les mauvais courriers d'Espagne, où tout va de mal en pis, où l'armée française recule, où les Anglais avancent toujours. Une bataille perdue, et il faudra évacuer TEspague ^. Enfin le bruit qui transpire dans les. rapports d'espions, des allées et venues de militaires, de diplomates à

> Faik, t. I, p. 430, t. II, p. 74.

* Erziocf, d'après les notes de Maret. — Mémorial^ t. VI, p. 57. — Faik, t. II, p. 75, note.

' Elle se livrait alors même, et Wellington la Ragna, le 21 juin 1813, à Viltoria. Voir ci-après coument la nouvelle en parvint à Napoléon, p. 149.

lU LA MÉDIATION AUTUICHIENNE. — 1813.

Gitschin, Reichenbach, Tarrivée des Anglais, les déplacements mystérieux de Melternich. On s'explique que Napoléon ait voulu conférer avec ce ministre, tâcher de percer à jour ses vues sur la paix, ses vues sur le lendemain du congrès, et surtout les secrets des alliés : ce qu'ils ont pu conclure, si TAutriche est entrée dani; leurs accords, et jusqu'à quel point.

Napoléon logeait au palais Marcolini. En y entrant, le 26 juin, Metternich fut frappé « de l'expression d'inquiétude douloureuse qui se lisait sur le visage des courtisans, des généraux chamarrés d'or» qui se pressaient sur son passage K Berthier lui dit à demi-voix : a N'oubliez pas que l'Europe a besoin de la paix, la France surtout, elle qui ne veut que la paix. » Napoléon le reçut dans une galerie, debout en marchant, Tépée au côté, le chapeau sous le bras. 11 vint au devant de lui, lui demanda des nouvelles de l'empereur, puis ses traits s'assombrirent : « Si vous voulez la paix, pourquoi venir si tard? Il parait qu'il ne vous convient plus de garantir l'intégrité de Tempire français; pourquoi ne me l'avoir pas déclaré plus tôt?... Je gagne deux batailles; vous venez me parler d'armistice et de médiation ! . . . Sans votre funeste intervention, la paix entre les alliés et moi serait faite aujourd'hui... Convenez-en, depuis que l'Autriche a pris le titre de médiateur, elle n'est

> Sur cet entretien :]récii de Fai:c, t. II, cli. it, que Fain tient de Maret (Krn9uf, Maretf p. 562) et que Maret a dû écrire d'après une conversation de Napoléon, mais à distance, car il y fait allusion à des conditions de paix qui ne lui ont été notifiées qu'ensuite; récits de Metternich^ le premier souiiuaîre et imiiittdiac, du 26 juin 18J3 (Oicckk:^, O, uud Pr.^ pièces, l. Il, p. 678), l'autre déuillc, repris, arrangé en dialogue, dans les Mémoires : Hur l'histoire des alliances, 1. 1, p. 147 et t. Il, p. 461. — Critique de ces testes : Okckkh, O. und Jr., t. II» p. 385.

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Napoléon réph^ j^'^/iOflor^j^^^ ^^

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nés sur le trôr^e peuvent se laisser battre iv toujoui*^ dar^s leup caoitale: moi ie ne le pui que je s«jtis viin.

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l^mjtr capitale; moi je ne soldat parvenu. Ma domination n^ ^ j'a.uï-ai cessé d'être fort, et par C

I^uîs cjuie

se reprenant : «Eh bien, vaj ^ ^ voulez-vous? » Alors Metteri^ ^^

Eh bien, va?^

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pécifier, pa^ï^la^ dii respect des droits, de la paix g^r^^^ rég^ide d"*!:!!:!^ «.ssc^cîiatîon d'États indépendants. « ^ )lu8 clair, dit r^apoleon. .. Je vous ai offert riUyrie p^ neutre. Gela ^ous convient-il? mon armée est hier» ^ e pour aïxmer^er les Russes et les Prussiens à la raî^^-^ re neutralité est tout ce que je demande. —Oh! sir^^ ^ [uoi Votre »«ajesté ne doublerait-elle pas ses forces ! tnt qu'A vous de disposer entièrement des nôtres. O ^^ loses eu sont au poiut que nous ne pouvons plus re^. €l es - il faut que uous soyons avec vous ou contre vous ■ >tI Napoléon tâche de comiiaitre au vrai i'état des fot-^ 'hiennes. Il erumèue Metternich dans son cabinet, oc^ ent des cartes pointées. Il affecte de tout savoir, mi,^ letternich rnént^c, et il en dispute, où plutôt il en dis^^ rune heure, Mettern.ch lu, donnant, çà et là, q^^Ic^/ lues, maïs éWtaut de Je renseifi^ner. p.j^ j/s retour^ ^

la galerie et --P-^^^^^^^Jr^^^^^^^ a^ec I^ ^

découpée a-arréts. ^ ^^^^^ ^es e,^,^^^,^ts des,, J^^^^^^

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LA 2VIÊOIATION AOTR I c HIEiVN^'

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ceux de l'Autriche , s'il y en avait, qu'il dé^ tira au jugé : « Je sais ce qui s'est fait entre -- 4lu88.e. On parle d'un traité avec une troisième p Mais cette . recon^aiesance. demeura vaine. Mettes muet. Muet é^alen^ent sur les conditions de pai* tnche proposerait a„ congrès, queJle accepterai imposerait e«fi„ p^^ ^^ médiation armée. - Eb bi

terrain. Je fai^ i^ ^' !* Lorraine? Je ne céderai pas un même une partie ^^'^""^'^'"-/—''^ **«-"... Je c donnerai rien, ^«^" <*"«»•«<»« Varsovie à la Russie; je nerairienà la £r. *ï"« ^o"«n«™'avez pas battu; je

la Galiicie oooide^r.' ^''"^^, '*"'^"' ™''* ''"«**'' " vo">- ^ ..nciennes possessif ? ^'■"''* "^^""^ "«« parti^^

nation. Il faudra «î^"*' peutse faire, mais contre c ^^^

lyriem'acoc^té 2oo ^onT "" ^f ^""'«^e- mes alU^^ ravoir, il faut dér. hommes â conquérir; si von

. Cette Illyrie ofCrte" T™''" '^"' ^'hommes., léon pensait saos dou. "*"' '"''"'^ P^'" '"«nac^ provoquer à cjuel^ -^ *° émouvoir Metternich et Alors Napoléou rn "^ "«prudence. Metternich se t ennemis : „ ^^ ontra qu'il avait percé les de

Pologne, la l^russ^^'*',''^"' voulez l'Italie, la Hul7 la Belgique. . . ^^^ '« ^«xe. et l'Angleterre veut la « Icmpire frauda i^ "*" n'aspirer tous qu'au démembre i occupe encore l" ' * ^* " ™« faudrait évacuer i'R lair derrière 1^ r."*^'*'^' '•«"•«°«'- "»«« %ions ia''" mettre pour ^u ' ^®' ^'P^* «^ 'es Pyrénées

jesuisaujourd'lj J^""" douteux à la générosité deo -^ pa me mettre ^^^^^^^^'^^^^f- Dans quelle attii étrangement .^ii ^"V^; ^ ^'^ ^™"Ç«'«^ L'empereu France un ref^ cro.t qu'un trône Mutilé puisse

mch con^bie^^" pour .a fi"e et son petit-61s' IL décider à jouer ^"6'«terre vous a-t-elle H^ ^ Il&esticul J[ ^^ rôle contre moi?. ^^""«

'«on chapeau tomba sur le parquet.

it qu^uràe

rtéjusqia'à dis-^ ^ qui se p^sse clans l'âme d un s^^^^^' 'l^i /e SOU^^^:^ ^ ^

yo^s n'été. pas;-; jW^^i ^^:^^^;

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ps de bataille et vin Homme comme vie d'un millioii d'hommes' »• H «j***' tmortcjia^ t.r^nt^ m and. Aloi-s IV[^t:t.^ra

à Paris et. dans l'entourage même àe ^'^'^P'^^l rquoi me fair^ entre quatre murs une pareille d^ ^.

Ouvrons l^s p»orte:s, e

sommes' ». » «JO*'' 1,„:. of?^^\. ^ ^ .ille Français. Le ^e^'' ff^ 4^1 ^^ tich, très bien informé de ce *^ ^

l'«i litre

t puissent vos paroles ''^^^"^^^^^V^^^ ! Ce n'est pas la cause que je ** ^ W^^^^^

iela Fra^nc:^

qui y perdra. ... •*» Ils marchaient à grands pas, et '^^^ ^^

sur le parcfviet, allait, venait, poussé du pied par ^ ^^^ Il se fit vin silence- Nfelternich suivait de l'œil ce cb^J^ '^ Ireux. ; soviriant, très droit, très fet, en homme qui "^ us à. faire le cnvirtisan et à ramasser des objets à t-^ léon sentit le ridicule, se baissa, prit le chapead 9 lent fit diversion *. La nuit vint. Napoléon proféra et»«^ ues menaces, récrimina contre le mariage : c'était tt Cela me coûtera peut-être mon trône, mais j'e li le monde sous les ruines.» Cette fanfaronnade l'apa i ngéaia poliment Me tternich, le reconduisit jusqu'^ - ». Nous nous re verrons, je lespère!» Et lui met ^ lin sur l'épaule : « Savez-vous ce qui arrivera? Vou^ •rez pas la guerre. »

tternich n'avait pas découvert les conditions de pa,;,^^ riche celles qui la feraient passer au^aJIiés si Napoléo^ ait II s'était contenté de d";e que son maître, «« ^O fus, recouvrerait sa Lberte dactio^. „t à Napo^^ .ait ni accepté ni décl.n. r« ™.. <î

ellement qu'une cession

.tternicH «'-^^V, 1.:;^ 'e^t^p^/^oeédure aU -o;^..

>li sa mission- H «" P V «^^Suivit jes p^"*^?*''^*^^ ^^

de't"^''*'«n, etil n'avait ^^^>^'

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^«re.

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LA MÉDIATION AUX TV l C H I EN N E. i«<*-

-g>oinl de

Mare<, et 1 totale o\\ ourrier de

les formes avec Maret. Il avait, un motif grave de ta

cussion en longueur. Pour lui , \\ n'en concevais.

doute, ce serait la guerre, puisque l'Autriche y éta m «" ^^^^

en cas de refus par Napoléon de» conditions qui s^'*''*^^^^^^,^

posées, et que ces condition» "Napoléon les repouss

talnement. Mais, s'il avait payé de contenance

entretien avec l'empereur, les cliiffres que Napoléa

détaillés, lui laissaient de» «ioutes. o Je me demanda

serait pas à désirer de gagner C|uelque8 semaines po

à compléter notre ordre de V>ataille. . 11 envoya un

Scliwarzenberg : « La P''o^ongalion de l'armistice

ralt-elle? Quel serait le dernier terme possible? »

En attendant la réponse , il fii^ des notes avec reprit le débat sur la continuation ou la suspensio partielle de l'alliance de 1 8 I 2 », ce qui donna au Scbwarzenberg le tenaps d'arriver; il demandait v i n^t jours : .Je m'estimerai heureux: d'obtenir ce délai, mais xjin seul [our de plus me mettrait dans V embarras . C'était la ^rorogration de l'armistice au 10 ao<.t. ^ ^^^^^ ^„i^i,é de r-b,^«-- J^ Napoléon, plus mala.^é eneore de l'obtenir des 8^^^^*\: ^ réussi, écnva.t MetternioU ^ ^^^ ^^ ^^JL^ J--,

hard., par «ne prolong«,^i^^ de l'armistice de -^ JJ, .an.

^"' ^'" r unTo? " ^^^P-ler, au nom des puis^,,,, i„,ço.leur en d.re un mot, ear de !««; su, la chose dev^^ ^

illet. Napo-

sur le con-

Taccession

Les mavè-

leurs inquie-

nnonça son

Napoléon se

sible

Ces propos dilatoire^ ,, léon avait formelletxxent r "^'""' TÏ*' " ^• près l'accord ne se f J^ '^.^'^^"«^^ * ^ ""'*"*="' ™"' de l'Angleterre. MetJ!^ '*^ P''"- ^" '*''*'"'"*' '"' chaux, les généraux , ^^^^ avait beaucoup écout tudes toujours pl^^^' ^.^ diplomates «expnmaient

départ pour le lende^*""^^ " ' ^^ ^^ *" '"*''' '^ ' ravisa. Quelles rén '^^m matin; dans la nuit,

1 Fais, t. II t. XH.ch. IV.

« Lettre de septei^Vk

^ions, quels calculs le àitù^^èrent? Une

^ ^*v^t et de MetteroVA, V, M, » juin. - B.o.c,

Mémoire.*» ^

B de Maret. à

Ai' O E

dentrainer l'A.u triche

evenu, si le» alliés dén .„.-

que l'Autriche resterait tranquille, q"^

jocier en corrmt>"~ * * '- " '--r^vance^

iV-^v/'^,^»^ ^^.

resterait tranquille, ^^"^e Vknm^^ ^'^ -^^'

it alors en mesuredécras ^jjgitmal'^^O^

moment où Metternicn ai^^ ^^ ^^^ ^ ^ ^

neutre, il s^rsk.

siens. Le 30, ami moment où Metternic*' — rO^ /^ ^

ire, Napoléon le fi t appeler, et séance tenante, la ^ ^ ^^ fut sigrnée . I^a «médiation de l'Autriche pour lapa'^^^^ ^^ ou con.ti]:i^nt.al^ ^st aeeeptée*; un congrès de Fr ^^^^^ ;e8 et ï*russi^ris s^ «"éunira, sous cette médiation, a ^^^ lillet, à I*raQvie, ^t., verbalement, Napoléon x^xxO**^^^ mcer l'armistice a-vantle 1 août ; l' Autriche se rése** ,^^ ! agréer 1^ i-r»êm.e eng-agement à la Russie et à la P** e 10 aoCit était la date indiquée par SchwarzenbergJ ich eut, l'aplom»il> de la proposer à Napoléon, et l'acï^ 'obtenir. Toutefois, si Napoléon y consentit avec ta" *^ ité c'est civE^il considérait cette prolongation cc>«^*^*' îtable pour lui- «* I*assé le 10 août, l'armistice est co*^ 5 » , écrivait Iktaret, quelque temps après ». e 30 le soir, Napoléon reçut un courrier d'Espagr] pa^e était perdue- Joseph, avecses trésors, ses tabler conBdents, son grouvernement, sa maison, sa cou,^ ttait lourdeineut vers Ja France ». Ce n'était point 4 une fuite comme en Prusse, en 1806, mais plutô^ éna<^ement avec fourgons et escorte, comme celui .K«.f<* ae Naples ou celui des Bra^ances quand N«P<^ j ;Îta qu'Us avaient cessé de régner. ^ victoire de W^^ ^

.a médiation •»"'.P'« ^\ p. 385. "'^'^ee, comme •"" %

Sotes de Marei- *='

''*'""«.EK,t.III. ?•**'"»>

le. «'*n.

Sotc. de Marei- ^i^ en incident, p.

3or ce«e '•«'-•^^.'*^ ec «... - Joo,J^«o. „, voy-f ';-..-x^;^»^.

,.-«oA-/, t- "' ^reoJit à Bagnere. e. |^^. Mimoires, f-^ ^^^,^\ ^

i50 LA MEDIATION AUTRICHIENNE. — 1813.

ton, le 21 juin, à Vittoria, la chang^ea en déroute. Cette victoire découvrait la frontière française, et Napoléon qui avait méd»té de prendre TAng^Ieterre à revers par les Indes, se voyait pris à revers par les Anglais sur les Pyrénées.

La convention du 30 juin avait 6xé le 5 juillet pour la réunion des plénipotentiaires. Ce jour passa sans aucune nouvelle de Tadhésion des alliés; or, sans la prolongation de Tarmistice, Napoléon ne consentirait point à ouvrir le congrès. 11 différa la désignation de ses plénipotentiaires, et il se contenta de donner, le 9 juillet, à Narbonne, Tordre de se rendre à Prague, en sa qualité d*ambassadeur près la cour de Vienne, lui mandant de se renseigner sur la prolongation de Tarmistice, sur les projets des puissances, et en particulier^ d'observer les armements, préparatifs et positions militaires de r Autriche. Narbonne se mit en route le jour même. Le 11, il écrivit de Prague qu'il avait vu Metternich au passage. Ce ministre convenait que la paix était entre les mains de TAutriche a en ce sens que si elle s'unissait à la France, les alliés ne penseraient pas même à essayer de lutter ^ » .

Metternich se rendit près de son maitre. La ratification dela convention du 30 juin traînait singulièrement. Il ne parvint à lever les résistances des Russes et des Prussiens que par la promesse qu'il leur fit et les garanties qu'il leur donna d'un concours très efficace de l'Autriche après le 10 août. « Le prince Metternich nous proposa une conférence, raconte Nesselrode. Je m'y rendis avec le prince Hardenberg et le baron de Humboldt. Cette conférence fut une des plus orageuses auxquelles j'aie jamais assisté, mais l'importance de rallier l'Autriche était si grande qu'il fallut passer par toutes les conditions qu'elle stipula. Les souverains ne furent pas moins irrités que leurs représentants à Ratjiborszye de l'idée d'un congrès et du retard qu'il apporta à la reprise des hostilités». »

Ainsi ce délai que Napoléon consentait en partie par condes-

> Rapport de Narbonne, 11 juillet 1813.

* Nessblrodb, Autobiographie.

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