CHAPITRE XXV
topol, afin de n'être pas conduits peut-être à mettre en question l'empire des Habsbourgs. Je ne serai donc pas assez peu homme de pratique pour proposer un renversement, alors que je vois dans l'histoire même de ce siècle un arrangement qui, renouvelé, peut donner à l'Europe une satisfaction acceptable, sinon complète. Il s'agit, pour parler sans phrase, de faire rentrer l'Autriche dans les conditions et les limites du traité de Presbourg, qui fut suivi d'un acte dont il n'est pas inutile de reproduire ici le texte :
Acte d'Abdication de la Couronne Impériale d'Allemagne par l'Empereur» en date de Vienne, le 0 Août isoe.
« Nous, François II, etc.
» Depuis la Paix de Presbourg, toute notre attention et tous nos soins ont été employés à remplir avec une fidélité scrupuleuse tous les engagements contractés par cette Paix, à conserver à nos sujets le bonheur de la Paix, à consolider partout les rapports amicaux heureusement rétablis, et à attendre pour voir si les changements causés par la Paix nous permettraient de satisfaire à nos devoirs importants en qualité de Chef de l'Empire Germanique, conforme à la capitulation d'élection.
» Mais les suites de quelques articles du Traité de Presbourg, immédiatement après sa publication et encore à présent, et les événements généralement connus qui ensuite ont eu lieu dans l'Empire Germanique, nous ont convaincus qu'il sera impossible, sous ces circonstances, de continuer les obligations contractées par la capitulation d'élection ; et si, en réfléchissant sur les rapports politiques, il était même possible de s'imaginer un changement de choses, la Convention du 12 Juillet, signée à Paris, et approuvée ensuite par les parties contractantes, relativement à une séparation entière de plusieurs États considérables de l'Empire, et leur confédération particulière, a entièrement détruit toute espérance.
» Étant par là convaincus de l'impossibilité de pouvoir plus longtemps remplir les devoirs de nos fonctions impériales, nous devons à nos principes et à notre devoir de renoncer à une Couronne qui n'avait de valeur à nos yeux que pendant que nous étions à même de répondre à la confiance des Électeurs, Princes et autres États de l'Empire Germanique, et de satisfaire aux devoirs dont nous étions chargés. Nous déclarons donc, par la présente, que nous considérons comme dissous les liens qui jusqu'à présent nous ont attachés au corps d'état de l'Em-