‹ L'Europe et la Russie;Chapitre 53 sur 165 · CHAPITRE XIIÏ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIIÏ

« Devant Sébastopol, 17 avril.

» MlLORD,

» Le feu des armées française et anglaise contre Sébastopol a continué depuis ma lettre du 14 courant, et, quoique supérieur à celui de l'ennemi, il n'a pas produit l'effet permanent qui aurait pu être attendu, d'après sa constance, sa force et son exactitude.

» Les canons des Russes ont été, pour la plupart, tournésconlrequelques-unsdenosouvragesavancés. Le dommage subi par une batterie a été tel, que les efforts infatigables des capitaines Henry et Walcot, et la bravoure et la détermination des artilleurs sous leurs ordres, ont pu seuls leur permettre de continuer leur feu et de s'y maintenir.

» Hier, dans une autre batterie, une bombe a éclaté près du magasin à poudre, qui, en conséquence, a fait explosion, tuant (je regrette de le dire) un homme et en blessant deux très-grièvement, et sept moins sérieusement. Les deux batteries dont j'ai parlé ont été réparées et remises en leur état primitif.

» Raglan. F. M. »

Le générai Canrobert lit le même aveu, mais d'une manière moins explicite, quoique fort intelligible pour qui sait lire les dépêches militaires.

Il est présurnable toutefois que les généraux en chef ne firent pas connaître assez précisément à leurs gouvernements respectifs la quantité de pièces nécessaires pour répondre aux exigences d'un siège aussi développé que Tétait devenu celui de Sébastopol. On ne voit pas en effet, qu'avant le mois d'août, les feux paraboliques fussent en quantité suffisante du côté des alliés qui avaient à porter le trouble et la mort dans les travaux de seconde ligne échappant aux feux directs.

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