‹ L'Europe et la Russie;Chapitre 61 sur 165 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

reusernent succédé à la rivalité entre Anglais et Français.

Il existait une difficulté locale assez grande, que voici : Les attaques dirigées par les Français contre les redoutes de Slinghinst et de Volhynie, raanquées en février, étaient séparées par le ravin du faubourg de Karabelnaïa de celles que les Anglais avaient à exécuter contre les carrières, et l'attaque du mamelon Vert l'était de celles des redoutes de Volhynie et de Slinghinst par le ravin du Carénage. Il fallut donc donner à chaque attaque sa réserve propre. C'est ce qui fut fait. Mais c'était dans le mamelon Vert que se trouvait le nœud de la question. Aussi était-ce de ce côté que le génie avait poussé le plus près ses travaux. Les autres attaques avaient pour but principal de diviser les forces et l'attention de l'ennemi. Si nous avions échoué au mamelon Vert, nous n'eussions certainement pas réussi à nous maintenir dans les trois autres positions. Les difficultés placées devant les divers corps d'attaques étaient au surplus égales, quoique non semblables.

Le feu, ouvert le 6, à 3 heures après-midi, contre les ouvrages menacés, et qui n'avait pas discontinué

toute la nuit, avertissait assez les Russes de l'imminence d'une attaque; ils avaient pris leurs mesures en conséquence.

Le signal fut donné à 6 heures du matin., le 7, par les généraux en chef alliés. Les Français avaient trois attaques à mener, celle des redoutes de Hinghinst et de Yolhynie et celle du mamelon Vert, les Anglais ne menaient que l'attaque des carrières. Une division ottomane était en réserve sur les hauteurs d'Inkermau.

La brigade Lavarande de la division Mayran avait 200 mètres à parcourir à découvert pour atteindre la redoute de Yolhynie ; la brigade Failly de la même division avait à franchir une distance de près de 400 mètres pour arriver à la redoute de Hinghinst. Ces brigades réussirent pourtant à s'emparer des deux positions, où, recevant à propos des renforts, elles se maintinrent malgré tous les retours offensifs de l'ennemi. Quant à la division Camou, c'est après avoir enlevé le mamelon Vert (redoute de Kamtchatka), que commença son plus dur labeur. Des explosions préparées par les assiégés avaient rendu l'intérieur de la redoute inhabitable d'abord pour le vainqueur; il fallut donc, jusqu'à ce que le terrain eût été visité, défendre à découvert la position conquise. La division Brunet, arrivant à la course,

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