‹ L'Europe et le Saint-SiègeChapitre 78 sur 148 · V. Jaffé-Ewald, p · texte numérisé non relu

V. Jaffé-Ewald, p

2. En tête des évêques romains qui signèrent l'acte pontifical rétablissant Photius, figure l'évêque d'Anagni^ Zacharie^ avec le titre de bibliothécaire du Siège apostolique. (Migne, t. CXXVI, p. 869.) Du reste^ après sa réintégration, Photius écrivit à Zacharie une lettre de remerciements qui témoigne de la vieille intimité qui régnait depuis longtemps entre ces deux personnages. V. Hergenrcether, Photius, t. II, p. 556.

3. V. Vie d'Etienne V, dans le Libei' pontificalis, éd. Duchesne, t. II, p. 191.

4. C'est l'opinion émise par M. l'abbé Duchesne. V. Liber pontificalis t. II, p. 196, note 2.

5. J'inclinerais plutôt vers cette seconde hypothèse; d'abord parce que l'auteur de la Vie d'Etienne a l'air de parler de Zacharie comme s'il était encore vivant. Mort, il ne l'aurait pas traité, ce semble, de : « bibliothecarius Sedis apostolicae », mais de : « quondam bibliothecarius Sedis apostolicae ». D'autre part, on ne lui voit pas de successeur à l'évêché d'Anagni

Restait Méthode, le seul obstacle qu'il fut encore nécessaire d'abattre. La mort s'en chargea. Après vingt ans de labeurs inouïs, le grand apôtre tombait sur cette terre morave qu'il avait faite chrétienne ^ Il expirait en 885, avec l'angoisse du laboureur qui a vu sa moisson lever et mûrir, mais qui aperçoit à l'horizon l'orage qui s'avance et qui va tout ravager.

Wiching, en effet, n'attendait que cet événement pour agir. Méthode était mort le 6 avril ; quelques mois après, une complète réconciliation avait lieu entre Arnolf et Swatopluk-, et l'évêque allemand reprenait auprès du prince morave son poste de confiance ^. L'année ne s'était pas écoulée que Wiching était à Rome et obtenait du pape Etienne V cette lettre fameuse, qui nous a tant étonnés^, où le pontife romain reproduisait, sur les décisions de Jean VIII, en 880, tous les mensonges inventés par Wiching, jusqu'au prétendu serment devant le tombeau de saint Pierre^. Ainsi se trouve expliqué ce qui jusqu'ici demeurait inexplicable, spécialement cette parenté inouïe entre deux lettres pontificales absolument contradictoires. La parenté subsiste, mais elle n'est plus immédiate. Etienne V s'est servi de la fausse lettre de Wiching, qu'il croyait authentique, lequel, s'étant servi

avant 891, époque à laquelle fut appelé sur ce siège Etienne, le futur pape Etienne VI. V. Gams, Séries episcoporiim, p. 663.

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