‹ L'Europe et le Saint-SiègeChapitre 83 sur 148 · V. Afin. Fuld.^ Çontin. JRatisb., a. 896, p · texte numérisé non relu

V. Afin. Fuld.^ Çontin. JRatisb., a. 896, p

2. A tel point qu'on avait cru devoir un jour exorciser Charles le Gros. V. Ann. Fuld., a. 873, p. 77-8.

3. V. Ann. Fuld., Contin. Ratisb, a. 896, p. 129 ; Réginon, Chronicon, a. 896, éd. Kurze, p. 144.

4i Ann. Fuld., ihid.

sions inutiles à notre but présent. Le nom de Formose ne nous intéresse plus ici que parce qu'il va figurer encore une fois dans les débats entre la papauté et l'Empire spolétain, et sceller en quelque sorte l'accord définitif des deux puissances rivales.

Le pacte de Ravenne. — Après une série rapide de quatre papes — Boniface VI, Etienne VI, Romain et Théodore Il — qui avaient à peine duré deux ans à eux tous, le gouvernement de TÉglise romaine était échu à un pontife, Jean IX, aussi prudent que consciencieux, désireux à la fois de réhabiliter la mémoire de son malheureux prédécesseur et de faire à l'autorité impériale toutes les concessions compatibles avec l'intérêt du Saint-Siège. Il nous reste deux actes importants de cette politique conciliante de Jean IX : un concile tenu à Rome, au printemps de l'année 898, dans lequel étaient jetées les premières bases de l'accord, et le grand plaid de Ravenne, qui eut lieu immédiatement après, sous la présidence du pape et de l'empereur Lambert, et où furent solennellement confirmés les articles du pacte intervenu entre les deux pouvoirs \ En même temps qu'on y proclamait la légitimité du pape Formose et la validité de ses ordinations ^, Lambert était reconnu pour seul et légitime empereur ^, et des décisions étaient prises à l'égard de ses droits impériaux dont l'examen nous ramène enfin devant le Libelle^ que nous avons paru si longtemps perdre de vue. Il est fâcheux, en effet, que les savants critiques de cet ouvrage, tout entiers à fouiller le dixième siècle, ne se soient pas avisés de regarder ce qui se passait à Ravenne vers le mois d'avril de l'an 898. On ne peut, je crois, sortir de là sans avoir le dernier mot sur ce qu'était l'auteur du Libelle impérialiste^ et sur le moment précis où il écrivait.

li Sur la distinction et la succession de ces deux assemblées, V. JafFé-' Lœwenfeld^ Reg., p. 442. Je cite les Actes du Concile romain d'après Mansi (t, XVIII, p. 222-227 ), et ceux du plaid de Ravenne, d'après l'édition récente des Mon. Germ. hist., inA^^ Capit. reg. Franc. , t. II, part. I, p. 123-6.

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