‹ L'Europe et le Saint-SiègeChapitre 97 sur 148 · Salva fide quam repromisi domino apostolico. » Ihid · texte numérisé non relu

Salva fide quam repromisi domino apostolico. » Ihid

3. « Ille, qui electus fuerit...^ consecratus pontilex non fiât, priusquam taie sacramentum faciat in praesentia missi domni imperatoris et populi, cum juramento, quale domnus Eugenius papa sponte pro conservatione omnium factum habet per scriptum. )> [Script, rer. Lang., p. 203.) C'est donc à tort que M. Bayet a écrit que le pape prêtait le même serment que les Romains. V. les Elections pontificales sous les Carolingiens au huitième et au neuvième siècle, p. 31.

4. Conformément, du reste, à la volonté de Louis le Pieux. V. Bœhmer- Mûhlbacher, Reg. no 1143^.

Les fiançailles impériales dataient du mois d'octobre 851^. Deux ans à peine s'étaient écoulés depuis, et le pape Léon IV se voyait réduit à demander au jeune empereur de vouloir bien réformer ou faire réformer par ses missi les actes de son gouvernement qu'ils jugeraient contraires au droit ou à l'équité-. En 855, sur la nouvelle— ^supposée, paraît-il — qu'un des grands dignitaires du palais pontifical conspirait contre l'Empire, Louis II entrait furieux dans Rome, sans avoir prévenu personne de son arrivée 3, ni le pape ni l'aristocratie dirigeante. C'était le tour ensuite des élections pontificales, où, pour premier essai d'intervention, le couple impérial se jetait dans une aventure malheureuse. Au lieu de servir à la bonne cause, la présence de ses missi avait failli, cette fois, procurer le triomphe de l'usurpation, et amener dans la chaire de saint Pierre un prêtre excommunié, celui-là même qui est demeuré si fameux sous le nom d'Anastase le Bibliothécaire^. Plus impérieuse encore avait été l'attitude de l'Empire en 864, lorsqu'il s'était trouvé en présence d'un pape, comme Nicolas I, peu exigeant sur ses droits de prince temporel^, mais d'une indomptable résistance sur le terrain de son autorité spirituelle. L'empereur, ou plutôt l'impératrice, prétendait imposer au fier pontife la réintégration des évêques déposés par lui ; il résista^, et Rome vit ce jour-là le premier choc violent des deux pouvoirs, le premier engagement de cette guerre du sacerdoce et de l'Empire qui devait plus tard tant agiter le monde. Telle était du

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