‹ L'Europe pendant de consulat et l'empire de Napoléon (volume 2)Chapitre 29 sur 53 · AD DÉBARQUEMENT DU GÉNÉRAL BONAPARTE · texte numérisé non relu

AD DÉBARQUEMENT DU GÉNÉRAL BONAPARTE

Laréveillère-Lépeaux. L'opposition se servit de deux moyens : 1 elle jeta le mépris sur le précédent directoire : 2 elle favorisa les développements des libertés et les garanties; afin de se donner l'appui d'une certaine popularité dans le pays, il fallait abîmer ce qui était vieux, relever ce qui était jeune et fort : tel était le principe qu'adopta le parti de Lucien Bonaparte.

Le résultat fut acquis; l'opposition à Merlin et à Laréveil! Lépeaux, derniers débris du directoire, devint immense; on 1rs traita avec mépris, la presse déchaînée se livra contre eux à toutes les investigations; il n'y eut plus de mesure en rien, on jeta la moquerie sur l'ancien système; les directeurs, les ministres, tous furent hautement accusés; jamais réaction morale ne fut plus absolue. Comme la popularité de Lucien Bonaparte avait invoqué l'appui des jacobins, comme elle avait serré la main à Destrem, Talot, Aréna \ il fallut rouvrir leur club et leur faire des concessions. Ils se réunirent donc sous la présidence de leurs chefs les plus ardents dans le local du Manège : tout y rappelait les jours terribles de- et mités de salut public et de sûreté générale 2 ; on y demanda vivement la démission des directeurs et la mise en accusation des ministres. Lucien Bonaparte parut plus d'une fois à la tribune : il avait là des amis; il savait que les jacobins étaient la force puissante du

1 « Depuis la loi qui autorise le rassemblement des sociétés patriotiques, les anciens jacobins se sont réunis dans la salle des séances de la convention nationale, au manège des Tuileries. Us sont déjà au nombre de huit cents, et ils y tiennent des séances régulières, comme ils le faisaient autrefois dans la salle des jacobins de la rue Saint-Honoré. C'est de là que partent aujourd'hui toutes les pétitions et les dénonciations qui servent de texte aux résolutions que prennent les deux conseils. < est là que se fait l'épuration des membres des anciennes autorités, et que les frères et amis se partagent toutes les places; opération provisoire, indispensable pour la m i ganisalion du système delà terreur. Plusieurs membres, patriotes des deux conduise sont affiliés à cette réunion inconstitutionnelle, espérant sans doute la dirige! daM leur sens, et déjà l'on y compte Lucien Bonaparte, François de Nantes, et quelquesuns des principaux auteurs de la révolution du 30 prairial. » Note au cabinet dl Berlin.)

- « Destrem esl régulateur (c'est-à-dire président de l'armée du Manège; Lu< .<r. Bonaparte, Bordas, Marbot et Choudieu, notaleum c'est-à-dire secrétaire* L< nom est changé pour paraître obéir à la constitution, qui défend à ces assembléec d'avoir un président et des secrétaires.

» La société du Manège, dit Garât, se compose de bons patriotes. Bu 89, les jacobins rendirent des services; eu 90, ils en rendirent encore; i a '.>2. il- 1 D rendirent de sublimes : ils concoururent puissamment, avec les sections de Paris . a .! les trames contre-révolutionnaires du château... »

iTO GOlVEBXEMi.NI DE LA FRANCE

gouvernement révolutionnaire, et qu'en les déchaînant à son profit, il viendrait plus tôt à bout de jeter la confusion et de préparer ainsi l'avènement du général Bonaparte. Enfin la conjuration législative fut si bien conduite , si parfaitement menée , que les directeurs Merlin et Laréveillère-Lépeaux furent forcés de donner leur démission ; ils le firent sans résistance , parce que c'étaient deux avocats timides et poltrons ; le cœur leur manqua, comme à Treilhard ; Barras n'eut qu'à parler fermement pour être obéi ' . Avec la démission des directeurs, tous les ministres se retirèrent. On vit ainsi disparaître de la scène politique 9£M, de Talleyrand, Schérer, François de Neufohàteau, Ramel, tout ce qui composait le ministère directorial ; le •hangement fut absolu. Il ne restade l'ancien directoire que Barras; et c'est ce qu'on appela le 30 prairial, journée pacifique, qui fut pourtant une révolution d'idées et d'hommes. Le peuple était tellement habitué aux changements qu'il n'y prit garde. Que lui importait quelque mouvement dans le directoire?

On remarque ainsi une dégénération complète et progressive dans l'énergie de la révolution. Sous la convention nationale, rien ne se faisait :«ans l'échafaud et les proscriptions législatives; au 9 thermidor, il y eut encore des exécutions, des exils ; au 14 vendémiaire, le canon tonna dans les rues de Paris ensanglantées ; au 18 fructidor, ce fut la déportation en masse, et, dans la journée du 30 prairial, tout s'opéra par un mouvement de boules et par un scrutin de majorité.

1 A cinq heures le directoire transmet un message dont la teneur suit : « Les eifcojens Merlin et Lareveillere-Lepeaux tiennent de déposer sur le Lureaula démission ju<' chacun d'eux donne de sa place de membre du directoire.

» Signe Barras, ex-président. »

Suit la teneur de la lettre de Merlin : « Lorsque d 'affreux déchirements menacent la patrie, ceux dont la présence cause des mouvements politiques, ou leur sert de prétexte, doivent s'éloigner des fonctions publiques. Ces motifs seuls m'ont décidé à donner ma d. rni-sion. Je ne suis mù par aucun espoir. Je reste au sein de ma fanulle, toujours prêt a rendre compte de ma conduite, parce quelle a été constamment dirigée par le patriotisme le plus pur et le plus désintéressé.

» Siytte Merlin. »

La lettre de LaréveUlere est conçue dans les mêmes termes.

Poulain-Grand prey : « Je demande 1° que le conseil déclare qu il accepte la démission des citoyens Merlin et Lareveillerc ; 2° que leurs lettres soient insérées au procèsverbal et envoyées au conseil des Anciens; 3° que ce soir, à huit heures, le conseil reprenne sa séance pour procéder au remplacement des deux membres démissionnaires du directoire. » — Ce^ dncises propositions soot adoptées. La séance est su^penduQ jusqu'à huit heures.

AU DÉBARQUEMENT OC JlKNÊUAL BOftàPABTB. 1~ l

On voit donc ici le principe révolutionnaire se détériorer ; une MM» velle époque s'avance, car on pouv< ir tort est oécaBMM : il va succéder et prendre l'héritage de tous ers petite caractères qui se disputent l'autorité ; le 30 prairial prépare le 18 brumaire : il ne fai qu'une formule de constitution pour en finir avec la république, qui s'use aux bras du directoire * .

Les hommes qui avaient si vivement attaqué le directoire avai invoqué la liberté de la presse et les garanties politiques : c'était l'arme convenue. A peine l'élection de Roger-Ducos et de Moulin- étaitelle accomplie pour remplacer les directeurs sortants, qu'il fallut compter avec ces concessions. Ici commence la difficulté1; un ministère d'abord s'organise et se forme; aux affaires étrangères, M. Reinhard, l'ami de 31. de Talleyrand, le remplace dans ses rapports avec l'étranger; M. Reinhard, caractère calme, à idées fixes et un peu germaniques, garde provisoirement le portefeuille 2. Le conventionnel Quinette prend le ministère de l'intérieur en remplacement de 31. de Neufchàteau, l'homme aux phrases retentissantes. Fouché se réserve la police, c'est-à-dire qu'il reste maître du gouvernement; la police n'était-elle pas une des forces du directoire? Déposée dans des mains trop habiles pour se contenter d'une action secondaire, Fouché s'en servira au profit du système qui lui offrira le plus de garanties. Enfin, pour la guerre, un général de première capacité est appelé : c'est Bernadotte, dévoué aux idées patriotiques, capable de prendre un parti dessiné et fort dans toutes les circonstances. L'administration de la guerre est à reconstituer tout entière. Les finances ne sont plus dans les mains de Ramel : Robert Limlc! ,

1 « Cette révolution, qui était assez clairement annoncée par la tournure qu'avaienl nrise subitement les discussions dans les doux cou-cil-, a enfin eu lie i eomnt on s'y attendait, et le corps législatif a chassé à son tour la majorité du dirfoîo.re M '■■ uttf. Treil'ard Merlin et Lameillèrr-Lépeaux ont été mi- à la porto du Luxembourg et dépouiilés de leur manteau directorial, en deux fois vingt-piain- heures, ave peu d'appareil et de cérémonies, ou. pour mieux dire, avec autan, de marq mépris, que des laquais fripons ou stupides que l'on congédie. » Kvtr.ut du rime».

23 juin 1799.) , „

-' « Prudent, intègre et modère, Reinhard a préservé la 1 eseane du - : qu'a sifti l'Italie : sa conduite a contrasté avec elle de Bapinal en Suisse, de I a Milan, de Favpoult à Naples, et de tous ce- commissaires ex cteurs .1 »#es occupées au nom de la république. Ce nouveau ministre sera tres-agrtanlea la cour de Vienne, si les conjonctures permettent d'essayer des «mrtweswpe* d'elle. » (>Tote d'un agent prussien à M. de H tugwitz.)

membre du comité de salut public aux époques fatales, le remplace. Enfin, Cambacérès, jurisconsulte instruit, le rapporteur des législations violentes, prend le portefeuille de la justice. La convention compte quatre membres dans le ministère , et les jacobins ont des amis dans le directoire et parmi ses ministres ' •

Ce ministère, plus fort, plus habile que le précédent, s'installa immédiatement. Le directoire lui-môme se trouvait mieux composé sous la main de Barras et de Sieyès, qui en étaient la'tete ; on devait -agir, et la position était si difficile à la face de tant d'opinions et de partis ! On avait déchaîné la presse et les clubs , les deux grands instruments de l'opposition. Le directoire, placé au centre du mouvement jacobin, croyait être assez fort pour résister ; les gouvernements •épuisés se font souvent illusion, ils s'imaginent qu'ils pourront jouter .avec l'opinion publique, ils la défient hardiment et cette opinion les tue. Quel pouvoir aurait pu vivre avec la double action des clubs et *le la presse ? Elle se déchaîna d'une manière effrayante ; jamais rien île comparable à aucune époque. Les discours publics, parmi les jacobins, étaient comme des menaces incessantes non-seulement contre les monarchistes, mais encore contre les thermidoriens qui avaient renversé Robespierre : on demandait la tête des directeurs et des ministres ; il y eut des pamphlets capables de bouleverser tout gouvernement établi; que fallait-il faire encore? Le nouveau directoire n'était-il pas le fruit de cette presse et des clubs ? Avec leur secours il avait opéré la journée du 30 prairial ; devait-il, pouvait-il les briser ? C'estsouvent un besoin impérieux des gouvernements nouveaux, que de comprimer l'instrument de leur triomphe, car cet instrument les menace eux-mêmes. Toute révolution se résume en une démolition ;

1 « L'ex-convenlionncl Cambacérès, si renommé au comité de sûreté générale, reçoit le portefeuille de la justice. François de Neufchàteau qui se complaît à diriger le déparlement de l'intérieur, comme un professeur de belles-lettres fait sa classe, cède son écritoire à Quinette, ex-conventionnel, très-recommandable pour avoir été livré par Dumouriez, en 1793, et rendu en échange de Madame fille de Louis XVJ, en 179.'5. Le général Bernadotte, retiré de la diplomatie après l'éclat de sa mission à Vienne v13 avril 1798), démis du commandement de l'armée d'observation au commencement de l'année 1799 , et, par conséquent, étranger aux derniers revers do Joui dan, liernadotlc accepte le gouvernement de la guerre. Un jacobin de la première race, Robert Lindet, qui siégea longtemps au comité de salut public, reçoit le portefeuille des finance-. En outre, le citoyen Tallcyrand-Périgord, auquel les apprêts du 15 fructidor ouvrirent l'hôtel des relations extérieures, négociera sa retraite à ce moment.» (Note d'uu agent anglais, du 10 juin 1799.}

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or, la première nécessité d'une faction, lorsqu'elle est triomphante, consiste à étouffer précisément le germe révolutionnaire qui a brisé la vieille force du gouvernement '.

Ce qui effrayait surtout dans cette polémique, c'est que les directeurs

Barras etSieyès, Fouché lui-même n'étaient pas épargnés ; ils étaient flétris par les journaux, et par les clubs comme thermidoriens. Barras connaissait les jacobins ; vivant au milieu d'eux, il savait toute leur énergie; on ne lui pardonnait pas le 9 thermidor. Il y avait une queue de Robespierre toujours vivante, partout prête à se montrer ; les faubourgs retrouvaient leurs ardentes insurrections et leurs émeutes menaçantes. Dans une telle crise, fallait-il disparaître encore emporté par une nouvelle tempête? Les directeurs Sieycs et Barras se réunirent à Fouché et à Cambacérès pour convenir d'une mesure qui pût sauver le pouvoir, fût-ce même avec violence, de la double action de la presse et des clubs ; le ministre Fouché, avec sa parfaite intelligence de l'esprit des partis et de la force des opinions, leur déclara hautement qu'il fallait arrêter deux résolutions : la première serait dirigée contre les journaux et les écrivains : « Il n'y avait pas moyen de gouverner, disait-il, avec ce tapage et ces accusations envenimées qui étaient toute force morale au pouvoir; » il demanda sur-le-champ à mettre les scellés sur les presses, à supprimer la majorité des journaux comme fauteurs d'anarchie et de royauté ; puis il décida de déporter ou de

1 Voici un résumé des nouvelles de Paris données par les journaux allemands: « Les papiers de France jusqu'au 8 juillet (1799} nous arrivée) a l'instant; ils confirment ce que nous avions prévu sur le- résultats de la révolution du 30 prairial. Toute la jacobinaillcrie de France demande à hauts cris le jugement et la punition des directeurs disgraciés. — Joubert est nommé général en chef de l'armée d'Italie, à la place de Moreau. — Le général Bernadottc est nomme ministre -le la guerre.

— Un ancien commis des bureaux de la marine, nommé Bourdon on Bourdeaux, est nomme ministre de la marine. — La prise .le la citadelle de Turin a fait la plus profonde impression sur la faction qui domine aujourd'hui. — (tu n'a osé publiée

aucune relation des batailles ,1,- h» Tréhia; en revanche, on (ait - ter tn--l.au'.

l'avantage remporte le 28juin près Tortona, par Moreau, sur Al. .le Bellegarde, qui n'avait que dix mille hommes a opposer à quinze mille.— H nes'esl rien passéaui armées en Suisse. — Le quartier général de Uassénaaété transféré a I. atibourg.

— Le nouveau directoire est déjà accu ■«■ .lune partie des griefs reprochés a L'ancien.

— Le directeur suisse, Ochs. le Sieyès des treize cantons, a été chassé du directoire helvétique, comme un brigand. - Un directeur cisalpin, Hoscali, a été pendu - Milan.— Les insurrections deviennent de jour en jour plu- formidables dans les déparlements de l'Ouest; en un mot, le mécontentement est universel, et tout annonce une grande crise fort prochaine »

mettre sous la surveillance de la police les écrivains principaux qui rédigeaient les feuilles organes des partis.

La déportation ne devait pas avoir ce caractère cruel du 18 fructidor ; il fallait qu'on empêchât les journalistes d'écrire et voilà tout ; Fouché les envoyait à Oléron * : par ce moyen, et comme nul ne savait mieux toute l'influence du talent , le ministre se réservait la

1 L'arrêté du 12 fructidor an vu est trop curieux pour ne pas être rapporté : Le directoire exécutif,

Vu la loi du 19 fructidor, an v, qui frappe de déportation les propriétaires, entrepreneurs, directeurs, auteurs et rédacteurs des journaux désignés par cette loi ;

Vu l'arrêté du directoire exécutif, en date du 3 frimaire an vu, rendu pour l'exécution de ia ioi du 19 brumaire précédeut, concernant les indhidus frappés par les lois des 19 et 22 fructidor an v ;

Vu les tableaux formés par les administrations centrales des départements de la Seine, de la Seine-Inférieure, de la Dyle et du Rhône, en conformité de l'arrêté du directoire exécutif du 3 frimaire an vu, des indhidus reconnus pour avoir coopéré à la rédaction , ou avoir pris part à l'entreprise des journaux désignés par la loi du 22 fructidor an v ;

Vu pareillement l'arrêté du directoire exécutif, du 28 nivôse an vu ;

Après avoir entendu le rapport du ministre de la police générale;

Arrête ce qui suit :

Art. 1er. Seront déportés, comme propriétaires , entrepreneurs, directeurs, auteurs, rédacteurs des journaux ci-après désignés : Savoir :

Mémorial. Les nommés Laharpe, Fontanes, Bourlct de Vauxcelles ;

Messager du soir. Langlois (Isidore), Lunier, Porte;

Le Miroir. Bcaulieu, de ïallerac, Bridel-Souriguères ;

Nouvelles politiques nationales et étrangères. Boyer, ïhrouet;

L'Observateur de l'Europe. Robert ;

Perlet. Perlei, Lagarde, Fontauilles;

Le Petit Gauthier, ou la petite Poste. Lucet ;

Le Postillon des armées, ou Bulletin général de France. Nicole;

Le Précurseur. Duval;

La Quotidienne. Marchand, Geoffroi, Riche et Ripert :

Rapsodies du jour. Villiers fils, Montmignon, Daudoucet;

Le Thé. Bertlin-d'Antilly ;

La Tribune publique. Leblanc, Dupré ;

Le Véridique. Poujade, Ladevèze ;

L'Argus. Lcfebvi e-Grandmaison, Pontcharraux, dit le Romain ;

Annales catholiques. Sicard ;

Actes des Apôtres. Banuel-Bauvert ;

L' Accusateur public. Richcr-Serizy, Mignerct l'aîné ;

L' Aurore. Grosley, Lasalle, Grimaldy ;

Le Censeur des Journaux. Gailais, Langlois;

Courrier de Lyon. Pelzin ;

Courrier extraordinaire. Gaillot, Denis ;

AU DÉUAKVIL.WKM 01 Oh.>LU.iL liO.NAi'AllTL. 275

faculté de négocier avec les principaux jottenaustei pour les entraîner à lui, et se servir de leur action sur l'opinion publique ; il leur- othail la persécution ou une pension sur la police. Ce que Fouehé maniait habilement, c'était la corruption intime; il faisait servir toutes les forces intellectuelles d'auxiliaires au gouvernement ; il était passé maître sur ce point, et il n'ignorait pas la partie malheureusement eorruptive des hommes de talent.

La seconde mesure fut de faire fermer les clubs , ce grand désordre, les voix si mâles des jacobins, retentissant à la tribune, effrayaient l'opinion publique. La classe bourgeoise avait crainte d'un retour vers l'anarchie ; elle était inquiète à l'aspect de ces vocifération! éclatant parmi les enfants perdus du jacobinisme. Touché n'hésita point encore : il avait imposé la censure aux journaux et mis sous sa main les journalistes ; il ordonna que nulle réunion ne pourrait avoir lieu sans l'autorisation de la police, ordre inflexible qui passa dans le code

L'Antiterroriste, Brouillet, Mcilhac ;

Courrier républicain. Feselicllcs frères, Poucelin, Jardin, Aima} ;

Le Déjeuner. Tulol, Détail) ;

VÈcho. Wassélin ;

L'Éclair. Bertin de Vaux, Neuville ;

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