L .Europe littéraire, Gutli
Gazette française. Fiévé, Debarle ;
Gazette universelle. Rippert;
L'Impartial Bruxellois. Brackenicrs;
L'Impartial Européen. Morne week;
L'Invariable. Royou ;
Le Journal des Colonies. Chotard, Daubonneau, Clausson ;
Journal général de France, ouïe Gardien de la Constitution. Joli\et-Baralli'ie. Teulières.
Art. 2. Le lieu de leur déportation est déterminé à l'île d'Oléron, aux. ternies il.' l'arrêté du 28 nivôse an vu.
Art. 3. Les individus dénommés en l'article 1er, qui se seraient soustraits à la d portation, ou n'auraient pas fait leur déclaration dans te datai presoAl par la loi du 19 brumaire dernier, seront portés sur la liste des éjftigréfl corfoODàÉetit a lu nu me loi.
Art. 4. Leurs biens seront séquestrés eu exécution de l'ai i. 2 3e la loi <ln 22 fructidor an vi.
Art. 5. Le ministre de la police générale prendra de aammkut rensagneSMirts, pour découvrir les propriétaires, eutreprem ur>, auteurs, rédacteurs des joui Le Spectateur du Nord, le Tableau de Paris, le Cri public, les Frère* et Amis, la Défenseur des vieilles institutions, le Journal des Journaux , le Grondeur et l'Abrévialeur universel; ainsi que tous autres individus Grappes pat les loi* dc^ 22 fructidor an v et 19 brumaire dernier, et omis daofi le présent arrêté,
de nos lois. Qu'importaient les idées de liberté? Le public ne s'en occupait guère alors, on était surtout ami de l'ordre ; la lassitude était dans les esprits, tout bruit importunait ; on voulait que l'opinion publique se manifestât paisiblement, et les cris des jacobins faisaient peur. Le ministre fut secondé par toute la bourgeoisie de Paris.
La presse et les clubs comprimés, le pouvoir put agir plus librement en matière d'administration ; on avait besoin d'un peu de silence pour arrêter quelques mesures de gouvernement et de finances, seules capables de préserver l'ordre de choses établi. Cambacérès, ministre de la justice, qui avait fortement contribué à la loi des suspects avec Merlin, et à la loi du 14 vendémiaire an vi sur la responsabilité des communes, proposa une autre mesure épouvantable de sévérité et de police : la loi des otages qui rendait les parents responsables des actions commises dans la guerre civile, par les fils, les frères. Tous les liens de la famille étaient bouleversés , on allait établir dans son sein des dénonciations et des lâchetés ; rien de plus atroce ne fût conçu ; on recourait au système de la convention sans la gloire, sans le grand but de ses mesures. Puis Robert Lindet proposa un emprunt forcé de cent millions, comme loi de finance, pour le service des armées, avec la condition expresse d'un remboursement toujours illusoire. Le budget de l'armée fut considérablement augmenté par une dîme de guerre levée pour repousser l'invasion ; l'emprunt forcé pouvait-il se réaliser? Y avait-il quelque chose de comparable à cette inquisition que l'on jetait dans la famille pour rechercher la fortune de chacun et ses facultés d'argent ? On expliquait toutes ces mesures par la nécessité de se défendre contre l'invasion, et par le besoin de multiplier les ressources l. Chose singulière ! un directoire qui s'était annoncé comme réparateur et libéral, devenait plus violent, plus avide, plus déconsidéré que le quadriumvirat de Rewbell, Laréveillère-Lépeaux, Treilhard et Merlin.
Tel était le dessein peut-être des auteurs de la révolution du 30 prairial et des Bonaparte surtout. Que voulaient-ils, en effet? C'est que, dans cet abandon de toutes choses, quand le despotisme et l'anarchie s'établissaient hautement, quand l'autorité enfin se montrait sous des dehors si odieux, toutes les pensées vinssent se rattacher à
' Voyez ces dispositions épouvantables dans le Bulletin des lois en date du 23 juin et du 12 juillet 1799. Elles excitèrent des soulèvements dans le Midi.