‹ L'Europe pittoresqueChapitre 110 sur 141 · ENTRE VIEUX-BRISACH ET MAYENCE · texte numérisé non relu

ENTRE VIEUX-BRISACH ET MAYENCE

prement dits de la Forêt-Noire cèdent la place à ceux de l'Odenwald (foret d'Odin ou d'Otlon ?) qui en sont la continuation immédiate, mais dont les cimes, toujours belles de coupe, ont infiniment moins de hardiesse. Allons toujours. Spire, la vieille cité

•18d& im P ériale > dont la basilique a reçu sous ses voûtes sépul-

*"' "X craies les dépouilles de tant de souverains d'Allemagne,

vient de disparaître à main gauche dans un des replis du

fleuve; deux nouvelles courbes encore, et nous arrivons au confluent

du Neckar, c'est-à-dire à Mannheim, et près de Heidelberg.

Heidelberg l'universitaire (30 000 habitants) est, sans conteste, une des jolies villes de l'Europe. Assise sur la rive gauche du Neckar! au pied des hauteurs boisées qui terminent de ce côté l'Odenwald, elle offre de plus au touriste je ne sais combien de buts charmants d'excursion ; mais ce qu'on y va voir avant tout, c'est son château, ou plutôt les ruines qui en restent, car, dévasté a deux reprises par les féroces armées de Turenne dans la guerre du Palatinat, 1 édifice s'est vu en outre détruit par la foudre en l'année 1761.

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