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LA HAYE

chaussée court un charmant canal, ombragé tai-môme d'ormes et de tilleul. Chemin a.san , on passe en vue de ee village de Ryswick (Ri J8wijk ) ou fut s ^"™ ans le château du prince d'Orange, le fameux traité qui mi, fin à "g uer de la hgue d Augsbeurg. Quelques instants après, on est h la Haye

La Haye - en hollandais 's Gravenhage (la Haie des Comtes), ou, simplement sHage - est une vile moitié néerlandaise et moitié française, au eacnetToutTovab une sorte de Versailles, aux rues larges, anx vastes places plantées dttre ™ i plus est, dépourvue de canaux; dn moins les quelques artères aquatiques qn'i v r pellent au tounste le trait essentiel et obligatoire dune cité des Pays-Bas y sont

La Haye. — Lo Vivier.

elles à distance respectueuse des quartiers aristocratiques. En revanche, elle a son Vwier, magnifique pièce d'eau creusée au cœur môme de la ville, et dans le miroir frissonnant de laquelle se reflètent les hôtels fastueux habités par la fine fleur de la nobtesse et de la bourgeoisie.

Là toutes les maisons, d'un style sévère et grandiose, donnent l'idée d'un centre officiel, à la tenue correcte, qui est en même temps une localité de plaisance Un proverbe dit : A Rotterdam, on fait sa fortune; à Amsterdam, on la consolide; à la Haye, on en jouit.

Dans ces rues fashionables et paisibles, pavées en briques comme celles de lurin, pas d industrie ni de boutiques. La Haye a peu ou point de trafic. Le gros de la population s'y compose de fonctionnaires, de diplomates, de riches négociants retires des affaires. C'est aussi le séjour habituel du roi, qui passe cependant une

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