AU DISTRICT DES L\CS
une couronne de papier, symbole dérisoire des prétentions de ses adversaires à la royauté, les tètes du duc Richard d'York et de son fils.
Le vieux château, le premier cpic Guillaume le Conquérant édifia sur le sol anglais après sa victoire de Hastings, renferme actuellement le palais de justice et la prison. C'est une construction imposante et massive, avec un donjon circulaire, CUfford's Tower, de l'aspect le plus pittoresque. Mais le joyau d'York, qui possède d'ailleurs une vingtaine d'églises, c'est sa cathédrale, siège de l'un des deux archevêchés de l'Angleterre. Fondée en 626, dans le quartier le plus élevé de la ville, puis reconstruite aux xuC et xiv° siècles en style ogival flamboyant, elle mesure en longueur 7 mètres de plus que Saint-Paul de Londres. A saTaçade ouest se dressent deux tours élégantes, hautes de 65 mètres; une troisième tour, la tour centrale,
District des Lacs.
Lac Windcrmere
s'élance à 72 mètres. L'intérieur de l'édifice est simple et grand, et les vitraux de la nef sont peut-être ce qu'il y a de plus parfait en ce genre dans toute l'Angleterre.
Passé York, nous entrons dans le « District des Lacs », qui s'étend sur les trois comtés du nord, Cumberland, Westmoreland et Lancaster.
Ces lacs, dont les Anglais sont si fiers, et dont le culte a donné naissance à toute une école littéraire, celle des Lakistes, ne sont, en somme, que des coupes minuscules ; les montagnes qui les encadrent n'ont rien non plus de formidable (1 000 mètres au maximum) ; mais, avec leurs ondes pures, leurs pittoresques rochers, leurs ilôts de verdure idylliques, leurs fraîches rives, ils offrent une harmonie d'aspects où à la grâce britannique s'unit parfois la sauvagerie écossaise. La chaîne cumbrienne, d'où part, en face de l'île de Man, l'arête médiane qui sépare le pays en deux grands versants, possède les plus liantes cimes de l'Angleterre, si l'on en excepte le pays de Galles. Les neiges qui s'y accumulent l'hiver, s'en écoulent l'été en
wmû