‹ L'Europe pittoresqueChapitre 7 sur 141 · COUP D'OEIL SUR LIÈGE · texte numérisé non relu

COUP D'OEIL SUR LIÈGE

fut livré aux flammes ; plus de corps de métiers, plus de lois ; rien que le bon plaisir « du seigneur duc et du seigneur évêque » ; plus de portes, plus de murs, plus de fossés ; rien qu'un « grand village où l'on pouvait entrer de partout ».

Depuis lors, il est vrai, Liège a pris sa revanche. Elle n'est pas seulement, par ses squares, ses fontaines, ses églises et ses monuments de toutes sortes, une des plus belles villes de Belgique; elle en est aussi une des plus puissantes, au triple

Liège. — La Perron.

point de vue du commerce, de l'industrie et de l'intelligence. Avec ses faubourgs usiniers et vivants, ses annexes naturelles qui la prolongent au loin dans la vallée et sur les pentes des coteaux, elle compte aujourd'hui près de 200000 âmes.

C'est ici que nous quitterons la Meuse. Nous l'avons prise en France à sa source, nous l'avons suivie à travers tout son sillon supérieur jusqu'à son entrée en Belgique, à l'altitude de 100 mètres environ : laissons-la, au sortir de Liège, doublée désormais d'un canal qui la longe jusqu'à Maëstricht, serpenter jusqu'à ce village d'Héristal où naquit, il y a près de douze cents ans, Pépin le Bref; quelques kilomètres plus loin, passé la vallée latérale dans laquelle s'élève la vieille cité de Tongres, elle pénètre en Hollande, où bientôt nous irons la retrouver.

Bruxelles. — La porte de Hal. (Voy. p. 26.)

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