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TOME II. jg

PÉNINSULE SCANDINAVE ET DANEMARK

rattrapent sur d'autres vermines qui font, pour ainsi dire, partie intégrante de leur être. Au moral, comme tous les nomades restés près de l'état primitif, ils offrent un mélange décevant de naïveté et d'astuce, de sensibilité et de rudesse, qui ne permet guère à l'étranger de les juger sur un simple abord.

Convertis au christianisme depuis deux siècles et demi environ, ils sont protestants en Norvège et en Suède, orthodoxes grecs en Russie : ce qui ne veut pas dire qu'ils ont renoncé sans retour à leurs superstitions et à leurs pratiques fétichistes d'autrefois. Le « tambour de magie », l'écorce fatidique de bouleau, les » pierres runiques » vénérées de leurs aïeux, n'ont point perdu sur eux leur empire. Les femmes d'ailleurs, qui par le costume ressemblent absolument aux hommes, continuent pour la plupart de s'adonner aux arts magiques, et ce sont souvent des sorcières redoutées. On dit que le dernier païen de la race, un certain Rastus, ne s'est converti qu'en 1837. Peut-être, en cherchant bien, trouverait-on encore dans le pays un adepte de la religion atavique.

Voilà l'étrange peuple que nous verrions tout là-bas au fond du golfe extrême de l'Ost-Sée, si, franchissant la Dalécarlie, nous poussions jusqu'à la rivière Lulea ; mais, je le répète, nous ne franchirons pas la Dalécarlie, et nous n'irons pas jusqu'au Lulea.

Hambourg. — Vue prise devant L'église Sainte-Catherine.

ALLEMAGNE

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