‹ L'évaluation du revenu imposable des forêtsChapitre 4 sur 24 · PRINCIPES GENERAUX I I · texte numérisé non relu

PRINCIPES GENERAUX I I

mation, soît dans les gares ou sur les ports. Les prix des bois à prendre en forêt, sur la coupe, varient suivant Téloignement des forêts aux lieux de consommation et les difficultés de transport.

Dans le prix des bois sur coupe entrent les frais d'exploitation (abatage et façonnage) payés aux bûcherons et autres ouvriers par l'exploitant en sus du prix de la coupe. Le propriétaire ne perçoit que le prix des produits sur pied ou dans l'arbre , Ces prix sont ceux résultant des mercuriales après déduction des frais d'abatage, de façonnage et de transport (i).

Les frais d'exploitation et de transport étant réglés à tant le mètre cube, le stère, Tarbre, etc., seront obtenus aisément pour chaque unité de marchandise près des gardes ou des bûcherons, qui, en général, ne pourront les indiquer pour l'ensemble de la coupe. L'application des prix sur pied est le mode d'estimation le plus simple et le moins sujet à erreur.

§4. — Classe de fertilité.

Les frais de transport absorbant fréquemment une part notable de la valeur des coupes, la classe de fertilité ne devra pas être déterminée uniquement d'après la fertilité du sol, mais aussi d'après les difficultés de transport hors forêt et en forêt. Les prix des transports hors forêt dépendent de la distance des forêts aux routes et chemins entretenus en état de viabilité et les prix des transports en forêt dépendent des accidents et du relief du sol, d'une part, et de la nature du terrain, d'autre part.

§ 5. — Calcul des annuités.

Le revenu d'une coupe de bois ne peut être perçu annuellement, il faut attendre que le bois soit devenu exploita-

(i) Il peut arriver que, pour certaines catégories de marchandises, les prix soient nuls ou même négatifs. Ainsi, dans beaucoup de forêts éloignées de centres de population, les bourrées ne trouvent aucun débouché, l'exploitant doit les incinérer sur place, travail payé au prix de 20 francs par hectare. Les bourrées, dans ce cas, constituent non un produit, mais une charge dont le montant doit être déduit du prix de la coupe.

ble; le revenu est donc nécessairement périodique et non annuel.

Or, un revenu de 20.000 francs perçu tous les 2a ans n'est pas la même chose qu'un revenu de i.ooo francs perçu annuellement.

Par le versement de 20 annuités égales, on constitue par

le jeu des intérêts composés un capital A=^ a ^.

Le propriétaire d'une coupe exploitée à 20 ans, qui a dû pendant 20 ans économiser ses revenus, doit retrouver à l'exploitation les intérêts cumulés des revenus non perçus. Si la coupe produit une somme /î, le revenu annuel correspondant est R - — ; — -rj^r :

Tout peuplement forestier, au moment de son exploitation, représente l'accumulation de ses pousses annuelles, de sa naissance à l'exploitation. Chaque feuille est ainsi entrée comme une annuité dans la formation du rendement définitif tant par elle-même que par ses intérêts accumulés. C'est le sol qui a produit la pousse de la première année, la première feuille, l'annuité simple, c'est lui qui la reproduira chaque année. La valeur du peuplement forestier à l'époque de son exploitation ne sera autre chose que toutes ces annuités augmentées de leurs intérêts composés,

soit : R = a - — '—^

d'où rannuitéa= .

(I + tfo ,

Une forêt étant une réunion de coupes, le revenu total du sol de la forêt ne peut être que la somme des revenus de chaque coupe.

En général, la valeur d'une coupe exploitée à l'âge n étant Ry le revenu annuel du sol, revenu imposât le y sera l'annuité a, nécessaire pour constituer en n années le capital /?, au taux de placement t, a = R , — r— : .

aux différents âges de

Les valeurs du facteur

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