‹ L'Évangéline de Longfellow et la Suite merveilleuse d'un poèmeChapitre 8 sur 56 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Henry Wadsworth Longfellow : l'Homme et le Poète en 1845.

[Il n'y eut pas en Amérique, au xix° siècle, de poète plus populaire, au meilleur sens du mot, que ne le fut Henry Wadsworth Longfellow. Longfellow fut pendant un demisiècle le « poète national » américain, sans être toutefois, comme op l’a fort justement remarqué, « le plus américain » des poètes. Jusqu'à sa mort, l’auteur d'Excelsior, et du Psaume de la Vie, d'Evangéline et d’Hiawatha fut aimé et honoré de ses compatriotes presque autant que l'avait été le grand homme d'Etat dont il habitait la maison, à Cambrige (1). Hors d'Amérique, sa popularité était également considérable. Ses poèmes étaient traduits en dix ou douze langues. En Angleterre, en un temps où les Etats-Unis étaient loin d'être un peuple ami, on le lisait avec autant de sym-

(1) Craigie House où habitait Longfellow à Cambridge avait été occupée par Washington après la fameuse bataille de Bunker Hill, pendant la guerre de l'Indépendance.

On lit, par exemple, sous la plume d’un critique américain, le professeur William P. Trent, dans l'excellent article consacré à Longfellow dans The Cambridge History of American Literature, édition de 1933 : € Longfellow was... the most popular poet of his generation » (p. 34) : the most heartily loved poet of his generation » (p. 35) ; T'he Cambridge History of American Literature, 3 vol. Cambridge et New-York, 1933, t. IL, chapitre xu.

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