ÉI'REL'VES RÉSERVÉES AUX DISCIPLES
eritis odio omnibus propier nomen meiim. Qui autem persévéraient u^que in finem, Jiic salvus erit. ^^ Cum autem persequentur vos in civitate ista, fugite in aîiam. Amen dico vohis, non consummabitis civitates Israël, donec veniat Filins hominis. 2* Non est discipulus super magistrum, nec servus super domininn suum. 25 Sufficit discipulo ut sit sicut magister ejus; et servo, sicut dominus ejus. Si patremfamilias Beeîzebub vocaverunt, quanto magis domesticos ejus ! ^^ Ne ergo iimueritis eos. Nihil est opertum, quod non revelahitur ; et occultum, quod non scietur. ^^ Qiiod dico vobis in tenebris, dicite in lumine; et quod in aiire auditis, praedicaie super tecta. ^^ Et nolite timere eos qui occidunt corpus, animam autem non possunt occidere ; sed potius timete eum qui potest et animam et corpus perdere in gehennam. ^^ Nonne duo passeres asse veneunt? et unus ex illis non cadet super terram sine Pâtre vestro. 30 Vestri autem capilli capitis omnes numerati sunt. ^^ Nolite ergo timere : muîtis passeribus meliores estis vos. ^^ Omnis ergo qui confiiebitur me coram liominibus, confitebor et ego eum coram Pâtre meo qui in caelis est. ^^ Qui autem negaverit me coram hominibus, negabo et ego eum coram Pâtre meo qui in caelis est.
Après la courte parenthèse des versets 19 et 20, le Seigneur rexient à Tannonce des persécutions qui attendent la prédication chrétienne. Humainement parlant, l'évangile n'avait, semble-t-il, rien à redouter. Aristote et Platon avaient enseigné, sans que les autorités s'élevassent contre eux. Pourquoi cette doctrine nouvelle, toute religieuse, toute bienfaisante, qui d'ailleurs était capable de montrer sa jDarenté avec l'ancienne doctrine, qui possédait ses titres dans les livres mêmes de l'Ancien Testament : pourquoi n'eût-elle pas bénéficié de la pacifique disposition qui avait accueilli déjà tant de systèmes philosophiques ou religieux? Pourquoi eût-elle été repoussée, \'iolemment contredite? Peut-être n'y avait-il, dans toutes les conditions de l'avenir oi^i entraient les apôtres, rien qui fût plus inattendu que la i^ersécution, rien par conséquent à quoi ils dussent être préparés plus soigneusement par leur Maître. Ce devait être pour eux une telle surprise, un tel scandale ! Le trouble entrant dans les familles avec cette doctrine qui s'annonçait comme divine et comme pacifique : le frère livrant son frère à la mort, le père son fils ; les enfants se soulevant contre leurs parents et les faisant mourir ; les disciples du Christ en butte à la haine de tous, à cause de son