‹ L'évangile de notre-Seigneur Jésus-ChristChapitre 141 sur 340 · LA FOULE REJOINT JÉSUS A CAPHARNAUM · texte numérisé non relu

LA FOULE REJOINT JÉSUS A CAPHARNAUM

résument à grands traits les bienfaits que sema le Seigneur en cette contrée. Des aiiôtres improvisés parcourent le pays et annoncent l'arrivée de JésUs. Partout où l'on apprend sa présence, lui sont amenés tous les malades, quelques-uns étendus sur des lits. Dans les villes, les bourgades et les hameaux, on installe les infirmes sur les places publiques, et on demande au Seigneur de vouloir bien les laisser seulement toucher la frange de son vêtement. Et tous ceux qui le touchaient ainsi étaient guéris.

Jo., VI. — 22 Altéra die, turha qiiae stabat trans mare vidit quia naviciila alia non erat ibi nisi una, et quia non introisset cura discipulis suis Jésus in navim, sed sali discipuli ejus abiissent; -^ aliae vero supervenerunt naves a Tiberiade juxta locum ubi manducaverunt panem, gratias agente Domino. ^^ Cum ergo vidisset turba quia Jésus non esset ibi, neque discipuli eju^, ascenderunt in naviculas, et venerunt Capharnaum quaerentes Jesum. 25 Et cum invenissent eumirans mare, dixerunt ei : Rabbi, quando hue venisti?

La construction des versets 22 à 24; est embarrassée. Voici quel paraît en être le sens. Le lendemain du jour où eut lieu la multiplication des pains, la foule, qui s'était dispersée la veille aux environs de Bcthsaïde-Julias, se rassembla sur le rivage (« de l'autre côté de la mer >>, aux environs de Capharnaum, où viennent d'aborder les apôtres). Cette foule avait constaté, la veille au soir, qu'il ne se trouvait là qu'une barque unique et que les seuls disciples, non le Seigneur, y étaient montés. D'autres barques étaient venues de Tiberiade pendant la nuit ou le matin, avaient abordé près du lieu « où l'on avait mangé le pain, multiplié par la prière du Seigneur ». La foule amenée par ces barques cherche le Seigneur, s'aperçoit qu'il n'est plus dans la région, et suppose naturellement que, pour rejoindre ses disciples, il a contourné le lac par le nord et s'arrêtera à Capharnaum, sa résidence habituelle. Dès lors, tous ceux qu: iieUvent trouver place dans les barques venues de Tiberiade rebroussent chemin vers Capharnaiim, à la recherche de JésUs, et comme ils ne l'ont pas trouvé au delà de la mer, au lieu de son miracle, ils lui demandent : « Maître, quand êtes- vous venu ici? » Le chemin qui contourne

le lac est troj) considérable, la nuit surtout, pour avoir été fourni si vite à pied ; aussi la foule s'étonne et soupçonne que le Seigneur a pris pour rejoindre ses disciples Un chemin à lui : « Vous n'avez pris ni le bateau d'hier, ni ceux de ce matin ; vous n'avez pas eu le temi^s d'arriver par la côte : alors, quand et comment êtes -vous venu? »

Jo., VI. — 2^ Respondit eis Jésus, et dixit : Amen, amen dico vobis, quaerîtis me, non quia vidistis signa, sed quia manducastis ex panibus, et saturati estis. ^^ Operamini non cihum qui périt, sed qui permanet in vitam aeternam, quem Filius hominis dabit vobis. Hune enim Pater signavit Deus. ^^ Dixerunt ergo ad eum : Quid faciemiis ut operemur opéra Dei? ^^ Respondit Jésus, et dixit eis : Hoc est opus Dei, ut credatis in eum quem misit ille. ^^ Dixerunt ergo ei : Quod ergo tu jacis signum, ut videamus, et credamus tibi ? quid operaris ? ^^ Patres nostri manducaverunt manna in deserto, sicut scripium est : Panem de caelo dédit eis mandu^are. ^'■^ Dixit ergo eis Jésus : Amen, amen dico vobis, non Moyses dédit vobis panem de caelo, sed Pater meus dot vobis panem de caelo verum. ^^ Panis enim Dei est, qui de caelo descendit, et dot vitam mundo. ^^ Dixerunt ergo ad eum : Domine, semper da nobis panem hune. ^^ Dixit autem eis Jésus : Ego sum panis vitae; qui venii ad me non esuriet, et qui crédit in me non sitiet unquam. ^® Sed dixi vobis, quia' et vidistis me, et non creditis. ^' Omne quod dut mihi Pater, ad me veniet; et eum qui venit ad me, non ejiciam foras. ^^ Quia descendi de caelo, non ut faciam voluntatem meam, sed voluntateni ejus qui misit me. ^^ Haec est autem voluntas ejus qui misit me, Pairis, ut omne quod dédit mihi, non perdam ex eo, sed resuscitem illud in novissimo die. ^" Haec est autem voluntas Patris mei qui misit me, ut omnis qui videt Filium, et crédit in eum, Jiabeat vitam aeternam; et ego resuscitabo eum in novissimo die. *^ Murmurabant ergo Judaei de illo, quia dixisset : Ego sum panis vivus qui de caelo descendi. ^^ Et dicebant : Nonne hic est Jésus, filius Joseph, cujus nos novimus patrem, et matrem ? quomodo ergo dicit hic : Quia de caelo descendi ? '^^ Respondit ergo Jésus, et dixit eis : Nolite murmurare in invicem. ** Nemo poiest venire ad me, nisi Pater, qui misit ine, traxerit eum ; et ego resuscitabo eum in novissimo die. ^^ Est scripium in prophetis : Et erunt omnes docibiles Dei. Omnis qui audivit a Paire, et didicit,

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