VIE CACHÉE A NAZARETH T
Le dernier verset reproduit presque textuellement ce qui a été dit plus haut de saint Jean-Baptiste (i, 80), puis du Sauveur lui-même (ii, 40). Il s'agit des accroissements de Jésus. Il grandissait en sagesse : non pas, expliquent les théologiens, dans sa sagesse divine, ni dans sa science béatifique, ni dans sa science infuse. Mais il y avait progrès réels dans sa science expérimentale, dans sa sagesse humaine et acquise : car l'humanité du Seigneur est sœur de la nôtre, et, sauf les réserves que nous venons d'indiquer, elle s'est soumise aux mêmes lois. En même temps que de la sagesse, il y avait développement régulier de la taille, de la stature physique (v,X'./.{x, ce que la Vulgate a entendu de l'âge). Saint Luc ajoute quïl croissait en grâce : c'est-à-dire que les indices de la complaisance divine étaient de jour en jour plus manifestes chez le Fils de Marie ; quelquesuns l'ont entendu de la beauté. Il grandissait ainsi « au regard de Dieu et des hommes » ; la même remarque avait été faite au sujet de Samuel (I Reg., ii, 26). Le Seigneur travaillait avec saint Joseph. Sa vie s'écoulait, douce et calme. Et les hommes n'avaient point encore appris à le haïr.