L'ÉVANGII.E DE N.-S. J.-C
rant de Galilaea, videruni monumentum, et qxiemadinodum positum erat corpus ejus. ^® Et revertentes paraverunt aromata et unguenta, et sahhato quidem siluerunt secundum mandatum.
Jo., XIX. — ^^ Post haec autem rogavit Pïlatuni Joseph ah Arimathaea, eo quod esset discipiilus Jesu, occultus autem propter metum Judaeorum, ut tolleret corpus Jesu. Et permisit Pilatus. Venit ergo, et tulit corpus Jesu. ^^ Venit autem et Nicodemus, qui venerat ad Jesum nocte primiim, ferens mixturam myrrhae et aloes, quasi libras centum. ^^ Acceperunt ergo corpus Jesu, et ligaveruni illud linteis cum aromatihus, sicut mos est Judaeis sepelire. ^^ Erat aidem in loco, uhi crucifixiis est, hortus ; et in horto monumentum novum, in quo nondum quisquani positus erat. ^^ Ibi ergo propter parasceven Judaeorum, quia juxta erat monumentwn, posu^runt Jesum.
« Après cela », dit saint Jean, c'est-à-dire après l'ensemble des événements racontés plus haut, et non pas spécialement après le brisement des jambes infligé aux larrons et le coup de lance porté au Seigneur. En effet, les deux députations envoyées à Pilate, celle des pharisiens et celle de Joseph, semblent s'être sui\ies de très près : dès lors on s'exi3lique Tétonncment du gouverneur. Un riche personnage, membre du Sanhédrin, mais qui n'avait pris aucune part à la décision et aux menées de ses collègues, Joseph d'Arimathie, homme juste et bon, attendant lui aussi, comme Siméon, le Royamne de Dieu, disciple de Jésus, mais discrètement et en cachette, à cause des menaces des Juifs, se présenta devant Pilate, à qui appartenait le corps du Seigneur, et le lui demanda. C'était une exception qu'il sollicitait, car l'excommunié dans la vie devait demeurer excommunié dans la mort. Saint Marc observe qu'il y avait un acte de courage et une réelle intrépidité à se déclarer ainsi l'ami de Jésus ; mais à cette heure bien des timidités s'évanouissent. Pilate accueillit la requête de Joseph aussi favorablement qu'il avait accueilli, un instant auparavant, la requête des Juifs : toute cette affaire l'excédait et il avait hâte de conclure. Il sétonna seulement que le Seigneur eût déjà succombé. Mais le centurion, de garde au Calvaire et qui venait de rentrer, fit son rapport et confirma l'attestation de Joseph. Alors Pilate donna des ordres pour que le corps fût abandonné à ce dernier.