‹ L'évangile de notre-Seigneur Jésus-ChristChapitre 50 sur 340 · L'APOSTOLAT^GALILÉEN · texte numérisé non relu

L'APOSTOLAT^GALILÉEN

vinrent, et l'on remplit les deux barques, qui furent chargées jusqu'à menacer de sombrer. Rapprochée de l'insuccès de la nuit, cette pêche était bien un miracle. Simon-Pierre (on lui donne ici ses deux noms) le comprit, et, dans son humilité, il tomba aux genoux du Seigneur. Il prit conscience du contraste qui existe entre un pauvre pêcheur et pécheur tel que lui et la sainteté, la pureté de Jésus. Il rougit de l'intimité dans laquelle le Seigneur consentait à vivTc avec lui. Sans doute il avait vu d'autres prodiges ; peu auparavant avait eu lieu la guérison de sa bellemère ; mais chacun de ces miracles faisait son œuvre en l'esprit de Pierre et la grâce diWne les lui commentait intérieurement. Sa foi pressent en son maître une force surhumaine. Un jdo avoir sujîérieur à celui qu'Adam posséda sur la nature : la sainteté et le pouvoir de DicU même : « Retirez-vous de moi. Seigneur, dit-il, parce que Je suis un homme pécheur. » En eff -t, poursuit l'évangile, une terreur religieuse l'aA'ait saisi et comme enveloppé, de même que ses compagnons, à la vue de cette j^êche miraculeuse qu'ils venaient de faire. « Vous avez tout soumis sous ses pieds, chantait le Psalmiste, les oiseaux du ciel et les poissons qui circulent sur tous les sentiers de la mer ! » Mais le Seigneur rassure Simon, et tous les autres en même temps. «Ne craignez point, lui dit-il ; dé.sorjnais ce sont des hommes que vous prendrez au filet. » Et ayant ramené les barques à terre, ils abandonnèrent tout et le sui^-irent. La parole du Seigneur et le geste résolu des apôtres nous sont connus déjà; il n'y a rien d"in\Taisemblable à ce qu'ils se soient répétés j^lusieurs fois.

Page 1