‹ L'évangile du Bouddha, raconté d'après les anciens documents; traduit de l'anglais avec autorisation de l'auteurChapitre 121 sur 204 · LXX. — Une vie de luxe · texte numérisé non relu

LXX. — Une vie de luxe

1. — Tandis que le Bouddha prêchait sa loi pour la conversion du monde dans le voisinage de Çrâvasti^^^ un homme très riche, qui souffrait de nombreux mauXf vint vers lui les mains jointes et dit : «Bouddha, que le monde adore, pardonne mon manque de respect si je ne te salue pas comme je devrais le faire, mais je suis fort incommodé par l'obésité, la pléthore, l'assoupissement et d'autres infirmités, de

sorte que je ne puis me mouvoir qu'avec peine. »

2. — Le Tathâgata, voyant le luxe dont cet homme était entouré lui demanda : « Désires-lu connaître la cause de les maux? » Et quand l'homme opulent eut exprimé son désir de la savoir, le Bienheureux dit : « Il y a cinq choses qui produisent l'état dont tu te plains : les repas abondants, l'amour du sommeil, la passion du plaisir, l'insouciance et le manque d'occupation. Modère-toi à tes repas, et prends à ta charge quelques devoirs qui exerceront tes capacités et te rendront utile aux autres hommes. Si tu suis mon conseil tu prolongeras ta vie ».

3. — Le riche se souvint des paroles du Bouddha et quelque temps après ayant retrouvé sa légèreté de corps et une vigueur juvénile il retourna vers Celui que le monde adore et venant à pied sans chevaux ni serviteurs, lui dit : « Maître, tu as guéri mes maux corporels, je viens maintenant chercher la lumière pour mon âme ».

4. — Et le Bienheureux dit : « Le mondain nourrit son corps, mais le sage nourrit son âme. Celui qui se plaît dans la satisfaction de ses appétits travaille à sa propre destruction; mais celui qui marche dans le chemin trouvera à la fois le salut de son âme et la prolongation de sa vie. »

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