‹ L'évangile du Bouddha, raconté d'après les anciens documents; traduit de l'anglais avec autorisation de l'auteurChapitre 35 sur 204 · XXII. — V Offrande du Roi · texte numérisé non relu

XXII. — V Offrande du Roi

1. — Le roi ayant pris refuge dans le Bouddha invita le ïathâgata à venir dans son palais, disant : « Le Bienheureux daignera-t-il prendre son repas avec moi demain, et aussi la confrérie des bhikchous? »

2. — Le matin suivant, le roi Sainya Bimbisâra vint annoncer au Béni que l'heure du dîner était sonnée : « Vous êtes mon hôte ardemment attendu, ô Seigneur du monde, venez ; le repas est prêt. »

3. — Et Bhagavat, ayant revêtu ses robes, prit son bol à aumônes et entra avec un grand nombre de bhikchous dans la cité de Râdjagrihâ.

4. — Çakra^^ le roi des dieux^ prenant l'aspect d'un jeune brahmane, marcha devant lui en chantant ces gâlhas :

5. — « Celui qui enseigne à se maîtriser avec ceux qui ont appris à se maîtriser, le Rédempteur avec ceux qu'il a rachetés, le Bienheureux avec ceux à qui il a donné la paix, est entré dans Râdjagrihâ ! Salut au

Bouddha, notre Seigneur? Gloire à son nom et bénédiction pour tous ceux qui ont pris refuge en lui ! »

6. Quand Bhagavat eut terminé son repas, et lavé son bol et ses mains, le roi s'assit auprès de lui et pensa :

7. — « Où trouverai-je une résidence pour le Bienheureux, ni trop éloignée de la ville ni trop près, commode pour y aller et en revenir, d'un accès facile pour tous ceux qui désirent le voir, un lieu qui ne soit pas trop encombré par la multitude pendant le jour et point bruyant la nuit, sain et approprié à une vie de retraite?

8. — « 11 y a mon jardin de plaisance, la forêt de bambous de Vénouvana^^ qui remplit toutes ces conditions. Je l'offrirai à la confrérie des bhikchous que préside le Bouddha. »

9. — Et le roi consacra son jardin de plaisance à la confrérie et dit : « Que le Bienheureux daigne accepter ce présent ! »

10. — Alors Bhagavat, ayant silencieusement témoigné son acquiescement, réjoui et édifié par un discours religieux le roi de Magadha, se leva de son siège et se retira.

XXIII. — Çâripoutra et Maudgalyâyana, 1. — Ence temps^ Çâripoutra^» etMaudgalyâyana^'^^

tous deux brahmanes et chefs des adeptes de Sandjaya^^^, menaient une vie religieuse. Ils s'étaient dit mutuellement : « Celui de nous qui le premier atteindra le Nirvana le dira à l'autre. »

2. — Et Çâripoutra ayant aperçu le vénérable Açvadjit^*^^ qui mendiait, les yeux modestement baissés et avec des manières dignes, s'écria : « En vérité ce çramana^^^ est entré dans le bon chemin, je vais Tinterroger et lui demander : Au nom de qui, ami, vous êtes-vous retiré du monde? Quel est votre maître et quelle doctrine professez-vous?

3. — Et Açavadjit répondit : « Je suis un disciple du grand Çâkyamouni. Il est le Bouddha, le Bienheureux^ et c'est en son nom que je me suis retiré du monde. Bhagavat est mon maître et je professe sa doctrine. »

4. — Et Çâripoutra vint auprès de Maudgalyâyana, lui raconta sa rencontre et tous deux dirent : « Nous irons trouver Bhagavat, afin que lui> Bhagavat, soit notre maître. » Et avec tous leurs disciples ils allèrent vers le Talhâgala et prirent refuge dans le Bouddha.

5. — Et le Saint dit : « Çâripoutra est semblable au fils aîné d'un monarque maître du monde ^*^^ qui, en qualité de premier disciple aide le roi à faire tourner la Roue de la Loi. »

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