‹ L'évangile du Bouddha, raconté d'après les anciens documents; traduit de l'anglais avec autorisation de l'auteurChapitre 59 sur 204 · XXXVII. — Le schisme · texte numérisé non relu

XXXVII. — Le schisme

1. — Tandis que Bhagavat résidait à Kauçâmbî*^^, un certain bhikchou fut accusé d'avoir commis une faute, et, comme il refusait de la reconnaître, la confrérie prononça contre lui une sentence d'expulsion de l'ordre.

2. ■— Or ce bhikchou était savant. Il connaissait le Dharma^^^, avait étudié les règles de l'ordre, et était sage, instruit, intelligent, modeste, consciencieux et docile à se soumettre à la discipline. Et il alla vers ceux qui étaient ses compagnons et ses amis parmi les bhikchous, en disant : « Ce n'est pas une faute, mes amis; ce n'est pas un motif pour une sentence d'expulsion. Je ne suis pas coupable. Le jugement est illégal et sans valeur. C'est pourquoi je me considère

toujours comme membre de l'ordre. Que les vénérables frères m'assistent pour défendre mon droit ».

3. — Ceux qui étaient du parti du frère expulsé vinrent vers les bhikchous qui avaient prononcé la sentence en disant : « Ce n'est pas une faute » ; tandis que les bhikchous qui avaient prononcé la sentence répondaient : « C'est une faute ».

4. — Ainsi il s'éleva des disputes et des querelles, et le Saiig-hafut divisé en deux partis qui s'injuriaient et se diffamaient mutuellement;

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