Et tous ces événements furent rapportés au Bienheureux
6. — Alors Bhagavat alla à l'endroit où étaient les bhikchous qui avaient prononcé la sentence d'expulsion et leur dit : « Ne croyez pas, ô bhikchous, que vous puissiez prononcer l'expulsion contre un bhikchou, quels que soient les faits de la cause, en disant simplement : — Il nous paraît que c'est ainsi et c'est pourquoi il nous plaît d'agir ainsi contre notre frère. — Que ces bhikchous qui prononcent légèrement une sentence contre un frère connaissant le Dharma et les règles de Tordre, savant, sage et intelligent, modeste, consciencieux et prêt à se soumettre à la discipline, redoutent de causer des divisions. Ils ne dojvent pas prononcer une sentence d'expulsion contre un frère simplement parce qu'il refuse de reconnaître sa faute. »
7. — Alors Bhagavat se leva et vint vers les frères qui soutenaient le frère expulsé et leur dit : « Ne
l'évangtle du bouddha 113
croyez pas, ô bhikchous, que si vous avez commis une faute vous n'avez pas besoin de l'expier, pensant : — Nous sommes sans faute. — Quand un bhikchou a commis une faute qu'il ne considère pas comme une faute, tandis que la confrérie le considère comme coupable, il doit penser : — Ces frères connaissent le Dharma et les règles de Tordre, ils sont savants, sages, intelligents, modestes^ consciencieux et prompts à se soumettre à la discipline ; il est impossible qu'ils agissent envers moi par égoïsme, par méchanceté, par erreur ou par crainte. — Qu'il redoute d'être la cause de divisions etreconnaisseplutôt sa faute d'après l'autorité de ses frères. »
8. — Les deux partis continuèrent à observer rOupavasatha et à accomplir les actes du culte indépendamment Tun de l'autre, et quand leur conduite fut rapportée au Bienheureux,, il décida que l'observance de rOupavasatha et la célébration des actes du culte étaient légales, inattaquables et valides pour les deux partis. Car, dit-il: « Les bhikchous qui tiennent pour le frère expulsé constituent une communauté différente de ceux qui ont prononcé la sentence. 11 y a de vénérables frères des deux côtés. Puisqu'ils ne s'entendent pas, laissons-les observer FOupavasatha et célébrer les actes du culte séparément. »