‹ L'évangile du Bouddha, raconté d'après les anciens documents; traduit de l'anglais avec autorisation de l'auteurChapitre 7 sur 204 · IV. — Naissance du Bouddha · texte numérisé non relu

IV. — Naissance du Bouddha

1. — Il y avait à Kapilavastou^ un roi Çâkya"^, ferme en ses desseins et révéré par tous les hommes, un des descendants d'Ikchvâkou^ qui s'appelait Gautama^ et son nom personnel était Çouddhodana^^ ou Riz-Pur.

2. — Son épouse, Mâyâ-dév!*^ était aussi merveilleusement belle que le lis d*eau et d'un cœur aussi pur que le lotus. Ainsi que la Reine des cieux^^, elle vivait sur la terre pure de désirs et immaculée.

3. — Le roi, son mari, la révérait en sa sainteté et l'esprit de vérité était descendu en elle.

4. — Quand elle sut que l'heure de la maternité approchait, elle pria le roi de l'envoyer chez ses parents ; et Çouddhodana, plein de sollicitude pour sa femme et l'enfant qu'elle lui donnerait, acquiesça volontiers à sa demande.

5. — Gomme elle traversait le jardin de Loumbinî*^, l'heure arriva; on lui prépara une couche sous un Plakcha ** altier, et l'enfant sortit de la matrice semblable au soleil levant, radieux et parfait.

6. — Tous les mondes furent inondés de lumière. Les aveugles recouvrèrent la vue à cause de leur ardent désir de contempler l'arrivée de la gloire du Seigneur; les sourds-muets se parlèrent les uns aux autres des heureux présages annonçant la venue du Bouddha. Les bossus se redressèrent; les boiteux marchèrent. Tous les prisonniers virent tomber leurs chaînes, et les feux de tous les enfers s'éteignirent.

7. — Aucun nuage ne se montra dans le ciel et les eaux souillées devinrent claires, tandis qu'une musique céleste emplissait les airs et que les anges se réjouissaient avec bonheur. Ce n'était pas d'une joie égoïste ou partiale qu'ils se réjouissaient mais pour l'amour de la Loi ; car la création submergée dans l'océan de la douleur allait enftn obtenir un adoucissement à ses peines.

8. — Les cris des animaux firent silence; tous les êtres malfaisants reçurent un cœur aimant, et la paix régna sur la terre. Mâra*^ le méchant, seul était dans la peine et ne se réjouissait pas.

9. — Les rois des Nâgas^^, désirant avec ardeur faire montre de leur respect pour la très excellente Loi, de même qu'ils avaient rendu hommage aux Bouddhas antérieurs ^"^ vinrent rendre visite au Bodhisattva^Mls répandirent devant lui des fleurs de mandâra, heureux, d'une joie sincère, d'apporter leurs hommages religieux.

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