‹ L'évangile du Bouddha, raconté d'après les anciens documents; traduit de l'anglais avec autorisation de l'auteurChapitre 87 sur 204 · LI. — Question de Simha sur r anéantissement · texte numérisé non relu

LI. — Question de Simha sur r anéantissement

1. — En ce temps beaucoup de citoyens distingués s'étant assemblés dans le palais de la ville louaient de toute façon le Bouddha, le Dharma et le Sangha. Siriiha, le général en chef, disciple de la secte des Nirgranthas^^^, était assis parmi eux. Et Simha pensa : « Véritablement, Bhagavat doit être le Bouddha, le Saint. Je veux aller le voir. »

2. — Alors Simha, le général, vint au lieu où se trouvait le chef des Nirgranthas, Djnyâtapoutra^^^ et s'étant approché de lui, il dit : « Je désire, Seigneur, aller voir le Çramana Gautama. »

3. — Djnyâtapoutra répondit : « Pourquoi voulezvous, Simha, vous qui croyez aux conséquences des actes suivant leur mérite moral, aller voir le Çramana Gautama qui nio la conséquence des actes? Le Çramana Gautama, ô Simha, nie la conséquence des actes; il enseigne la doctrine d'inaction; et dans cette doctrine il exerce ses disciples. »

4. — Alors le désir d'aller voir le Bienheureux, qui s'était éveillé chez Simha, le général, diminua.

5. — Ayant de nouveau entendu glorifier le Bouddha, le Dharma et le Sangha, Simha consulta une seconde fois le chef des Nirgranthas, et cette fois

encore Djnyâtapoutra le persuada de n'y point aller.

6. — Lorsqu'une troisième fois le général eut entendu des hommes de distinction exalter les mérites du Bouddha^ du Dharma et du Sangha, il pensa : « En vérité, le çramana Gautama doit être le saint Bouddha. Que me font les Nirgranthas, leur approbation ou leur désapprobation. J'irai sans leur en demander permission voir le Bienheureux, le Saint Bouddha. »

7. — Et Simha, le général, dit à Bhagavat : « J'ai entendu dire, Seigneur, que le çramana Gautama nie le résultat des actes; qu'il enseigne la doctrine d'inaction, disant que les actes des êtres vivants ne reçoivent pas de récompense ; car il proclame l'anéantissement et le caractère méprisable de toutes les choses, et que dans cette doctrine il exerce ses disciples. Enseignez-vous la disparition de l'âme et la destruction de l'être de l'homme? Je vous en prie, dites-moi. Seigneur, si ceux qui parlent ainsi disent la vérité, ou s'ils portent un faux témoignage contre Bhagavat, faisant passer une doctrine apocryphe pour votre Dharma ? «

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