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Vous voyez donc bien que vous n*avez aucun sujet de craindre.
Car, en vérité, j'espère bien que vous ne craignez pas de mourir.
Or le sang des martyrs populaires est la semence des révolutions.
Si Jésus-Christ soulage toutes les infirmités humaines et guérit toutes les langueurs^ c'est ebcore parce que les maladies étant les fruits amers de la pauvreté» il est venu sur la terre pour bannir les unes en détruisant l'autre.
Le jour où la misère aura disparu du mondQ I^ maUdies diminueront.
L'Ëvangile nous rapporte plusieurs miracles de Jésus-Christ.
Ici c'est une femme cananéenne» maltraitée des Juifs, qui A traîne aux genoux du Seigneur pour avoir la guérison de sa fille et qui l'ob* tient;
lia c'est une femme atteinte d'un flt\x de
— ioa —
sang qui teuche seuiemcMC ^ d^riàre la frange de la robe de Jésus, et qui ési guérie^
« Jésus allait par toute la Galilée» enseigoaUt a dans les synagogues et prêchant TËvangile «duroyaume»
ce Et il guérissait toutes les langueurs dont « le peuple était afffligé. »
Le christianisme révolutionnaire répétera parmi les peuples les mêmes miracles.
Sa marche sera également une marche glo-^ rieuse et triomphante qui guérira sur son chemin les infirmités du peuple.
La pauvreté 9 cette mère de tous les maux, s*éloignera.
Ces quartiers infects qui semblent dans lios villes de sombres maladreries s*àssaihiront. .
Les hôpitaux ne recevront plus en abondance les déplorables ruines de l'humanité^ sanà cesse abattue par la faim ou rongée par là misère.
. Alors les peuples, délivirés, secoueront cette pâleur maladive èl Cèà langueurs héréditaires qu'ils portent dans leurs membres souffrants.
Àibrs lès gtÂbàltëts se lèveront de \éûH gtabatô.
Alors les pàitttréâ filles ttâitêes tnàihténàht comme des chiennes, et qui ramassent à ^iïïé
let mteiies tombées des tables honnêtes, crie* root et seront écoutées»
Et leur enfant malade leur sera rendu.
Alors les lazares enfouis depuis plus de quatre miye ans,
Toute cette tourbe d'hommes souterrains et ténébreux qui puent» rongés de vermine,
Tous ces morts civils Sur la tête desquels la société a mis un linceul et scellé tine pierre,
Aces paroles du Christ ditesd' une voix forte:
a Lazares, sortez dehors ! »
Se lèveront,
Et ils sortiront de leur sépulcre ayant encore les pieds et les mains liés de bandes et le- visage enveloppé d'un suaire.
Et ils étendront les mains vers le ciel,
Et de par jfésus diors il leuir sera dit qës mots, que nous voudrions entendre proclaiiâëir et sonner, dès ce moiàent, dans le motidé jpàr la boucbe de cuivre de là trom^'tle :
<c béliez-les et les laissez aller, $ohité ètûiSte <c àiire! »
Et les peuples alors seront dansPédmiràtiôto,
Et paHaht de cectîKstiànîsmb tiu&iain el révolutionnaire qui aura guéri les malades, nettoyé les lépreux, réssusciie teà moHs , di^ié léè miiiÀh àëi ^^vër^é et d^àrij^é ta ili^ë du
monde » ils diront de lui comme autrefois de Je sus » qu'il a passé en faisant du bien, transiz^ benefadendo.
<mi»
Le Sauveur nous déclare que non-seulement les pauvres, les opprimés, les dénués sont ses amis, mais qu'encoreâl réside et est présent en eux;
De telle sorte que cette portion humiliée, malade, esclave du genre humain est une moitié visible du corps de Jésus-Christ,
a J'ai eu faim, dit-il aux justes, et vous m'a- « vez donné à manger ; j*ai eu soif, et vous m'ait vez donné à boire; j'ai été étranger, et vous « m'avez logé.
« J'ai été nu, et vous m'avez vêtu ; j'ai ét$ « malade, et vous m*êtes venu voir; j'ai été prî« « sonnier, et vous m'avez visité.
« Les justes répondrOiit. : Seigneur, jquand « est-ce que nous vous avons vu avoir faim
« et que nous vous avons donné à manger?
c avoir soif, et que nous vous avons donné a € boire?
a £t quand nous vous avons vu étranger, et k nous vous avons logé ? ou nu, et nous vous «avons vôlii?
« Ou quand nous vous avons vu malade ou « prisonnier, et nous vous avons visité?
tf Le Roi leur répondra : Je vous dis, en vé- « rite, que toutes les fois que vous avez fait €' ces choses envers les moindres de mes|frères, c'est envers moi que vous les avez faites,
« Alors il dira aux autres :
« J'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné k à manger; j'ai eu soif, et vous ne n^*avez pas «donné à boire;
«J'ai été étranger, et vous ne m'avez pas « logé; j'ai été nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; « j'ai été malade et prisonnier, et vous ne m'a- « vez pas visité.
« Alors ils lui diront aussi : Seigneur, quand » est*ce que, vous voyant avoir faim ou soif, ou « être étranger, malade, ou prisonnier, nous a ne vous avons pas secouru?
« Et il leur répondra : Je vous dis, en vérité, « qu'autant de fois que vous avez manqué de K rendre ces devoirs à l'un de ces petits vous
tf i¥6Kmanqtié 4e me les reûdre àiAOi^&ditiê. "»
Jésus parle ici au nom de la grâiide tilfllUhnité souveraine dont il est l'image et l^iÉeir-» dation : c'est pour cela qu^tl se nommé roi.
Il établit ce fait, que la justice censtste dlrtit le dévouement de l'homme à l'hôm«ie> dit Irère au frère ;
Il nous enseigne, par cette même yoîCi ^e l'humanité ou leChrist, qui en est le représentant, réside aussi bien tout entière daïis tes membces petits ou souffrants que dafts ses membres glorieux,
Et que, par conséquent, ^manquer à ces petits et à ces souffrants, en lés<iaîssant^laÉgieiir, c'est inaiiquer i l'humà&îté.
Ck>upables donc vous êtes , ô gouf eirâemefits qui voyes lepaune avoir faim ei soif, i'^crààger manquer de gtte, le malheureux grcAMer Thiver sans vêtement et qui ne venez pas i ébâ secours!
Coupables vous êtes envers etix d'abotd, envers l'htimanité ensuite, coupables enSn ^* vers Dieu ! '
'flWW*
qu'ils» jeûnent Çflpmw \i» difieiplas de Itan.
tt. y s^^ g^fti^ qpi «^ djaenicbséti€n6^ pfflrce qu'ils font de longues prières, commeliMliiife» pas « % ^'iai^ii^lil ilfili force de paeoles ils
11 y a desjseiM^ qpi sftdtaeni gkré l i a ii t ya rce ^'Uf^ Çj^veiit um^fi iMnrtes àtt fv^tiqueè re^ i|^«jUif(i^ ÇQRMi^ faisaient les scribes^ e( les princes des prêtres.
U; y s^ deis gtDS qMÎ se 4iseQli cbréliens parce qu'ils passent leur temps dans le témpltt CimiDil^ aHnPsfQi^ les ph^isiena et les docteurs de la loi;
KgÛ» en.vériié» je \ous le dis, <^ gens^là
Or Jésus, leur maître, est vehu au contraire relever les petits et humilier les grands,
Car ils font des distinctions entre les hommes.
Or Jésus, leur maitre» ne faisait point ac<« ception des personnes.
Car ils se piquent de noblesse et ne mar^ chent de pair qu'avec leurs semblables.
Or Jésus, leur maître, attaquait sans cesse la noblesse dans la personne des pharisiens et haptait les hommes du peuplei
Vous voyeat donc bien qu'ils ne sont point fthrétions»
Ces genS'-là sont durs aux faiblesses de là tilasse pauvre *, ils condamnent cheSi elle avec amertume ri vrognerie, la crapule}
Et Jésus, leur maître, a voul u, en fréquentant les hommes du peuple, passer pour ivrogne et pour crapuleux y vorax et potator vinù
Ces gens-là sont durs aux malfaiteurs et aux prostituées;
Et Jésus, leur maître, aimait de prédilection
les pécheurs et les pécheresses.
Ces gens<»ià sont durs aux misères dupeu^e;
Et Jésus, voyant que les multitudes qui le
suivaient n'avaient point de pain, fit un mii'a-
cle pour le leur en donner.
Vous toyez donc bien qu*il9 ne sont point chrétiens.
ils passent leur vie à des repas fort longs » dans Toisivcle, dans le luxe et dans la mollesse^
£t Jésus» leur maître, avait à peine le temps de manger à récarl un pain grossier : « Venez> « lui disaient ses disciples, prendre un peu de « repos en quelque lieu retiré : car il y avait, « ajoute rÉvangile, un si grand nombre de « personnes qui venaient successivement vers « lui qu'il n'avait pas seulement le temps de' « prendre ses repas. »
Ils rougissent des membres de leur famille qui travaillent et qui ont un état ;
Et Jésus, leur maître, était fils d'un ouvrier»
« Plusieurs de ceux qui Tentendaient, s*é^ c tonnant de sa doctrine,, disaient : Où a*>t-il « appris toutes ces choses? quelle est cette sa- « gesse qui lui a été donnée, et d'où viennent «ces grandes merveilles qui .se font par ses « mains?
« N'esi-il pas charpentier, fils de Marie»
« frère de Jacques, de Joseph, de Jude, de Si« « mon, et ses sœurs, pauvres filles, ne sont* « elles pas parmi nous? »
Us insultent leurs frères pauvres^ qu'ils af« lectent de confondre sous le nom de cmifxUk}
Bt JdsuSi leur maître^ houe déclare que Quiconque dira à son frère raca sera condàftiné^. , Vous toyex donc bien que ces gens«là ne son t pas chrétiens.
LaissesE^les prier leurs longues prières et jeûner leurs jeûnes :
11 ne leur en arrivera pas mieux pour cela ;
<c Car ce n'est pas celui qui dit Seigneur!
«Seigneur! qui entrera dans le royaume de « DieUy mais celui qui fait la volonté du Père « qui est aux cieux. » ^
Or la volonté de Dieu est que les grandes destinées humaines s'9CCom|)lissent.
Et ces gens-là y mettent obstacle en vou* lant résistei- aux révolutions et aux événements qui doivent amener sur la terre le déireloppemeiit de ces destinées.
Ils sont de ceux qui voudraient arrêter le mouvement du monde par un miracle, et qui demandent à Dieu, pour le tenter, comme autrefois les Saducéens, un signe dans le soleil ou dans la lune, c'est-à-dire dans les astres souverains de la société;
Mais il leur sera répondu :
Vous savez discerner les apparences de )'air> et vous ne satçs pa9 connaîtra l9S mx-
Geue race méchante et adultère cherché un miracle, et il ne lui en sera pas donné :
. Mais comme Jonas resta trois jours et trois nuilsdans le ventre d'une baleine, le peuple, fils de Dieu, après trois jours et trois nuits d'épreuve, de lutte, de guerre civile sortira glo« rieux des entrailles de la terre.
Un des fruits de la venue du Christ sur la terre c'est la liberté.
Jésus en fait un devoir à ses disciples :
« Soyez libres, liberi estote! ^
Il est venu apporter dans le monde l'affranr chisseipent :
« Si donc le fils vous met eu liberté yqu$
« serez véritablement libres. »
Ce ne sera plus en effet cette indépendance ortificielle dont se gl6rifia|ei|t les Juifs et (lont nous nous piquons encore à cette benre.
liberté dérisoire qui consiste dans des mois et ne se montre qu'à la surface» tandis que, au fond, elle cache le plus réel et le plus humiliant de tous les esclavages ;
Ce sera la liberté dans sa notion la plus étendue, la liberté du Fils, c'est-à-dire la liberté de frères qui, ne reconnaissant qu'un père qui est Dieu, et ne se devant rien les uns aux autres, ne sont tenus entre eux à aucune subordination.
D'où naîtra maintenant celle libcrlu?dequi aera-t-elle fille?
Jésus-Christ nous répond : De la science.
Connaître c'est cire libre.
« Et vous connaîtrez la vériié, ajoute le « grand Docteur, et la vérité vous délivrera, m L'ignorance, au contraire, est la mère de Tesclavap[e.
« Quiconque commet le péché ( et le péché « c'est l'ignorance) devient, dit Jésus, Tes- « clave du péché. »
C'est en effet le premier moyen dont se servent les gouvernements pour maintenir l'esclavage que d'éteindre la lumière ou du moins de l'accaparer à leur profit.
Jésus, s'adressant aux chefs de la nation, leur dit :
«Malhéurà vous, docteurs de la loi qui avez « pris la clé de la science , vous qui n'êtes « point entrés dans la maison de Dieu, et vous « n'en avez pas permis rentrée à.ceux qui voua laient y pénétrer! »
Ce qui revient à dire chez nous :
•^ Malheur à vous, docteurs ignorants et vains, à vous qui tenez les chaires dans nos écoles ; malheur ù vous tous qui avez pris la clé de la science! Vous n'êlcs point entré dans la vérité, et vous en avez interdit la porto aux esprits courageux qui voulaient y pénétrer.
De tout temps ça été la tactique des ministres de la pensée qui voulaient retenir le peuple en servitude que de lui fermer les voies dç la science en prenant dans leurs mains lo monopole de Tinslruction.
La première des libertés, celle que Jésus- Christ est venu réclamera haute voix, est la liberté Ce la puole et de l'enseignement;
C'est pour cette liberté-là qu'il est mort.
Cette liberté signée du sang d'un Dieu implique dans nos mœurs la liberté de la presse, qui n'est que la parole 'îcritc.
Jésus, au reste, nous annonce que cetl) diffusign dQ h lurriiçre pa la parole et récriture,
gura lieu^n d^it du boisseau dq^\ pif vt^t ^^ couvrir.
« 1) n*y ^ f ieq de secret qui né dql ve mi) jQuf tf être révélé, i»
£t comme il prévoit que la censure v|ei)(|r9 pour fermer la bouche de ses disciples révolutionnaires, il ajoute :
a Cgquejeyousdis ici dans Fombreet (out a baSy prêcbez-lo sur les toits. »
Ne craignez donc plus, frères, de parler haut; montez sur les toits des maisons et précisez )a liberté.
Si Ton vous arrête vous direz que c'est le grand tribun qui vous a ordonné de le faire;
fit si Ton vous derpande quel est ce tribun y
Voustéppndrez qi|e c'est Jésus de Nazareth , le charpentier.
Celui que le monde a nommé parole de Dieu , verbvkm Dei !
Ojr Jésus proposa à ses disçjplôs cette p^ rabole :
<c Un homme descendant de Jérusalem à a Jéricho tomba entre les mains des vqleivrs, <c qui le dépouillèrent, et, après l'avoir fer| « blessé, s'en allèrent, le laissant à ^W^Uf
« Il arriva qu'un prêtre descendit par Id « même chemin; mais, ayant aperçu cet c homme, il passa outre,
« Un lévite qui* vint là aus^i , l'ayant re^ «t gardé, passa de même.
« Mais un Samaritain, faisant route, vint à « passer près de lui, et, le voyant en cet état, « il fut ému de compassion;
« Et, s'approchant de cet homme, il banda « ses plaies après y avoir versé de Thuile et « du vin, et, l'ayant posé sur son cheval, il le c mena dans une hôtellerie où il prit (soin « de lui.
« Et le lendemain' il tira deux deniers, qu'il « donna à l'hôtesse, et lui dit : Ayez bien soin « de cet homme y et tout ce que vous dépense^ « rez |en ,sus je vous le remettrai à mon re- « tour. »
Or cette parabole s'adressait m\q\xt ^ u^
docteur de la loi qui avait' fait celle question à Jésus : Qui est le prochain ?
Jésus se tourna donc vers lui :
« Lequel des trois vous semble avoir élé le « prochain de celui qui tomba entre les mains « des voleurs?
« Le docteur lui répondit : Celui qui a « exercé la miséricorde envers lui. . .
a Allez donc, lui dit Jésus, el faites de f( même. »
Vous n'êtes pas les vrais disciples duChrist, vous qui, voyant à terre le pauvre peuple blessé, le regardez et passez outre;
Vous êtes les frères égoïstes du prêtre el du lévite.
Chrétiens sont ceux au contraire qui, rencontrant sur leur chemin le pauvre peuple abattu, le relèvent;
Ceux qui visitent ses niembres blessés dans la bataille par les larrons et les brigands;
Ceux qui versent Thuile et le vin sur les plaies que la misère, les rencontres à main armée et les coups de feu lui ont faites;
Ceux qui le chargent sur leurs épaules ou sur le dos de leur monture et qui le tranjs^ portent à rhOtçlleriQ dç 1^ tquI^q potiv qu'W en aU 3oin ^
En altendanl la grande bôtellerie où seroni héi)ergcs tous les hommes.
Honneur et bon courage à ceux-là !
S*ils ont faim maintenanly qu'ils attendent et qu'ils se réjouissent, car « ils mangeront a le pain dans le royaume de Dieu. »
S'ils sont riches, qu'ils espèrent et qu'ils se réjouissent encore; car, en considération de leur charité, on leur pardonnera leur ri« chesse.
fl( Donn'ez votre bien aux pauvres, disait a Jésus au pharisien, et alors tout sera pur a pour vous. »
Réjouissez-vous tous, vous qui faites du bien au peuple!
Car l'homme n'existe réellement que par Bon affirmation et son concours à l'humanité*
Autrement, quel est-*il? « Un roseau agité € par le veni. »
Faites le bien avec désintéressement et sans arrière-pensée au pauvre 'peuple qui combat pour l'avenir.
c( Lorsque vous voulez donner à dîner ou à « souper, gardez-vous bien d'inviter vos amis, c ni vos frères , ni vos cousins, ni ceux de « vos voisins qui sont riches, de peur qu'ils a ne vous convient h leur tour et qu'il nq
ivous sait rendu jce que vous avez avancé.
« Mais, lorsque voua faites un repas, appelez? « y les pauvres y les diébiles, les boiteux, les a aveugles,
. (( Et vous serez bien heureux alors^ car il <( vous sera rendu lors delà réhabilitation des ff justes. »
Donnez donc , car donner aux pauvres c'est prêter à Thumanilé.
Et comme tes intérêts auront été longtemps en souffrance et en jachère, il Vous sera tendu au centuple le jour du grand paiement.
Conviez ceux qui ont faim à votre table; . Et comme ils ne peuvent vous réinviter sur-le-champ, il vous sera donné de retour et mille fois plus au jour du grand banquet, . Et voua serez bien heureux, beati^erUk!
. Malheur au contraire à voqs qui ne voulez voir à vos tables que des ricTies et des puissants ; car Jésus, votre maître, vous a ordonné d*y recevoir des pauvres, des faibles, des in? firmes , des estropiés î
Malheur à vous qui méprisez le Samaritain et qui passez, le cœur séc, devant le blessé; par le blessé devant lequel vqus passer nminr lenapt sera guéri un jour, et il se rebver^ et |l fqra ^lors la loi au mpnde. ; .
-tfl-i<
« Réformez-YOÛs et croye^ à PÉvàngile» allait répétant Jésus, où sinon Vous périrez ce tous! »
C'est aussi, frères, ce (fye nous Tôfadns vous dire.
Referme! ou sihon ë'eii est fait dé tott-é société.
Reforme! ou sirioh Vmite de Vë§ ihëtliutionS, ne donnant que dé khtliiVstiâ firtiits, sera côCipê et jeté au feu^ et il bt^ùléra.
Réforme! ou sinon l'État tombera à terré cbiiime un cadavre, et lés aigled âe rassembleront à Tentpur pour le dévorer.
Réforme ! ou sinon voire gèlivériiônéht s'ë- €l*6ti!(^ra comme la tour de Sîléé$| et Vo^À de^ meurerez ensevelis sous ses ruinas.
Réforme ! réfolrme ! ou sitiotl voils frirez ftVëe 1K>» loifi et votre constitution.
gouvernement? vous le reconnaîtrez à ses fruitâé
On ne cueille pas de raisin sur des ronces»
ni des chardons sur de la vigne.
Or le vôtre ne donne que des fruits de mort}
Le vôtre ne dotine que la misère, Tégoïsme, la faim, la maladie, l'esclavage, rexploiintion du faible par le fort, la tyrannie du maître sur l'ouvHer, du riche sur le pauvre.
C'est une ronce qui produit ses piquants et ses épines.
Hfttez-vous de le greffer et de l'amender» s( vous voulez qu'il dure encore quelque temps ; car autrement» je vous dÎB en vérité» qu'il sera arraché bientôt et jeté au feu.
Réforme donc» encore une fois réforme!
Réforme électorale d'abord» et ensuite ré^ tbrme de toutes vos institutions qui sont vicieuses !
UnisseK^vous pour cela» frères» unissez-voust
Car», comme de toutes les bouches des pe« tits enfants. réunis sortait sur le passage du Christ une grande voix qui lui rendait témoignage »
Ainsi de toutes vos signatures réunies sortira une parole forte et éloquente qui témoi**
gnwet dQ votre souveraineté ;
Allez donc vous faire inscrire» les plus pe^ tits comme les plus grands;
Allez/ car c'est delà bouche de ceut qui tè' lent encore à la mamelle de la société que sor< tira le grand mot par lequel s'accompliront les destinées du monde, êx weinfantiam et lacUmr tium perjmsti laudetn»
Le nom du petit enfant nouveau-né mis par hasard à Bethléem sur le registre du dénom« brement de Templre romain a détruit dans le monde ancien la puissance de Césari
Non-seuiéîhent Jéâus demandait une ré-* forme y mais il prêchait encore « le baptême « de réforme 9 bapUsmum pceniteruicë. 9
Ce baptême commencé par Jean et conti« nué par Jésus-Christ tendait à effacer la prc* miëre naissance i
V C'était un baptême 4^eatt ^ pme quil la*
nkM fftttleioHgifiilMitttèMeifif hii^^^^ monde & la venue^â% eiM'iaihl^iiftJiniti eottiiM efebk pût ëlitéftiplë Aéê pdbtréS^ d«s pUb!î« cttiiis^ deè pro6iitbéé§ ^ des bômlaintiés à mort;
Géiaii an bat^ême d'espHt; parée q^'H en^ gendrait, par rintelligence^ â la^(>eiéié Hbréëi homakiei où la distinetton du rang et du nom serait abolie.
G^ baptême élaii une régénératien : « H « faut renaître^ disait lésus-Cbrist audoeteuFr « oportet qtddem renascL »
C'est ce baptême de réformée social que que nous venons prêcher aux citoyens de notre ^temps.
Nousleur disons, comme Christ : Renaissez!
Car votre première naissance a été vicieuse ; elle est fondée sur la noblesse du nom, sur la fortune, sur la distinction et sur le privilège, c'est-à-dire sur autant de bases fausses et in- |satea>
cFaifl-il deae^ ncms dira le beqrgeotd « avecNicodème^ €|U8 noua rentrions à qiian ,< raote ans dans le sein de notre mère pour en M sortir ê» neuveau ? »
Non, mais il faut que, touebés par le souffla
4it'ti^v(f»i»9it«au}9wà't)w mm imm^i
— iï3 —
. Ptrcq iouffle (16 la presse et d^ U pdrQli» qui parcourt toute la nation,
VûU9 ri^aais^iaz k une nouvelle vi^ sqciale.
Ce qui est né du vieux iponde, ç'est-sàr^ir^ da re^p^Qi^Aliçn , (Je )a propriété ip[)ino))i- Usée, de l'aristocratie de familley est cliaii; et moMrr3 CQnicne ph^ir.
Çq qui iiailr^ de Te^prit, c esl-à-dire desj convictions, de la justice et de la liberté, qs{ 6^prît6i vma.
Reii^îssez donc, frères» car c'^^t Christ Igir Pleine qui vQus le di^ •
c( En vérité y celui qui ne nait p^s de Teai} ff et 4ô i'e$prit n^ peut ei^^rer dans leroy^Hine f 46 DififM. »
Jésus étant entré dans le temple 5)u pqint du jotfir, )e^ §Pfi|)^3 et le$ p})af isieiis amené-
fdnt une femme qui avait été surprise en oduitère,
« Et l'ayant fait tenir debout au milieu de « l'assemblée, ils dirent à Jésus :
« Maitre, celte femme vient d*être surprise «en adultère.
ic Or, dans la loi, Moïse nous a ordonné de ir lapider ces sortes de femmes. Pour vous, •f qu'en dites-vous?
c Ils disaient cela le tentant, aGn de pou^ « voir l'accuser. Mais Jésus, se retournant et dt se baissant, se mit à écrire avec son doigt c sur la terre.
« Gomme néanmoins ils persévéraient à Tinu lerroger, il se dressa et leur dit : Que celui a de vous qui est sans péché lui jette le pre- « mier la pierre,
c £t se baissant de nouveau il écrivait sur la u terre.
« Cependant, ayant entendu ces paroles, ils « se retiraient Tun après Tau ire, à commence cer par les vieillards, et Jésus resta seul avec a la femme qui' était au milieu, debout.
<c AlorsJésus, se redressant, luidit:FemmCy ff où sont ceux qui vous accusaient? Âucua « d'eux ne vous a-t-il condamnée?
(K Celle-ci lui dit ; Personne, Seigneur.
«r Or Jésus'lui dit : Ni moi je ne vous COn« « damnerai pas non plus. Allez, et désormais ir no péchez pas de nouveau. »
Jésus ici met tout à coup en doute la com« pcience des tribunaux de la terre.
D3 quel droit des iiommes pécheurs et souvent criminels comme Taccusé prétendent-ils envoyer un homme à la mon?
Accusateurs publics, échafauds blanchis,
Êles-vous chrétiens, vous qui, voyant la pierre hésiter dans la main des autres hommes, leur criez de toutes vos forces : Jette et tue !
Non,\ous ne Têtes pas; vous êtes le s antéchrists du vieux monde, les pharisiens et les scribes de Tancienne loi qui va finir.
Magistrats tachés de robes noires,
Vous êtes pleins de péchés, de rapines et d'adultères, et vous osez, hommes de chair et de boue, appliquer un droit terrible dont le jusie môme devrait s'interdire l'exercice!
Prenez garde et irembez, car Tépée de la justice toute sanglante entre vos mains va être brisée!
Vous allez avoir à rendre con^ple du sang versé sur la terre depuis Abel !
Yoqs î^lle?; avoir à rendre çoïnpte du sang
de tou,§ 1(^9 prQphçtQS dq peuple gue vous avez faii çoçid^mner!
Vous allez avoir à rendre compie du sang de tous le$ grands réfprmateurs de rhumanité» depuis Zacharie, tué entre le temple et
rauiel!
« Je vous^iSy en vérité, que toutes ces choses « retomberont sur vos tètes l »
Vous avez mieux aimé le sacrifice de chair huipaine quç la ipiséricprde et le pardon.
Et Jésus you$ dira alors :
a Si vou$avi§zbien entendu ce que signifie « cette parole : J*aime mieux la miséricorde « que le sacrifice, vous n'auriez jamais con- <r damné des innqcenls^ nwiqtuim cojidemnàstt'setU ifinQcentfs, »
i^u^ avait pour la fei^^^ pn pei; (Je cette t}Di|pei|.r et de cette cofnpj^ssioa qu'il portait 9l)x petits enfants.
Cetle créatgre faibl^ ^uç le vieu^ nionde tenait sous sa tutelle et sqfi oonf^ssion attirait les regards miséricordieux du C|)rist çpfDpe le (is fragile sur la tige, comme le passereau dans son vol.
(( Étant obligé dp passer par la Samarie ,
f Jésus vint d^ns upe ville | dp Samarie ^ ppmfnée ^çbar, auprès du champ que Jacob « donna à $on fils Joseph ;
er 11 y avait là un puits. Jésus donc^ fatigué c (|u chemin y se tenai^ a^is sur le bord du if mlis. Il ét^it jcomnie la sixièpne heure.
« Vint une femme de Samarie puiser de <x Tenu. Jésus lui dit : Donnèz-moi à boire.
« Ses disciples étaient allés à la ville pour <c acheter des vivres.
« Cette femme samaritaine lui dit dqnc :
« Comment, lorsque vous êtes Juif, me de- « mande2-vousà boire, à moi, qui suis Sama- « ritaine , car les Juifs n*ont point de com- ^ nierce avec les Samaritaii^s ' ^
> Les Samaritains étaient, relativement aui Juifs, comme
« Jésus lui répondit : Si vous connaissiez (c le don de Dieu et quel est celui qui vous ff dit : Donnez-moi à boire! vous lui en au-> « riez sans douie demandé, et il vous au- « rait donné de l'eau vive.
« La femme lui dit : Esi-ce que vous êtes (( plus grand que notre père Jacob, qui nous or a donné ce puits et qui en a même bu , lui « et ses fils et ses troupeaux?
<( Jésus lui répondit : Tout homme qui boit a de cette eau aura soif de nouveau; mais a celui qui aura bu de Teau que je lui don<a nerai n'aura plus janîais soif.
(( Mais l'eau que je lui donnerai deviendra u en lui une fontaine d'eau jaillissante dans « la vie éternelle.
a La femme lui dit : Maître, donnez-moi a de celte eau, afin que je n'aie plus soif et « que je n'en vienne plus ici puiser.
« Jésus lui dit : Allez, appelez voire mari « et venez ici.
a La femme lui répondit : Je n'ai pas de « mari.
u Alors Jésus : Vous avez dit vrai en disant <ç que vous n'avez point de mari ,
los traitait en^chiens et en impurs , et les Juifs ne youlaiça^^ ^Yolr «Mç^ne çofnmuqiçatioi) <^yqc eui(,
« Car vous avez eu cinq hommes ^ ei celui « que vous avez maintenant n*est point votre mari : vous avez dit vrai en cela.
« La femme lui dit : Seigneur^ je vois que « vous êtes un prophète. »
Et la femme laissa sa cruche au bord du puils, et s*en alla dans la ville» disant :
Voici un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait : ne serait-ce pas le Christ?
Quel louchant tableau TÉvangile nous met ici sous les yeux !
, Jésus causant familièrement sur le bord d'un puiis avec une femme , et encore avec une femme samaritaine qui en était à son sixième amant !
De telle sorte que les disciples, à leur re« tour, en furent étonnés.
Allez donc au Christ, pauvres samaritaines des temps modernes ,
Femmes parias,
Pécheresse .qui avez des amants,
Vous touies femmes que le monde opprime et brise,
Allez au Christ, et il vous relèvera,
£t il vous purifiera en vous donnant cette eau de l'amour qui fait qu^on n'a plus soif»
Ççttç eau qqi jaillH du cqâur (^fimm^ une fontaine et iipe source vive.
Allez au Christ, femm^-
Car lui seul a apporté Tiimour sur la terre.
Avant lui tes hommes et les femmes ne se recherchaient que par convoitise et pour satisfaire les grossiers appétits des sens.
Or, comme la femme était la plus faible dans ce commerce brutal et charnel, la femme était esclave.
Christ, au contrahre, est venu apporter Tamour aux hommes, Tamour chaste et immaculé, Tamour de l'âme par lequel, ô femmes, ¥ous devenez plus fortes que nous !
Voilà dans quel sens il disait à la femme
samaritaine :
« Si vous connais^idat la (ion de Dieu f^t si « vous saviez quel est celui qui vous parle» vous 5f lui ami^z deiw^pdé yqif^-^niêm^ à bpiri^. »
C'est par cette eau vivedeTaii^our quie vou^ vous rafraîchirez, pauvres c($i|fj^ desséqhésau commerce b^nal de§ (iQ^^tne^!
Aile?; et biivez.
C'est par Tamour que vous vous aiïranchi* rcz, pauvrç;^ fëmiT^^ ^seUve^!
.^l^z^Qnfiet al.ipc'î.
M8 feromes (}ui suiyqjçi^ jé^ys, mm^ m
8l dMiHRQ il paf fa HbèHtf (|û*tt lëliir prôfhiBttaili élaidQt de pauvres femmes comtiite Vdtlê, iftHladël d@ cœur , affligées âë tâîigu«urë di- Yerseë) esclaves de ^^h^lAflfè;
a laquelle sept déittoiiè éiâiëtit Sbftiâ»)^ ^i%U j^irâ ^ màavâis ^môtiH;
« C'èHrieM Jéâhnë de Gbttôâ, fèrtttiriédii^ro- « tiireiir d'Uêrôde^ Suiàftâë et bë8iiitdù[) d'âutf tfës itui àséistàiëiii iésus dé ièiii^» ëohti. b '
fit CbtiSi le$ ^rteâàit êi W fâ délivràU. '
^ ■■■i^Hi^^bC»» '
^ùi m. hièV iHàiAiëtiafii ^'liê fËV&ti|ilè S'a-' dresse aux pauvres, aux esclaf êS j âui 0|i|pri-^ litté, «ai raibieâ, à là fediijië él à f énIàttT, eu 8âiililHtâlbétaut)àHa? '
Venez » femmes ployées sous le poids do .
rhomme'y
Venez» penseurs laborieux, portefaix chargés du fardeau des âmes;
Venez 5 vous qui suez à porter le bagage do ^humanité sur vos épaules;
Venez, hommes du peuple qui avez le dos Voûté sous les lourds ballots des riches.
ff Venez à moi, vous a dit le Christ en vous t tendant les mains, vous tous qui travaillez t et qui êtes chargés^ et je vous soulagerai 1 »
G^est lui. Je vous le dis en vérité, qui est le libérateur et le révolutionnaire,
G*est lui qui est la porte de la société nouvelle»
G^est par lui qu^il faut y entrer*
«: Je suis la porte des. brebis, nous dit-il \n{* it mèmei Tous ceux qui sont venus sont des k larrons et des voleurs, et les brebis ne les ont k pas entendus*
<c Je suis la porte i celui qui entrera par moi c sera libre ; il entrera et sortira, et trouvera t des pâturages.
« Le larron ne Vient que pour déi'ofaer^ pour t égorger et pour perdre les brebis; mais moi ir je suis venu afin qu^elles aient la vie , dt
« (jumelles raient avec plus d'abondance, v
t>é1ivre7i^voas donc^ frères» des laf rond et des voleurs publics qui vous dévorent ; délivrezvous -en et entrez à travers le Christ » entrez par la violence et la force» vint patitur
Dans cette vie d'abondance» de développe** ment et de liberté queChrist, le grand tribun^ annonçait aux hommes de son temps 4
Dans cette vie que, par sa mort et par la mort des siens» il a conquise aux hommes de l'avenir,
Eiitrez» et si la porte est étroite^ et difficile^ et bien gardée» forcez^la I
Jésus était bicti) comme on Ta dit» doux et humble de cœur«
Mdisenversqui s'exerçait cettemansuétude?
Était-ce envers les grands et les chefs de la natioh?
Loi» d« lk| pttliqti'il Ibi ifftititi ebftqiiè KAir fttte e&Mre de détbiiateurs de teuirési ffuiéi^' imam d0nM i^Ut^mmi
Ëtait'ce enverè )e8 phâriisièns ei l^^pritiaèê des prêtres > qui composaient rftridtoei^étie
Noo, en térité, car il les accusafit reâDment dTètre des guides aireugle$ a qui paèsent le « moucheron et avalent le chbineau; »
Des coupes pleines d'ordures en dedans/ «des coeurs pleins de rapines;, »
Des serpents quisiieeni ie sang du peuple»' et qui « méritent d'être condamnés au feu; j>
Des sépulcres sur lesquels on marche, parce qu'au dehors ils sont blanchis ou couverts d'herbe; mais, au fond, ce n'est que pourriture et ossements.
Était-ce encore envèrS les marchands qui composaienila bourgeoisie juive?
Non, certes, car « la Pâques des Juifs étant proche et Jésus étant allé à Jérusalem , »
Nous verrons qu'il y chassa tous les vendiéiiH iê^eê tmè cdrdè.
Ainsi, pour les grands, pour lèSi ptiîsfeàiîtlîJ, pont !w riches, pt>ut lès marchàhdi thai-gés tfWiWèWti'à quteiDblèjré, ironac^Sj indigtia*
Uqh, coupe d« fouQt,
En V0r$ qui donc > oncore une foia » a'oicerça il ceue rnansuétude et qette lol^ranco que no«m attribuons à la douce figure du Christ?
C'était enverji i^ pauvroa, les fàit>le8| les pécheurs, les veuves, les enffints, les oiseauj^ du çie) et les lis des chaipps.
Il était plein (je miséricorde et de pardon : il ne brisait pas le roseaii cassé, il i|*éteignaii pas la lampe qui fume encore.
Quand le^ disciples repoussaient d^^utour de lui les petits enfants Jésus les reprenais :
« Laissez venir à piioi^^ disait-il ^ ces pe(itâ « enfants, p
Et il les attirait doucement sur ses genoui et il Isfi caressait en disant :
a C'est i^ur ceuY^à qu'est le royauifiç dç a Dieu, t
L'enfant ne comptait pas dans la cipciété ^117 cieRn^ I Qù conte ppi^sapce avait ^té donnée k h f<^roe.
Pan;^ l'enfant Jésus comprend les fai))l$|Sy li^ simples, les buniiliés, en un mot toute ceti§ portion.de Thumaniié tepu^ ep tutelle 0t eii enfonce; c'est ^ celle-là surtout que s^dre^su le royaume du Chrjsi pu la société nouvelle;
C'csl à ceue blonde et fragile nature po'r somiiliée ^«1^1$ le^pelils enfunis que Thuiiia-
ni lé régénérée dira un jour : Venez à moi, car G*est pour V0U8 le royaume, petits enfants de Dieu!
Un autre jour, Jésus étant assis dans le tem^ pie, près du' tronc, regardait la fouley jeter de l'argent. Or il y avait beaucoup de riches qui en jetaient lorsqu'il vint aussi une pauvre veuve qui lymit.deux^pelites pièces de la valeur d'un liard.
Et Jésus, assemblant seâ disciples, leur
(lit:
€ Je vous déclare, en vérité, que celte pauff vre. veuve a mis plus que tous les autres dans « le tronc ,
« Parce que les autres n'ont donné que de « leur abondance; mais celle-ci a donné de sa ff pauvreté tout ce qu'elle avait et tout ce qui « lui restait pour vivre. » '
Ou bien encore Jésus parlant, sur la montagne, au peuple, lui monirait les lis dés champs que le Père céleste se donne la peine de vêtir, et qui sont plus beaux dans jeur fleur que Sa« lomon dans toute sa gloire;
11 leur montrait les corbeaux qui n'ont ni granges ni celliers, et que le Père céleste prend soin de nourrir;
U leur montrait les passera ux qui volent
dans le ciel, que les enrants vendent pour un 80U, et dont pas un ne meurt avant le temps ;
11 leur montrait les cheveux de leur tête dont pas un ne tombe sans la volonté de la Providence;
En révélant ainsi au peuple la présence de Dieu sur les plus petits êtres et les plus peti« tes choses, il leur enseignait le respect qu'on leur doit.
Nous vous dirons de même, mes frères :
No méprisez pas les petits, parce qu'ils sont en train de grandir et de se fortifler pour le nouveau royaume.
Ne méprisez pas l'herbe des champs, les oU seau^du ciel, ni les grains de sable delà mer, car le même esprit qui vit dans tout cela vous anime;
Ne méprisez ni les cheveux de votre tôtë, lii les vôlemenls de votre corps, quand même ce serait des haillons, ni la nourriture que voù^ prenez, quand mOmc ce serait un pain bis et amer:
Tout ce qui s'approche du plus petit d'en(re vous est grand ,
Car il a été écrit ; Vous êtes tous des dieu3[',
On a singulièrement abusé d'up petit verset (le rËvangile pour retenir les peuples sous une obéissance passive et muette ;
Ce yerset si odieusement interpréié :
(( Rendez 9 César ce quevous devez ^ César, « et à Dieu ce vous devez à Dieu. »
Se tourne précisément en faveur des peuples et contre les rois, quand on se place au vrai point de vue de TÉvangile.
Voici d*a|)'ord dans quelles circonstances ce mot a été dit :
Les princes des prêtres, les docteurs et les scribes cherchaient depuis longtemps à prendre Jésus en défaut; ils lui adressaient donc chaque jour mille demandes captieuses, espérant qu*une fois au moins celui *ci tomberait dans le piège.
I^a sagesse de |é$us consistait i^ éluder ces
qii69iiQQISi ou g y répondre de telle sorte qfi'il mil $^$ ennemis eux-inèmes dans rembarras.
C'est ainsi qu'il 1 es avait réduits plusieurs fois au silence.
Une fois entre autres que les grands du peuple le chicariaient sur sa mission, en lui demandant de qui il tenait cette puissance d'instrMÎre et de réformer,
Jésus riposta à leur malice par cette autre question insidieuse qui leur ferma la bouc|ie:
(( De qui était le baptême de Jean? de Pieu (( Qu des hommes?»
Et ils n'osèrent pas répondre, remarque Y$vangilCy parce que le peuple tenait Jean pqiir un prophète.
(c Ni moi je ne vous dirai pas , reprit alors « Jésus profitant de leur silence, par quelle aua torité je fais ces choses. »
Dans plusieurs de ses réponses aux questions qui lui étaient faites par les grands de. i^ nation juive Jésus ne [cherchait {donc souvent qu'à déjouer un complot ou à tourner une ejnbûche.
Ce n'est pas dans ces sortes de tours d'adresse qu'il faut chercher le véritable esprit de l'Évangiié §i les (isiMts enseignements du
-«ai» •-^P—'^ ^ P ^mt II - - 11 ^^m^^
rr:rm
Ici le piège tendupar les scribeset lesprinces des prèlrcs était même facile à découvrir.
Us vinrent à Jésus et lui dirent :
« Maître, est-il permis ou non de payer le a tribut à César? »
S'il avait dit non les princes des Juifs auraient saisi celle occasion pourle' livrer aux Romains comme un séditieux et un ennemi de César.
V Or Jésus, considérant leur malice, leur « dit : Pourquoi me tentez-vous?
« Montrez-moi le denier; De qui en est Ti-.
•t mage et l'inscription? Us répondirent de Côff sar.
n Alors il leur dit ; Rendez donc h César eo «qui est à César, et à Dieu ce qui est u ff Dieu. »
Il est clair, d'après les paroles même de TÉ* vangile, que Jésus cherchait seulemcni, dans aa réponse, à éluder la malice des Juifs et à échapper aux tentatives faites pour le perdre.
Nous ferons remarquer, en outre, que TauloritédeTempereur romain, loin d'être un fardeau pour les peuples conquis, était souvent, vis-à-vis d'éiix, un bouclier contre les exactions et les violences de leurs chefs, à pqu prè3 çomwo h royauté, qu mpyen âge, servait (Je
remparts dans les provinces aux entreprisas des grapds contre leurs vassaux.
Mais, à prendra même la réponse de Jésus- Christ en elle-mêhie, nous n'y trouverons rien qui démente les principes de démocratie et de souveraineté du peuple dont toute la vie du Christ fut une affirmation constante.
a Rendez à César ce qui est à, César et à Dieu (( ce qui est h Dieu. »
Par cette simple parole Jésus -Christ élève au-dessus de la royauté tout Un ordre de domocratie et de puissance divine qui Tanéantit presque entièrement.
Aussi les devoirs envers cette souveraineté de la terré se bornent-ils^ dans la pensée du Christ 9 à lui payôr le tribut.
Payez donc Timpôt, peuples » puisque vousy êtes contraints;
Payez leurs gages aux rois , ptiisque c'est de l'or qu'il faut à ces avares ;
Payez-les, puisque leur joie est d'enterrer des trésors que la rouille ronge et d'amasser dans leurs granges des grains que les vers dévorent.
Mais vous , frères , amassez dans le ciel de votre âme des trésors de science et d'amour que les vers ni la rouille ne gâtent point;
Mjiâ voi|Si frèr#«> si vou^ donnai l^or* 91^^
dez le fer pour en forger ii»e épée w jotir éa grand comlNit ;
Mais vou3> fr^e$, 9\ vous subUisev i-obii^ gation de payer rimpôt à César, ^ouvenei-?
vous que vous avçz un autre ordre de devpif *, à remplir envers Pieu.
Or> si le premier devoir envers les rots est de se soumettre, le premier devoir de TtiouMcne envers sou Créateur est d'être libre !
11 y a mii^ux, Jé^us- Christ n'est pas m€ime d'avis qu'Qu paye Timpôt aux rois ,
Et il s'en ouvre dans rjntiiqtiité ^V^cses di^-^ ciples; :
tf De qui, lem dit-il, les roi^ de la lerrc^ wt- « ils le droit d'exij^^r le (ribm; Qu le cens f i^ a leurs enf^nt^ ou de lettre esclaves?
a Pierre répondit : De leurs esclaves.
((LesSIs, rçp>rit Jésus, eftsentdono«xeinpi|.» iS^il se soumet à Tiinp^t et s'il enjfage 1^^
scribçs à i5'y goumçiire, ç'^t dpnc uniquein^nt
par copiraiqte et pour ne point ^oyleyer na scâtidâle inutile;
Mais dans le tête-à-tête il proteste coniri^ H principe.
La raison qu'il nous en donne est que lef^ peuples étape de la mèine race et de la n^êiT^e
envers eux à tmeuiiQ reâéimAiiei '
S»ûk Àè èâ^ë pas i ëès fliàti^i i|a« Ift Mtk tàhïTià i'àncièhnë mièVé i&à iàx^ tt
C'est un passage étroit à ibrtèt', ' ii%t am (ëiiipête à iiràTërstr Sûr âtiëtàiBe ^^ûé) iiûéîé c)de le Vëtlt àppoi'fë teë fiblij sur le bord à gros bouillons;
(7igèt utië mère qui ehktiie et tjpri s^tfrfe, parce que son heure est venue.
JtSJÎiié déclaré que \^ hômméi nt& ]prteiiè[^t goût iiitiè lébtèmem et pdn a )pètl aux t^ritifèipés rêtofàtidnnâireb de l'ÉYahgilé.
«.pas aussitôt du nouveau» nous. dit^l » <^r il «r dit que le vieux est meilleur* »
La construction de la société nouvelle ressemble à une maison posée sur le sable«
Plus d^une fois les flots viendront de la mer, les vents souffleront et ils emporteront l'édifice,
Car il était bâti sur le sable.
Nous avons déjà essayé en effet de fonder une société juste et humaine ; mais les flots, des armées étrangères sont venus, mais les grands vents du despotisme ont soufllé, et ils ont emporté au loin Tœuvre de nos pères*
Il en sera de la sorte jusqu'à ce que la so« ciété nouvelle soit fondée sur la pierre, c'està-dire sur ^opinion et la croyance des peuples.
Alors les grands vents du liord viendront, alors les flots de la nier se soulèveront, mais ils ne la renverseront pas* /Non-seulement la lutte contre l'ancienne
constitution dU monde sera longue , mais elle sera terrible.
« On entendra parler de guerres et de bruits ff de guerres,
(c On verra des soulèvements de peuplcconic tre peuple et de royaume contre royaume» ^
« Toutes ces choses ne seront encore que lé « commencement des douleurs,
«Halhôur aux femmes qui seront grosses et « nourrices en ces jours-là !
« Parce que alors Taffliction sera si grande «c que depuis la créa'ion du monde jusqu'à m maintenant il n'y en a point eu et il n*y en « aura pas de semblable. »
Ces choses ont été interprétées de la fin du monde .: ce sera en effet la fin du vieux mondc^
La fin de la société ancienne qui agonisera et mourra ;
Le soleil de la royauté s^obscurcirn, et toutes les puissances qui étollaient le ciel tomberont.
Et il se fera une grande nuit!
Cependant ne craignez pas, vous qui aves ïoi dans le Christ et dans Tavenir t
.Car alors c'est que Theure de votre déli»
vrance approche*
L'humanité, notre mère, sera près d^accou' 'cher dans le sang et dans les larmes; ' Le Fils de Thommé sera près de venir, c'està-dire, cette fois, le Christ-peuple;
11 viendra dans les nuages> qui couvriront la face de la terre;
11 viendra avec gloire et avec majesté*
Si le Yerbe s'est fait chair dans la personne de Jésus, il doit un jour $e faire peuple dans
tous les hommes :
Ce sera là le second et dernier avènement, C'est le Messie t[u'atiendent le chrétiens.
€ Jésus y prenant à part Pierre, Jacques et <c Jean son frère, les emmena sur une haute « montagne.
« 11 fut traiisfiguré devant eux ; son visage à devint resplendissant comme le s^oteil, et « son habit l)1ahc Cotnme la neige. »
Nous avons déjà dit que Jésus-Christ, dans sa vie de luttes et de souffrances, était la forme itiîlîlahte de l'humanité :
Il nous enseigne par cette transfiguration qu'Ole aura çà et là, même pendant son pèlerinage, dés Jours de gloire.
fille aura ses journées du Hoht-Tabor ;
Elle aura ses journées d'Austerlilz, de Wagram et d^Eylàu ;
iSHé aura ses journées dtil^ et du 29 juillet;
de la montagne, pendant lesquelles sa face resplepdira comme le soleil, et ses haillons auront Téclat et la blancheur de la neige;
Elle voudra se reposer dans cette spfendeur ;
fille dira : 11 fait bon ici; plantons-y notre tente !
Et une voix viendra du ciel qui dira : Celle-ci est une fille bien-aimée!
Mais cette élévation et cette gloire ne sefont que passsigères.
A la descente de la montagne riiumanilé rencontrera encore Tobscurité de la nuit, les vêtements grossiers et le désert aride;
Elle entendra ces sévères paroles du Christ :
« Je vous lléclare qu'Élie est déjà venu et a qu^ils ne Tout pas connu. C'est ainsi qu'ils flc feront souffrir le Fils de l'homme. »
Oui, il faut que l'humanité souffre, 11 faut qu'elle meure au vieuï monde pour renaître à la société nouvelle, 11 faut que l'ancien édifice vermoulu qui
nous abrite spit démoli de fond en comble et jeté à terre.
Quelques béats de Tancien ordre de cbosea passent encore devant ce temple de la société en Tadmirant.
Us s'arrêtent avec complaisance devant la grandeur des lignes et la somptuosité des or« nements.
£h bien, moi, je vous dis, au nom du Christ, que tous ces grands ouvrages des hommes seront détruits cl qu'il ne rcslera pas ici pierre sur pierre.
On cherchera la place où aura été cet édi« fice , et on ne la trouvera pas ;
Car le vent de la colère aura passé et il aura emporté toutes ces constructions.
Mais, à la place de cet édifice détruit, il s'en élèvera aussitôt un autre qui sera le lem^ pie du Christ et de la société nouvelle.
(( Détruisez ce temple, disait Jésus en par* « lant du temple de Jérusalem qui représen- « tait la vieille société juive , et je le rebâtirai a en trois jours. »
On concevra aisément le besoin de cette démolition entière et profonde, si Ton fait atten* tion qu'il ne s'agit pas ici d'un simple change-^
ment h la siirface des choses.
U 8'agit de retourner la sociéié de maoière à amener en haut ce qui était en bas.
Un tel renversement ne peut se faire ^ns fracas el sans violences.
Ainsi, je vous déclare qi|'auparavant Thu* manitésera fauchée comme un champ de blé.
Les institutions et les pouvoirs seront bouleversés comme la terre sous le soo de la charrue.
Jfésus-Christ nous fait même entendre qu'il y aura plusieurs secousses et plusieurs révo* lulions avant la grande catastrophe définitive . qui changera tout à fait et pour toujours la face du monde. •
Mai84)lus ces jours de l'enfantement seront durs , plus les devoirs de ceux qui travaillent au salut de Thumanité seront sévères.
Si quelqu'un, après avoir mis la main à la charrue des révolutions, retourne la tête pour regarder derrière lui,
« Celui-là n'est pas propre pour le royaume «deDieu. )>
Si quelqu'un ayant son père mort demande le temps d'aller Tensevelir, ' Celui'là n'est pas digne de suivre les pas sanglants du grand révolutionnaire Jésus.
Frères , laissez les morts du vieux mondé
ensevtf if laars morts; mais, pour vous, laûiitezy verslt ¥ie,
Soyea prêts à tous les sacrifices.
L'humanitéy en révolution» sera réduite elle* même à retrancher de se» membres* tous eaux qui lui naismt :
Si c'est sa main droite qui refuee d'agir»
qu'elle la coupe ;
Si c'est le pied qui se soulève et qui refuse dé marcher, qu'elle le coupe ;
Si cTest l'œil qui voit faux et qui l'égave, qu'elle l'arraché;
Il vaut mieux, pour elle, entrer dans la vie boiteuse et borgne et sanglante que de tais« ser en obemin tous aon corps dans une «chute iriépirafale.
Le royniuMdeDieii, ou, autrement dit, Ja société iMwveHe seraamMée dans le mnnd^ par to aroid i toi du ypap4i»
Celle loi) ignorée des anciens et révélée par le Christ, est celle qui préside 91 tous les événements.
«A quoi comparons - nous , dit JfésuSt le «L royaume de Dieu?
<c Le royaume de Dieu est semblable à un <c homme qui a semé sa terre.
(c Qu'il dorme ou qu'il se lève , pendant lâ t( nuit et pendant le jour, la semence croit « toujours sans qu'il y pense;
<cCar la terre produit d'elle-même son (c fruit, premièrement Therbe, puis le tt<h c( ment tout formé^dans l'épi. »
Voilà l'image du développement de Thumanité.
Sans qu'elle y pense, qu'elle veille Ou qu*elie dorme, pendant 1q repos ou dans le mouve-' ment, la nuit ou le jour, elle travaille', à son insu, pour l'avenir.
Le germe déposé en elle se développe sdoit des lois irrésistibles et invariables.
L'humanité est un épi ,
L'hwfnanité est un arbre.
11 lui est aussi impossibte é*arrèter eii eif% le travail de la sève que de hâter l'épanouis^ settiiu 4i êet boi^^feMs «c la miiuiriié dé 368 fruit^f
Dieu seul a le secret de celte loi physiologique du développement humain, lui seul sait l'heure et les moments ;
Car chaque feuille a sa date sur cet arbre séculaire, chaque grain de froment a son jour sur cet épi mystérieux ,
Il nous suffit de savoir que tout vient à temps.
Ce développement ambryologique de Thumanité doit amener à la fin , comme fruit de l'arbre et comme froment de l'épi, le bonheur, c'est-à-dire l'éclosion et l'épanouissement complet de toutes nos destinées.
C'est ce que le Christ résume dans un mot, « royaume de Dieu. »
11 est impossible, encore une fois, de pénétrer l'heure et le jour de celte grande manifcs^ talion de«la vie,
Le jour où Dieu se révélera,
« Car les anges môme l'ignorent, el le Pcro « l'a caché à son Fils. »
Cependant il est des signes auxquels Jésus* Christ lui-même nous a appris qu'on pourrait reconnaître que ce n^oment allait venir.
Frères , vous dites que nous entrons dans l'hiver;
Moi J'ai consulté le figuier^ et il m'a semblé que l'été du genre humain approche.
Frères, vous dites qu'on va jeter le grain eu terre, car nous allons en novembre,
Et moi je vous dis que les récoltes sont blanches pour la moisson et qu'on va y mettre la faux.
Jésus nous enseigne encore que ce progrès sera accompagné de fermentation et de soulè* vemeot.
« A quoi comparerai-je 1er royaume de Dieu?
€ 11 est semblable au levain qu'une femme a « pris et a mis dans trois mesures de farine «jusqu'à ce que toute la pâte ait levé, d
Ce levain est le ferment des révolutions qui fait lever aujourd'hui toutes les sociétés.
Quand il sera tout à fait levé,
Quand le feii allumé par le Christ aura pro« duit la grande conflagration du monde,
Quand le glaive qu'il a apporté sur, la terre aura frappé les grandes plaies.
Quand les peuples auront été suffisamment broyés et foulés aux pieds des chevaux.
Quand tous les astres de la société auront pâli et auront eu du sang sur la face.
Quand Ids autorités seront ébranlée§ comme les fondements d'un édifice qui croulcij
Quand les peuples auront été consternés par la frayeur au bruit confus de la mer et des flots , ,
Et demeureront , pâmés de crainte , dans l'attente de ce qui va arriver à la terre;
Alors, vous, frères, vousqui avez foi dans l'avenir des révolutions et dans le salut de Thumanité,
«t Lorsque ces choses commenceront d*ar rire ver, regardez en haut et levez la tête, parce « que votre liberté approche ! »
Si la lultedoit êlrelongue, Jésus-Christ nous déclare que le moment qui la décidera sera prompt comme l'éclair.
Une vengeance soudaine et terrible éclatera avec la rapidité de la foudre sur la tète des nichants.
En ces jours-là les heureux du mcNfide man* gerûnt et boiront et se marieront coiiUBe Us faisaient au temps dtd Noe quand toute la t^rre fut surprise parle déluge;
Bu ces jours-là les riclies planteront et bâtirmit comn^ ils faisaient au jour qu^ Loih sortit de Sodôme et qa^une pluie de feu tomba âftur la ville ;
En ces jours-là les rois, ces serviteurs couronnés , battront leurs esclaves et boiront le safig des nations ;
Car ils diront en leur cœur : Mon maître ne viendra pas sitôt.
Of 6* est alors que Favènement du Peuple- *Dieu paraîtra.
Ce maitre-là viendra au jour où ses serviteurs ne s'y attendront pas, « et il les livrera « mx bourreaux jusqu'à ce qu'ils aient payé c( tout ce qu'ils doivent. »
Ce sera tmeirengeance subite et universeilû «qui cotfvtira toute la terre ;
Les puissants y seront pris comme unebêtie fauve à un piège;
Les riches y seront enveloppés comme les poissons de la mer dans un filet;
Les rois y seront br(âé8 comme Timie dans
Ce seront, pour eux, des jours de ruine et de vertige.
Fuyez si vous en avez le temps !
Mais que le riche avare qui sera sur le toit et qui aura ses meubles avec son argent dans la maison ne descende pas pour les prendre;
Que le propriétaire qui sera dans ses champs à visiter ses orges et à supputer le gain de sa prochaine récolte ne retourne pas derrière lui;
Que le roi qui sera en voyage dans ses terres ne rentre pas dans son palais.
« Souvenez-vous de la femme de Lotl)> n qui a été pétrifiée pour avoir seulement regardé rincendiedeSddômel
Or une pluie de feu et une grêle de plomb éclatera de mémo alors sur la tète des grandSi
Ils essaieront de fuir et de se cacher pour é vi« ter la main de la vengeance divine i
Ils diront à la terre» englou'tis-nous^aut col'» 'lines, couvrez • nous ; aux antres profonds^ recevez*nou6 1
Mais les antres lés vomiront >
Hais les collines refuseront de leur faire de
Nombre;
. Mais. la terre les rejettera avec horreur; Car l^heure du grand jugement aura sonné»
Car larbouche de cuivre des trompettes aura
~ 467 — ptothtùéj d'un bout du mondé à Tautre, leur
semence*
<Wfi)6>
U est parlé plusieurs fois dans TÉvangile de fce dernier jugement de la société où il sera rendu à chacun selon ses œuvres.
11 y aura une division et un partage.
Le royaume de DieUi sur la terre, est sem^ blabla à un filet qui a été Jeté dans la mer et qui a enveloppé toutes sortes de poissons.
Lorsque le fitet est plein les pécheurs le tirent sur le bord où, s*étant assis, ils mettent les bons ensemble dans un vaisseau et jettent les mauvais dehors.
Gefiletestceluides révolutions qui 8urpren« dra les hommes pêle-mêle sous ses mailles de plomb; .
Mais ensuite viendront les anges, o'est'^à'dire les ministres des volontés divines, qui sépareront du milieu des justes les méchants
Et qui les jetteront dans la fournaise de feU)
i|i pu il y 1^ flea ^wt^ ei dep |;rip€«|AMtg (Ae dents.
Le royaume de Dieu, sur la terre^est encore semblable à un champ où le maître a d'abord semé du bon grain ; mais, pendant qu'il dormait, son ennemi esi feou, a semé de l'ivraie au milieu du froment et s'en est allé.
Ce champ est la société où Dieu avait semé primitivement du bon grain, c'est-à-dire des germes de liberté, de fraternité et d'amour; maisTesprlt de domination est venu quf a jeté^ rivraie, c'est-à-dire la servitude, te propriété, Tégoïsme, la division.
Cet ennemi-là est venu pendant fe sommeil des peuples, cum aatem dormirent.
L*tierbe layant donc poussé et étant memée ea^', Vivrale commença à parrttre, c*e8t-ê- 4ire totites ^es têtes privilégiées t}ui ont êem^ menée à dépasser le niveau des autres frems.
Atersles'seTtïteuTS dti peuple dirènifli Btrâ': « Seigneur, n'avez-vouspas'semédnèoa {!r»m K dans voiiîe ehamp? B'oô vîèni deoc ^a y « a ^'ffvTttie? I^eulefr'veivrs ^né bcmis tiHkmB « sur l'heure l'arracher? »
Saris Vkm temr lâponéit nwn, 4e <»s^ie i|is^ niTdctoiii les fremmes per^Mevs 'et wm«
dé^âciÂIètefl même tômps dés hommes Justed, qtti èotit lé boh gfsin.
LalSSé2-*tes croître les dUS et tes âatréi jusqu'à la grande moisson dés peuples, et su tèittps (de la moisson Je dirai Aux môissonnedts : t Arracher premièremeni ces graMs, ces riches, ces privilégiés, ces puissants. Ces acCdpareurè, ()ui sont vraiment t'ivi^ie de la socièié puisqu'ils étouffent leufs frères et les empêchent de se développer ^
a Arrâchet-les, iîex-Ies tous en botté et les jetez an féu !
a Hais amassez ie blé pour le porter dans ie grenier de la société futiire, où régneront la joie et l'abondsnce. »
Ces moissonneurs du Pôf e de famille sont les irévolUifonnaires de Thunianifé;
Ce sont Robespiefre, Bstnt^tost, Coliot- ^'Hefbois, tous lés anges de la justice, armés du glaive ou dé la fauK, qui coupent la mois- 6m Humaine pour la diviser en deux parts.
Cette séparation des bons et dès méchants, des grands et du peuple a déjà été commencée dans notre première révolution sous les coups des faucheurs ;
Mais la moisson n'est pas finie, mais le dernier jugement n'est pas jugé.
•-• leo ~
Qui donc prononcera la dernière sentence qui doit jeter certains poissons dans Teau e| les autres dans les flammes > le blé dans les greniers et Ti vraie dans le four?
Ce sera le peuple-Christ venant dans les .
nuages avec m^esté, accompagné de ses an^ geSy au son des trompettes et des clairons.
Les hommes seront confondus pêle-mêle dans cette grande vallée de Josaphat, les riches avec les pauvres, les tyrans avec les escla- ^ ves, les exploitateurs avec les prolétaires.
a Toutes les nations seront assemblées deff vaut lui; il séparera tous les hommes, les ff uns d'avec les autres, comme un pasteur &ô<< « pare les brebis d'avec les boucs. »
Or il mettra les brebis du côté de sa main droite, c'est-à-dire les faibles, les vaincus, les opprimés, les femmes;
II placera au contraire à sa gauche les boucsi» c'est-à-dire les forls,'les oppresseurs, les violents, lés hommes, tous ceux qui ont menacé et soumis, le troupeau par la corne.
Et une grande voix s'élèvera :
— Maudits !
Maudits ceux qui ont laissé l'humanité ôtré nue et avoir faim !
Mauditsceuxqui ont laissé les malades frap»
per à la porte des hôpitaux sans en prendre soin!
Maudits ceux qui ont entassé pèlennâle les prisonniers dans les prisons!
Maudits ! maudits !
« Et ceux-ci s'en iront dans le supplice éter* a nel. a
Quels seront, au contraire, ceux qui entreront dans le royaume nouveau et dans la tie?
Nous l'avons déjà dit plusieurs fois :
Les pauvresi les délaissés i les patients , les charitables i
Tous ceux qui auront souffert ou qui au« ront aidé l'humanité souffirante ,
Ceux qui auront combattu ,
Ceux qui auront ramassé le glaive de la Liberté tombé des mains ensanglantées du Christ et qui s'en seront vaillamment servi;
Ceux qui auront allumé leur ftme au feu des révolutions et qui l'auront propagé.
Ceux qui aurontété jusqu'au bout delà lutte
sans se soumettre et sans défaillir.
Bénédiction à Geul^là9 imônr) ^^ire, 66iineur!
il sera tenu oômpUi en ee jouHI^ du nloîndre service rendu à la cause des iMsupleg.
N'atirié^Votts fait que donner utittmë A'éàu froMe au. combattant qd avait ëôif »
N'auriez-vons fait que jeter le denier dé la vaute d«M té tn»M ées aousQrîfrtloiid i^toiationnaireSy
N'auriez -vous fait que i'HAHit te dMttMôr du pallié dans isoo cabaMMi Ou te Uè^té à l'hôpital sur son lit de douleur,
S^ai wimiUi il iNma $era r^du au cm" tuple !
RévoliHiMtiaireâ, avocats Aa fioa Arèrës» sol* data du p^Upte, sœwH» éa aharAéf
Vous tous entin qui avez bien, fait à Vtm*^ mapiléi^ .
Vous qui avez 9ôufll9rt> tous qui atiKtàiné^
Réjouissez vous! /
Sous les aflironis, sous tea souttets^ aouatea malédictions des bonuaa&kr^oiiiai^K-vaua ea* core î
Car vous aurez votre récompense ^tW i^ so* ciété humaine régénérée I
Vaiif ^auréz place dans le oiel ^ te; par«4ia que ie FUad» tH^ i|t ymk H^fW ^m iHNtt»
Et une grande voix s'élôvera :
— Maudits !
Maudits C6ttx qui ont laissé l'humanité ôtré nue et avoir faim !
Hauditsceuxqui ont laissé les malades frap»
per à la porte des hôpitaux sans en prendre soin!
Maudiis ceux qui ont entassé pèle*m61e les prisonniers dans les prisons!
Maudits ! maudits !
ff Et ceux^i s'en iront dans le supplice éteru nel. »
Quels seront, au contraire, ceux qui entreront dans le royaume nouveau et dans la tie?
. Nous l'avons déjà dit plusieurs fois :
Les pauvresi les délaisséSi les patientSi les Charitables ,
Tous ceux qui auront souffert ou qui au« ^ont aidé l'humanité souffirante ,
Ceux qui auront combattu ,
Ceux qui auront ramassé le glaive de la Xiberté tombé des mains ensanglantées du Christ et qui s'en seront vaillamment servi;
Ceux qui auront allumé leur ftme au feu des révolutions et qui l'auront propagé ,
Ceux qui aurontété jusqu'au bout delà lutte
sans $e aoumett^eet sans défaillir.
— i64 — < cultivé, 0t vous êtes entrés iùn$ \»W9 tra^
« vaux. »
Respect donc au passé, *•
Reispect auxbérétiques morts sur les bûchers en ai&rmanl et en attestant dans les flammes la liberté de l'intelligence !
Respect aux Albigeois, aux Pastouraux, aux Vaudois et à tous les émeutiers du moyen âge qui ont versé leur sang pour la cause de l'hu* manité!
Respect aux Huguenots et aux Frondeurs !
Respect à nos pères, à ces grands révolu* tionnaires de 89 et de 93 qui ont proclamé sous le couteau la souveraineté du peuple !
Respect à eux! < car nous sommes entrés c dans leurs travaux »; ils ont remué et pré« paré le terraià des révolutions : c'est à nous de continuer leur œuvre.
Respect à vous-mêmes, frères qui avez combattu et qui combattes; encore pour détruire la vieille société!
Vous ne transmettrez pas à vos fils un bon* teux héritage de maux patiemment soufferts»
d'esclavage accepté sans résistance;
Vous neles laisserez pas recueillir ces her« be$ amèrtt et C08 chardons blôssants«
Si Vous suocombezi du moins vou« aurez réclamé et protesté,
Et votre sang portera ses fruits.
Le devoir de tout homme qui ne peut vivr^ libre est de mourir.
Jésus> dans une parabole» va au devant d'une objection qu'on ne manque pas de faire aux hommes qui ont foi dans l'avenir.
Si, disent certains partisanes de l'immobi* lité et du italuHpw, l'humanité doit jouir un jour d*un bonheur qu'elle n*a pas eu par le passé, cela est injuste;
Votre loi du progrès fait murmurer contre Die^ ; car les derniers venus au monde ont des avantages que n'ont pas eu les premiers, et, en vérité, ce n'est pas leur faute si la nature a oublié de les faire naître i) y a mille ans*
A^quoiJéeuft répond :
< Le tôVâUMe de t^iéû eèt 6eihb)â\>té à .an t père de famille qui sortit de sa itAaisoà àe c grand matin ââh de tôûér deè ôuvrietA à sa
.< Et étant convenu avec tes ouvriers qû^iU « auraient un denier pour leur journée, il les (( envoya à sa vigne.
a 11 sortit encore sur la troisième beUre» et, < en ayant vu d'autres qei se tenaient dans la * « place sans rien faire »
a 11 leur dit : Allezrvous-en aussi, vous au<r « très, à ma vigne,
a Et je vous donnerai ce qui sera raison-^ cf liable.
4 Et Ihs^y èA àltérém. U «drtit eticôtô mt ta « «ikièifiîs et Mt la Hfettf lèmô beuré , et <tt \à
« nième chose.
« imih» étttit ê&tli mt là ôh%iémé bèàté» U
c en tMilira^'jiiit^èli ^«1 étaient là, dèbdtit» àUï- ^^txéa il dit : Pbtti^qnot déniidût^z-vàcrs ti
« tout le long du jour sans ti^àtàiltérf
« (r^l^l4{âil^èni4l», què (personne ne hôiàà a or hméê. Et il leur dit : Allèl^V6u8-eh àUSM ,
<( vMà éttii^ i à ina vî^is.
i Lé êéilr étant Vënti^ lé màltire de là Vigne « di4 » <^yi qtti aVait le ioiil de i^es àfikites : « Appelez les ouvriers et pHiftHAt^ > eh ebib-
«menaçant 4^pui9 l^s prçmiorft]ii9«ll'W« A^r-
i[ Ceux qui n'émi^ni yop^ç (|aç vçr^ U Qfir « zfème heure s*étant appr/^eb^n r^çur^nt e)»a- € eon un denier.
«Ceujj qulava^nt ^i^ IpQé^ (§9 pçeotûf^s, f menant à leur tour, crurent qu^oa ^mj( doa* « nerait davantage, mais ils ne rçç^fejptt UQn % plus qu'un denier ç^eua;
f^Et en le recevant ils iQjirqaûralem cpçyife f le père de famille
f Eu disant : Ces derniers n*ont (ravalé f qu'une heure, et v^us left rendes éf|;^u3f i notis % qui âVons porté le poids dajour et dé la c)ia- « leur.
« Mais, pour réponse, il dit àrun d'eu:!^ : Hpn « ami , je ne Vous lais point de tort ; n*ëli^s- % vous pas convenu avec moi d'un dcni^rt
« Prenez ce qui vous appartient 1 6t vou^ pn « allez. Pour moi, je veux donner à ce derpier « autant qu'à vous.
M Hé m*est4l donc pas permis de faire ce que ' «je teoxY et iK>tre œil est^il mauvais parce f faeje^uis bon?»
C^tle Tigne est la société,
Les travailleurs qu*y envoie le pèrt de fa« jq^Uiçsôtit I^ hommes.
Quelques-uns y sont venus de meilleure heure et ont eu plus longtemps que les autres à soutenir le poids de la chaleur et du jour;
Us ont sué et haleté à cette rude besogne des révolutions.
Mais tous recevront, à la fin du jour, (a mâine récompense ;
Cette récompense sera égale» quoique les travaux n'aient point été les mêmes pour tous.
Si la justice de Dieu souffre de cette égalité^ la bonté en est satisfaiiOi et cela 8u£Qt.
Dans la pensée de Jésus-Christ Thumanité Mt un seul et môme ôtre dont tous les intérêts Éé tiennent i comme les travaux ou les souC- IVanceii
C'est un grain de séttevé Jeté en terre»
C'est un arbre dont toutes les feuilles sont Solidaires)
C'est une même tuasse de farine pénétré^ ^i ie même teVaiiî*
Nous travaillQns les Uns dans les autres »
Cbitime nous héritons dans nos orgknes, en irëtiàttt au monde, du progrès et du développement amenés par les siècles qui nous précèdent*
C'est dans ce sentiment de l'identité hu** maine que Jésus «Christ annonce souvent
tomiM pK>chaines, à ses disciples» des choses qui né poovaientadvenir qu'après plusiearssièclcs à leurs successeurs.
Ceci explique encore l'impatience des premiers chrétiens» leurs terreurs de la fin da monde et leur foi entièrement lournôe vers le ciel.
L'homme» être éphémère et passager qui se hftte à mourir» croit toujours que les desti*. nées du monde d^oivent s'accomplir de son temps,
Oti bien alord 11 les transpcf le ailleurs^
Tandis que Thuthanité, qui a devant elle lel itècles et l'espace» sait que ces destinées s'ac* complirbnt toujours assez tôt ;
Elle marche calme et grande vers Tayetiifi sftns s'agiter otltre mesure et sans vouloir précipiter dans le ciel» par dépit et pour impa^ tîente»des espérances qui doivent un jour com« nietiter sur la terre leur accomplissement.
•'•'•* **«jr — «,.
^ X^fim ^^ ^^ révolutions p^upponét SQf 1^ bord du « royaume de Piaq. »
NpvA VPII9 avpn^ parlé de^ (HmimriiiM et ^ ébr^li9ip^9(a qui devaieni nmeftwi ^é
Noys irous avons dit : Quand vous enieQdfiS XVWl» ((Qildi^r d^na t a rii!^ ,
N'imitez pas les Gentils qpi n'ont p^s ^ (^1 imiter leè jf^ifs, giii au^pdi^Pt uii^ déUti^m^ ;
S^ferpfiçïpHs vps fep4tre«l0W, 0uvr^%-<t»;
<>iiYrez vps çoepr* 9l r wpér^pçe ;
Car le Messie -p^q^ple ^i| \mt *1W Hft, oifige.
Tpuiefoifi, POPS ypDS l'9vpp9 f^nt^ra d«|, ^ çbose^ PC serppt qpe 1^ cpmm^ncçinf^pl*
Ces secousses et ççf ^ippûpps pfi fput <m§ préparer un fait mor?l} e((^<|feil, n^aud \%}f^%% en sera venu, se détachera de lui-même comme un fruit mûr.
Il n'y aura plus besoin ce jour^là de fusils, ni de canons, ni de force brutale.
Une seule arme sera nécessaire : la foi.
Or la foi' implique la volonté.
Croyez et voulez ,
— It4 —
Croyez et vouiez, frères, et tous les miracles s'accompliront dans l'État sans autre instmineqt que la parole !
.. Ayez en l'avenir de la foi gros comme an grain de sénevé;*
Et vous direz an vieil arbre mort de la société : Déracine-toi ! et il se déracinera.
Vous direz à cette lourde montagne du despotisme qui pèse sur le monde : Ote-ioi de là ! et elle de téllrè^â.
Héés «l'àUréÈ imm pas faeàôiki de céMbârlVN contre ce trofipeau de privilégiés, de gtràMhl/ de {MrOJpHétakeé^ dé DfiatV^ès qttt\>HMIlMMit tMie v4ire d^bstàneeei q«4 d^è^ttalilMéM' de votre maigreur. ^
ymiB ft'àiire» iDÉème )^s lé j^neée léd dé-
Car^ comme ce troupeau de pourceaux qM, ' ayàfli Ml là délivlAnàe i'vok h6dime> M |dlâ um Â'm kMi éàûê là fUte^ '
Ces hommes, à la vue du peuj^èdéltfMifo'' malivato esprit de certitude ^ui l« tMMétfliil,
Se préctpiturdni t<lûs 4» eôtère et e'à&MM^ irMi éttK^mânÉéa àtm le néàAu
Quel sera maintenant celte société amenée > dans lenu)Qde par la maturité lente du genre humain?
Fabord/la première et grande loi sociale que Jésus-Cbrist est venu révéler aux peuples : c'est l'unité.
ff Père, dit-il à Dieu en parlant des hommes» u qu'ils soient tous un comme nous sommes- «un.
« Pôris.saint» gardez en votre nom ceux que • « vous m'avez donnés, afiii qu'ils soient un ^ « comme nous.
, ff Je suis en eux et vous êtes en moi, afin « qu'ils soient consommés dans l'unité.]»
Yoilà toute la théorie du christianisme so»
ciélaire, l'unité divine appelant à elle l'unité humaine.
Lq peuple dpit être un comme Dieu est uû.
Celte société a son point de ralliement dans
\p Gbrisi,
« Je suis en 6UX9 dit^il à son père, comme « vous ôtes en moi, ^
Cette unité s'étendra à toute la terre et 9 tous les peuples.
ff II viendra des gens du septentrion et d<i ff midi qui seront à table dans le royaume de ff Dieu, »
Il ne doit y avoir qu'un peuple, ç^r il n'y ^ qu'un Dieu, •
Arabes, Gosaks, Abyssins, Kalmouks, UaU gâches, vous viendrez, du midi, et du 6eptea-< trion, vous a83eoir à nos tabler et manger .
avec nous}
Vous tous qui d'un pôle du monde à l'au^^ .
tre ôtes divisés par les mers, les terres, et, ce qui est encore plus infranchissable, parles rivalités et les amours-propres de nation,
Vous'viendrez et vous ne ferez qu'un mêma cercle c}ç convives buysp t ^ U ?^ï)Jç du mwi^i
G*est cette sainte et fraternelle unité que lésus-Christ a voulu consacrer par un signe sensible d'ans la communion.
11 a voulu que tous les hommes mordissent au mêbié pàih et bussent au même vin , aJEln qu'ils n'eussent tous qu'un sang et qu^un^ cbàîj',
La châit et le sang dés ehfants de Dieu.
G^eèt daùs teite titiité bùmaiùe qii'ést la vie, c'est dans côtte communion mtityétlè qu^^t la flÊcoïidîté : « Celui qui me ttoaûge, a dfi Jé8ù$ , viVM pair tttoi. »
La vie est dans la communion des branches au tronc : « Demeurez en moi, et je de- K meurerai en vous : comme la branche de la <( vigne ne peut d'elle-même porter de fruit « si elle m demeure dans ce cep , de même
« vous n'en pouvez porter si vous nedemturtz c en moi. »
Or Jésus était, comme nous l'avons dit| là figure incarnée de Tunité humaine.
En nous exhortant à le manger et à demeurer en lui il nous engage à nous nourrir dd rhumanité et à demeurer en elle.
£t comme l'unité humaine est le point de liaison entre Thomme et la Divinité, il s'ensuit qu'en étant unis ensemble nous nous tiendrons en société avec « le .Père, »
Mordant tous au même pain, nous mangerons tous au même Dieu.
C'est là ce repas unitaire dont le repoi tikre des anciens n'était qu'une grossière ébauche.
« Mangez, nous dît le Christ en nousrooh* a pant le pain^ ceci est mon corps* »
G'ëst^à^ire le corps de l'humanité.
« Buvez, noos dit le Christ en nous ver»
« fiant le vîn , ceci est mon sang ! »
C'est«è-dire le sang de l'humanité.
Frères, mangeons-nous et buvons-nous donc les uns les autres sous ces espèces;
Car communier à l'humanité c'est communier au Chrisl ,
£t communier au Christ c*eAt communier à
< Gomme mon Père, qui est vivant, m^a < envoyé elque je vis par mon Père, de même « celui qui me mange vivra par moi. ^
ff Je sui» le pain vivant, disait Jésus^ K Christ :
« Si quelqu'un mange de ce pain il vivra ff éternellement, et le pain que je donnerai « c'est ma chair pour la liberté du monde, a
Or, comme ce discours révoltait ses auditeurs, Jésus appuyait et persistait en disant :
€ En vérité, en vérité, je vous répète que si « vous ne mangez la chair du FUê de l'homme « et si vous ne buvez son san^, vous n*aureas u point la vie en vous ;
ff Car ma chair est véritablement nourri^ a ture, et mon sang est véritablement breu* « vage.
« Celui qui mange ma chair et boit mon
— 47T — «.sang demeure en moi, ei-je demeure dn
Or les disciples continuaient de murmurer : <t Cette parole est dure y disaient«il8 en* « tre eux, et qui peut Técouter? »
Plusieurs même se retirèrent.
Cette loi>d'anthropophagisme humanitaire par laquelle nous buvons le sang et nous mangeons la chair les uns des autres »
De telle sorte que nous nous assimilions les uns aux autres comme la nourriture au corps»
Et que nous demeurions les uns dans les autres, manete in me et ego in vobia.
Est en effet le côté transcendant et le der« nier mot du christianisme socialiste.
Jésus, voulant montrer la supériorité de ce grand festin moral qu'il venait apporter aux hommes, Toppose à la manne, qui était également une figure du repas commun et égalitaire:
« Il n'en est pas ainsi que de la manne « dont vos pères ont mangé, et toutefois ilssont ff morts ; celiii qui mange ce pain vivra éter- < nellement. »
'La vie est attachée à cette transsubstantiation du FiU de C homme dans son semblable.^
Parce que rhumanité renaissant et se trans*
meiuiit aimi toui etiiîère^ JM U tmÊM'nion, dans chacun de ses membres^ entré èil possession de l'éternilé de Diétl.
tt Celui qui mange ma ^dit éx 4fil iMt « mon sang y dit le Christ» fUê de Vhomm et « représentant de t'humauiléi à U Yiè ét0lr- « ndle) htéet vUam œiemÊm.%
Qù se trdiive seulemei^i la réonÎM de quelques bônimeè se ttrèûve )e Christ » c'est-à-4iiré toutô Vhùmahité. « le suis là aii milieu d*e^ ; « ibi mm m tnedio eoirufn. »
Cette cômii&unioii a l'ensemble dans la )^ré** séàéé et le commerce de quelques membres .
de deux ou trois Rassemblés , duo mt ttê$ o^ri- , gregati, est le principe générateur <ie tottle
tu lësûs-Cbrist récomiiiaiide si soaveiit àéii
meâ lu priera (tons l'Évancile, c'est que la prière çst une aspiration à Tuniié.
€?ffilM€<Nni ^ <|ue le» chrétiens désigneul eui-mèmes •m* ie booi de eommu^hn 9pin^
Op^ imiMpe les ihm an autres spirituelleinent dans ce banquet du eeeur, car la prière tH faite tfainMr et de désir.
fMres , appreiiex mainieiiaint à ne rieq mé- »sise» ;
Ne condamnez pas vos sœurs quî||rifu| k rpmbredu teiuple;
0«^r, en vérité, je vpus h? dis, Iç çflçur «ui prie, comme ççlpi^piaiiue, s^y^^cp (^iqowie vers Tunilé, c'est-à-dllre vers Dieu,
Çmp t|Pit# ne pem ^vpir Ueu ^n «Oipit que p^f f assentiment das ippléicîul^s l^iui^nes fi se porter tputes lies ^au^s v^rs i|^s ^tfir^s;
ÇjBiie lui d'^traptipu est we ipi^'^^ur.
< Aimez Dieu de tout votre cœur et ]f^ j^fCr' « cl^lu 4K)UUP^ y^us-^mêm^ : 1^ est td^la la «toi.
H Le monde reconnaîtra que vous êtes mes
« tes 1HI^ te« AUtr^.
K ¥«tf i ta n§it¥eau ^ mm a i^demen t qui» }«
« vous donne : c'est de v<His aimer enité « vous. ï»
C'est sur eette loi d'amour ^e Jésus entend fonder la société dans le mariage.
<c M'avez-vous point lu, disait-il» que celui <r qui créa Thomme au commencement fit nh (( homme et une femme^ et dit :
<( A cause de cela , l'homme -quittera sofl « père et sa mère pour adhérer à sa femme»
« et ils ne seront tous deux qu'une^senle chair.
<( C'est pourquoi ils ne seront plus deux, et mais une chair. »
C'est par celte fusion de deux en un^ par Cette union complété de Thomme et de la
femme que iuhité sociale doit entrer dans le monde.
Interrogé quAtid son règAô viendrait» Jésufli au témoignage de saint Clément» papcS l^an des plus anciens Pères de TËglise» r^ondit:
Lorsque deux sei*ônt tin Vfu^tiu/Oeftio éiimâ (c tmtim>
«( Lorsque ise qui est en dedans sera dehors^
(li quandoquod est irUrafiet extra,
1 Voir kê Umeà de sftiat (Mmai, (Mipé, dânâ k Sdtidé " thique des anciens Pères, C'est ici le seul endroit où nous ayiensajout^ un ?^uttejlexte à celui des quatre évangéliBtes
« Et lorsque Thommeaveck femme ne se^ « ront plus ni homme ni femme, et quando vir « cumfœmina neque vir nequefœmina, »
G'est-è-dire lorsque, par Texpaurion et Famoar, quod eH intra fiet extra, l'homme et la femme en seront arrivés à ne plus faire qu'un sevl et même être qui ne sera plus ni mâle ni femelle, mais qui tiendra de Tun et de l'autre.
Le couple humain ainsi doublé de puissance par cette intime union des sexes transportera cette unité dans l'État, et alors viendra le règne de Jésus-Christ, qui est un règne d'amour.
Le mariage est le moule et en quelque sorte Télément rudimentaire de la société.
Il faut que tous les hommes arrivent à faire un par l'esprit, comme l'homipe et la fefnme »80Dt an par la chair, duo in came unâ.
Cest ce mariage de Thumaniié que Jésus- Gbrist, encore une fois, cherchait dans la communion quand il voulait faire de tous las hommes un seul corps en lui et un mémo sang, hoc est corpus meum et sangtUsmetts, « Ceci « est mon sang et ma chair, » pourra dire un Jour le fils do l'homme en montrant toute Thumaniié unie en communauté d'esprit et de nourriture.
fl[ Femme y disait lésus^Chrîst à la Samai^îc taine, eroyexnmoi, le temps estvenu que vous fK n'adorerez mon Père ni sur cette montagne < ni à Jérusalem. »
Le loonde sera en effet un grand temple où tous les hommes adoreront Dieu dans Tunit^ e| dans la justice.
Le ciel> l'ieau et la terre appartiendront à. tous les hommes y ear ils ne formeront à eCMC tous qu'un seul grand propriétaire.
<¥ Il n'y aura, ajoute Jésus, qu'un troupeau^ «t qu'une bergerie et qu'un seul pasteur. » .
Ce qui veut dire : Il n'y aura qu'un peaple, qu'une maison et qu'une autorité.
Il n'y aura qu'un peuple, car toutes les na^ tions de la terre se réuniront en une seule na^ tiofi.
< J'ai d'autfç$ brebis, dit Jé^us^ qui ne wni
< pas de cette bergerie ; il faut aussi que je les « amàne. »
11 n'y aura qu'une maison, car tous les membres deja société y ne formant plus qu'un seul corps , seront logés par l'État dans plusieurs 'luisons qui n'en formeront qu'une seule} ce feront les alvéoles de la grande ruche bu** ïïiaine.
11 n'y aura qu'une autorité, qui sera celle de ^^ nation elle- même , représentée dans des femmes nommés et choisis par elle.
Ce pouvoir- là n'aura rien de formidable ni ^e pesant; il sera pasteur des peuples.
Ses insignes ne seront ni une couronne, ni ^^n sceptre, ni une main de justice, mais une houlette ;
Ses fonctions seront de faire paître le trou- ^(>eau et de le conduire toujours en avant vers )es grasses solitudes de l'avenir.
Ce pouvoir-là n'aura rien de commun avec ce pouvoir spoliateur qui est descendu les ar«. mes à la main, comme un voleur et un larron, dans la société intimidée.
Gelui*là entrera par la porte, c'est*à-dire par des voies douces et légales ;
Il sera le pasteur, il marchera devant ses brebiSi et les brebis entendront sa voix,
Tandis que les autres sont des mercenaires qui maltraitent le troupeau , et auxquels le troupeau se soumet par crainte.
Ce sera le pasteur et non le mercenaire.
Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.
€ Mais le mercenaire^et celui qui n*est point a le pasteur, à qui les brebis n^apparliennent « pas, voit venir le loup, et il abandonne les < brebis et s'enfuit, el le loup ravit et dissipe « les brebis. »
Voilà le pouvoir mercenaire, celui qui préfère sa conservation à celle du troupeau.
Celui qui dît : Que m'importe que mes brebis meurent de faim ou que les loups étrangers les ravissent, pourvu que je touche ma paie!
Celui qui dit : Que m'importe que des brigands armés détruisent et égorgent au loinle troupeau |des peuples, pourvu que je m'affermisse, moi et les miens!
Celui qui dit : Que m'importe que des hommes avides tondent la laine de mes brebis et traient le lait de leurs mamelles, pourvu que j'aie ma part dans leurs larcins.
11 est dit que les brebis ne lui appartiennent pas et qu'il est l'étranger !
En effet on ne possède les hommes que par rameur.
Celui-ci est l'étranger, les brebis n'entendent pas sa voix.
. Et quapd le vrai pasteur se montrera elles le quitteront toutes pour se réunir au pasteur»
-o^^l^^ro-
L'unité amènCi par une pente douce mais nécessaire, a la communauté.
Tous les hommes ne faisant qu'un, doivent, tendre à se rapprocher, à vivre ensemble ^i à mangerau même pain et à boire au même vin.
Comme la communauté de biens suit natu^ rellement l'acte de mariage, . Ainsi la pariicipation aux mêmes avantu^ ges devra suivre les g. 'ndes épousoillçs de rbumanité,
Cette unité. d^ns le yïJTe et dans le couvert sera une source d'abondance: c'est ce que Jé- 8us«Çbrist entendai l lorsque, buvant le vin pour
la dernière fois en coMinunauté avec ses apôtftt, I! lëtti" «I i
«r Je ne boirai plus de ce jus dé la ¥}g(tlè JII9* «^à êè 4Ù« j^ bdil^éf ÉfWvtMlitdirnl lèVH^k- « itté dé nMKd ^ré. »
L'abstinence, le jeûne, la macération d^ M chair sont, comme nous le démontrerons dans la suite, des lois de TÉglise commandées par les besoins des temps, mais qui sortent tout à fait de l'esprit de l'Évangile.
Jésus nous déclaré, id Contraire, qu'il est venu apporter aux siens l'abondance et la plénitude de la vie, iU vUam kabeani et abundan" tius habeant.
l\ ne veut point que ses disciples jeûnent;
U se kkéïé lùi-tâêiûè àilX gt^tldS fepâs 6tl il y a beaucoup de ôôlivivèâ, tiômmè pôti^ se tàppHK5hëî du f e{)és$ commun ;
Enfiû il nous ènëelgAè lés tiftilracleâ ptoddit^ par l'âsSoCiatioA et là commuttfrtité en âBiit eiidroits féiûiirqtiables de rÉvàngité :
Jésus ayant été kil^ité aux fioCéd à C^M eh G alliée et le vtft étant véiiu à matiQuèr véirs te ntttieu dit repas,
Jésus dit :
é RtUâptfoMt 4'éèu ces af nés« »
Gf4MH«lK^(t ||(f ittMM UiïMi de i^
— IW —
serTftient les Juifs pour leurs purifiesiiioiis.
Lm «eryiteuré les remplireat d'eau jusqu'au bord.
St Jésuf changea cette éau en un vin meilleur "V}!]» cehii de l'époux.
Une autre fois , il [se faisait tard et Jésus était dans le désert avec une grande multitude.
Jésus demanda à ses disciples : Combien ayez-vous de pains?
« S'en étant instruits ils lui revinrent dire <{ qu'il y en avaient cinq et deux poissons.
« Il leyr commanda de faire asseoir tout ce « peuple par groupes différents sur l'herbe « verte.
€ Et ils s'assirent en plusieurs groupes ^ les « uns de cent personnes ^ les autres de cin- « quante;
« Alors Jésus ayant pris les cinq pains et « m ééixx poissons lôs bétitt ëiï téifàrhiluSt «tecidy et roinjpit les pains ^ qu'if diMfha à «ses diècipiës pour lés présenter au pedpfé^ « et leur fit distribuer à tous lévit pàti êèi « délit jpoiëtftms.
< Ils éirt ingèrent tous jusqu'à être trasëà^ « Siés.
4(1 \Wi M chiirth(Nr dans ce miràeiè liiî sù^
j6t de rdillerie banale et facile; voyons^y pla« tôt une magnifique image des bienfaits que la communauté répandra sur la jterjre;
Cette mère des miracles changera pour nous Feau en vin et multiplierajle pain dans les cor« beilles
Lorsque ^humanité assise sur Therbe et di^^ visée par groupes
Mangera au même repas en regardant le ciel et en bénissant Dieu.
« Cherchez premièrement» dit Jésus-Christ»
« le royaume de Dieu et sa jusiice, et toutes « les choses de la vie vous seront données « comme par surcroît, »
11 nous promet en effet , dans cette société nouvelle y la vigilante adminis.ratiçn d'un père juste et libéral qui distribuera à chacun selon
ses.bemi^ii^t fera luire sur. tou$ JQ3 bQint)iQS
Tégaliié commç un solçiK
Uoe société où il y a des membres qui souf* tjtent de la faim, du froid ou de la soif Q*e8t pas une société chrétienne ;
Car Jésus a voulu que la boisson, la nourriture et le vêtement fussent communs à tous comme Taîr du ciel et la lumière.
Cette conOance en un pouvoir distributeur du nécessaire entre si profondément dans les 'Vues du Christ qu'il en fait le signe singulier de son peuple :
cr Ce sont les Gentils, dit-il, qui font autre- « ment et qui se tourmentent des choses de la
« vie. »
Le peuple au contraire régénéré, ayant foi en une sorte de providence sociale infaillible» bannira de son sein ce tourment et ce souci de la vie matérielle qui empoisonne toutes les jouissances de Fâme.
L'esprit n'étant plus gêné par la crainte du lendemain, par la question du boire et du manger^ quid bibemus et quid manducabîmus, s'élèvera plus facilement à cette parole de vérité qui sort de la bouche de Dieu et qui est la Traie nourriture de rintelligence.
L'humanité s'étant remis du soin de la satisfaction de ses besoins à une main ju$te et
libérale qui rendra à chacun selon ses ceuvres
Ne sera plus inquiète du vêtement ni du leiMiéiilàiti) ëàf le leftdeâiiîii ft|rportdfÉ» «irèc lèè ittêmes ttaVdUÉ m Ids ttlêmed bèsoifil, te même récompense.
La propriété n'étant plus iiàrnëbiliêéè HUr quelques hommes qui l'enfouissent en tefi^é, li dû la fouille là rong^ et où leà v^è la déro-
B'éteâdra à tous et se muitipliett pHr la tii'* cfilatioh.
Alors la richesse luira pôut tôas lès holh«> iMes côtnmele soleil.
fen Ces joUrs^à l'usure, au cotiiraire, là tôt* ttifté fyètsoniielle, l^usurpattôh dé Vt}t élltbiit dièparu de la famille et des ciloyeits, - Eh Ces jôufs là Bourse et la Banque ^ront démolies,
Car le rôfâume de Dieu i^'admèl puè c^s ttaipl^âdéttàmmoti.
La parole du Chrû|t m fpfii^Je : . .:^
« car ou il aura de ^'^Y^r^iftfi jfQUf Tuii Qt ()e i J'uivipujr ppur r^uue» ou il honorera Tm» et f méprMlér^ l'antre, a)
Yous ne pqavez a^rvir l^î^H ^ T^rg^nt I
you3 pe pouvez ^(rf^ à la fQi§ çbrétieps et prQpriétaûrea !
. « Vendez votre biep, 4t^it ié^n^ ^q^ WQb^si, « 4i{lUibiiezf6Q le prix, eX ensuite vf^^ et « sqiyez-moiy x>
flicbes» 9vant donc de meure |^s piiç<)i| avx églises, commence2;»si vpusn*êtes pas d^ fiypocrites et des men(eurs, par distribuer vqs bieps et par les partager ; • G^ir» autreipent. voua rencontrerez à ja ppr|e la 3év$re Ggurç du Chri>t qui dira :
ff Ces gens-là m'honorent des lèvres, mais « leur cœur est loin de ma doctrine. »
La' fraternité découle encore naturellement de la sainte loi de Tunité .
c Vous n'avez qu'un pèrci dit Jésus-Christ; « vous êtes tous frères ! »
Le peuple -Christ regardant un jour autour de lui dira de tous les peuples voisins et de toutes les nations qui le touchent :
« Voilà mes sœurs et mes frères ! »
Tous les hommes sont frères parce qu*ils sont tous enfonts de Dieu.
Tenons, peuple, à cette filiation divine ;
Ne nous abrutissons pas dans des doctrines de matérialisme dégoûtant qui ravalent tous les hommes à une fraternité abjecte, comme tous les porcs d'un même troupeau.
Car souvenons-nous que, si Ton opprime aisément les pourceaux parce qu*ils sontpbdl*' ceauï, et si Ton les chasse devant soi avec une feiaiile,
On ne s^attaque pas volontiers aux dieut, parce que, étant dieux, ils ont dans leurs mains la foudre s
C'est pourquoi Christ nous a tous surnommés, dans Jacques et7ean, Boanetges, enfants du tonnerre*
ïésus - Christ tient à bannir du milieu dei siens toute question de préséance.
« Vous savez que ceux qui commandent aux « nations les gouvernent avec empire^ et que « les grands prennent sur elles une autorité « de maîtres :
tt Qu'il n*en soit pas ainsi parmi vous. »
11 ajoute» en parlant des scribes et des pha« îiiiens qui composaient l'aristocratie chez les Juifs i
K Ils aiment qu^on les salue et qu*on les ap' pelle maîtres)
« Hais 9 pour vous, ne prenez pas le nom de «imaUre, car vous êtes tous frères, d
Jésus mit lui-même eti pratiquecette maxime d'égalité et témoigna son horreur pour rinstîtution de la souveraineté chez les peuples lorsque, a sachant que plusieurs viendraient (( afin de le faire roi > » il se retira plus loin s^ul sur la montagne*
Admirons, au reste, la hauteur et la puissance' du niveau que Jésus entend passer sur les têtes humaines :
« Vous êtes tousffèreflp, et vous n'ave2 qu'un « Père qui est au ciel. »
Gomme la politique de nos députés et de nos hommes d'État sembla petite de^^nt la 4pc^ frine du Nazaréen !
La. Charte dit : « tous les koiÉnDoes sont « égaax devant la loi ; »
L^'Évangiledit : «Tous les hommes sont ég^uW « devant Wea } n
)1 faut pourtant. s'entendre puc cette ^{(alité. ïésua^Çbrist né prétend pas ^^trviire dans le ii^onde cet|e grande hiérarchie ns^turell^ sa.i^ laquelle aucune société ne sayrait viyre^
il s'avoue iui*mêimeléchef deses disciples, iimétenlm:
^m Jésuç -^ Christ n'entend pas que céiiç
po^Acipauté d*mielltgân€6 pose «ur eux «omme
a Je ne vous appellerai pas servii^ur*) te:
<(.l|âc^-t*il d'ajouter, parce que le serviiaur ne cr sait pas les desseins de son maiire, mais j6h «,Tous appelle mes amis. »
La nation tout entière sera en effet oonvîéé comme amie et comme conseil aux desseiov, d^ son gouvernemenL
kais Jésus -Gbrisi représentant en sa per<«.
sonne» vis-à-vis des disciples, Tautorîté future, tient à nous bien tiscer sur les noiioils exaoles que nous en devons avoir.
« Que celui qui gouverne, nous dit*il f aoît* tf comme celui qui sert. »
Le. Commandement ne peut donc êtr^ oon* sidéré au point de vue chrétien qûie comme une fonction et une charge, non comme un« dignité.
L*homme en pouvoir est un serviteur aux gages de la nation.
L^autorité future ne sera pas, commie celle des maîtres de la terre, un lourd fardeau qui. pèse sur la tête des peuples.
a Venez à moi, dit Jésus-Christ appelant à f( lui les populations fatiguées par le poids de <x Tanctenne servitude,
« Prenez mon joug sur vous et apprehez de «r moi que je suis doux et humble de cœur, ei « TOUS trouverez le repos de vos âmes,
« Car mon joug est doux et mon fardeau «t est léger. »
Qu'est-ce qui allégera ce fardeau du nouveau pouvoir et le rendra doux à Tépaule des peupies? ce sera l'amour.
Jésus, avant de remettre à Pierre la garde du troupeau, l'interrogea par trois fois, au nom de l'humanité,
En lui disant : «c Pierre, m'aimez-vous? »
Et ce n'est qu'à la troisième affirmation qu'il lui abandonna le soin de mener pattre ses brebis.
Là est toute la théorie du pouvoir à vemir, qui sera un pouvoir moral et dont l'influence s'exercera sur le cœur.
Celui qui commandera le plus sera celui qui aimera le mieux.
Quant à ceux qui régnent et commandent aujourd'hui par la force, leur sentence nous semble suffisamment portée par le Christ;
Us ont tiré le glaive du fourreau*, ils péri<* ront par le glaive,
(aS!e6>
Jé^us-Cbrist étant venu apporter la vie, ego vei ut vitam habeant, c'est-à-dire le libre développement de toutes les facultés et de toutes les tendances humaines, comprit la nécessité de déterminer à cette liberté de chacun une limite, pour qu'elle ne gênât pas la liberté des autres.
Le cercle dans lequel Tactivité individuelle peut s'exercer sans gêner ni contrarier l'ac* tivité d'autrui est tracé par cette parole mé« morable :
« I^e faites pas aux autres ce que vous ne u voudriez pas qu'il vous fût fait, a
Cette parole et quelques autres du même genre règlent suSisamment les rapports des citoyens entra eux ;
aConduisez^vous donc en toutes choses en« « vers les hommes comme vous voudriez qu'ils f se conduisissent envers vous.
tt
«r Ne jugez pas> afin que vous ne soyez pas « jugé. »
Si quelqu'un s'écarte de celle conduite équitable et humaine, Jésus -Christ indique le moyen de le ramener au devoir.
La pénalité du Christ n'est pas comme la vôtre, qui frappe souvent des victimes repenties.
Jésus*Cbrist veut qu'on commence par avertie ét'pa^ i*t^fètf(tm1e coiipablô èfi ()tttttcMfér,
' Si cette âdttiôDittiX)!) réttdtéô Ja»qtt^à imê tàk m stfflit ptt» ()Mr hf fetetiir» thiMt i\ fâin pfëWdht déut dti itbti phfSMiké^ avëô Mi ktù de donîtii^ Ipte» d^atitorltè à fa chôâ^.
S'il ne les écoute pas, alors il faut lefillfê
réprithâmA^ puMiquemenif paf là socstété.
' Si Mfttf II fè^istèàU sôèiétë, tl fam teTégénr-' dèr éomittê -utt pAîéfif c'est4^ire fe détlafèf en retard de son siècle et en arrière de l^ cl** vHîsation.
Jésus-Chrisi a hohreuf des ItMs péitafés qui rdgiêseni les vieilles sociétàé : aussi ettgèrgcH"il les itêtis à finir entre eitx }t^tê dtfiSrèiits sans en déférer à l'autorité :
« AMSiâelMTOiis de bMM heure sfteo ¥e«it « «IfiWitot jieiidifll iB^^nm éM» Mi<l€fi
«( en chemin avec lui , de peur qu'il ne vous « livre au juge et que le juge ne vous livre à «K son ministre et que vous ne soyez mis en tf prison.
4 Je vous dis, en vérité, que vous n'en sorte tirez point que vou& flVyez rendu jusqu'au « dernier denier. »
Ces conseils montrent bien que Jésus , en contradiction avec la société deson temps, s'occupait avant tout de Torganisation d'une autre sciciëté.
En retirant ainsi ses disciples de Tancien Gode pénal , lésus-Clirbt les amène naturellement à la nouVetle loi et au nouveàii royaume qu'il veut fopder sur la terre,
Royaume de tolérance et d^amour dont vous êtes par avance les citoyens, vodsqtii tvb vouleie pas qu'on éteigne la latope qui fume encdre et qu'on achève le toseàti brisé ,
ROyautne où le glaive dé là Justice sera remis tout sanglant dans le fouffeau,
Royaume où l'on écafrteta le§ pierréiS du sein de la femme pécheresse et le couteau de la' tête des pécheurs ,
Car le pouvoir, en ce temps-là, sera miséri- . cdrdiedï comme le Përiî ôélâste qui i^i( letrér ' son 9^il sur les bon? et stir t^s mâebamtt« '
— aoo —
La doctrine de Jésus condamnait les grands, les riches, les privilégiés.
Son entrée en triomphe dans le temple de Jérusalem acheva d'exciter contre lui les ma* gistrats.
Cette entrée était en effet une véritable ovation populaire.
Les branches d'arbre coupées et jetées à terre, les vêtements étendus sur son chemin, les palmes aux mains de la multitude,
Tout annonçait une marche tumultueuse en l'honneur d'un tribun.
Et les troupes du peuple qui marchaient de« vant lui et celles qui le suivaient criaient : a Hosanna au Fils de David I Bcni soit celui « qui vient au nom du S^igtieur! Hosanna au V plus.haut des cieu:;^! >>
Lorsqu'il entra dans Jérusalem toute la
— aoi —
vill6 fut émue, chacun demandait ; Qui est pelui-ci?
Et le peuple répondait : C'est Jésus le pro^ pbôte qui est sorti de Nazareth en Galilée.
^ Et la foule se prdslernait sur son passage Qn disant : Délivrezwnous, salva qiuoMo!
Or les princes des prêtres entendant tout Je peuple qui criait dans le temple : « Bosanoa « au Fils de David!))
En conçurent de l'indignation et lui dirent; f[ Maître, reprenez vos disciples. »
Mais Jésus, sans condescendre à [leurs re« ' montrances, leur dit :
« Je vous déclare que si ceux-ci se taisent « les pierres crieront. »
Ces emportements de là foule, ces chants de joie et d'allégresse, ces cris de liberté, salvaquceso!
Avaient allumé , comme dit le texte , la colère des grands; mais ce qui les courrouça toiit à fait ce fut le titre de roi donné à Jésus.
ce Béni soit le Roi, disait le peuple, qui « nous vient au nom de Dieu ! »
Le peuple, ne sachant trop encore comment caractériser cet initiateur à une société nouvelle, le salue de la formule consacrée : elle le nomme Roi. M^is pour faire entendre que ç^
i^iA^ n'a rien de cpounuif avec le^ auir^ i)iit'très de la terre qui maltraitent et tyrannisent,
El^e igoute que c'est le Roi eilvoyé de Dieii gour la mettre en Iiber0.
A dater de ce jonr Jésus était vraimeoi un.
fbef populaire.
Pmt mieux se pénétrer de cette vérité, que Cepitrée de Jésus en triomp)le dans ïérusalem fut un fait tout politique^ il suffit d^ lire le texte :
% Lors^fi'il approcha de la ville e| qu*il ta « vît il pleura sur elle en disant : Oh! si iu. cr connaissais encore cejour favorable pour toi
(( Et les choses qui se présentent pour tê à donner la paix!
, « liais elles sont maintenant cachées à tés ^ veux. »
, Ce sont aussi les parûtes que je t*adres$e, ômonbays!
Si tu écoutais la voix de ceux qn» f îMtfM^ cent la liberté,
Si par une douc^ et salataire réforme tQ changeais sans violence tes institutions.
Si tu abattais de toi«>mémepar les armes pacifiques de la raison tttpimiéges, les fortunes et les servitudes qui t'accablent,
Si titrejetaîs tout d'un coup sur l'Europe cette guerre lente et continue que les rois veulent porter dans ton seia,
^Qf o^ttlCr sauve', ni sevi^Mi' RMHNfiMlfi'
j^e^ii âi^ soleià A» la vérîiié\.
' « R viendrai mÈfHmfiê nuAimfmw^ fM« w% k aeqiiel' te» eAMmls* fMoM me citeéémiltèr^
« tion autour de tes mimillwvttK ^^^«n>Ml « H té !terreroiit> é^ ti8aiet:'|>é««;
0» rÉseropg t!9S w»te»»t, ifaieW eHèinof tp»
€ tes habitants, et ils ne te laisseront |Aipie0i:f « sur pierre, ».
Pbfc^que tu n'as^ pod'éeoilKi^ b nelA to tes vwis^ amis ni eenim Ifteate^ ÀdélMemce. -^
France, Frame, cfui tue» tes pvopli&tjîsî du peuple et qui lapides ceu.vqiii ret^sôntonvoyis)) oomNen^ ^ fbii^ aoi«r a^im» ^«tti tomàsser
•les enfants oom^ne uçe poule qui ramasse f es petits sous ses ailes, et tu ne l'as pas voulu» France i
Jésus se voyant soutenu dans le moment par rmthousiasme et le courroux du peuple en profita pour attaquer une aristocratie qui a pris dans noire civilisation moderne un ai déplorable développement^ raristocratie delà finance et du commerce*
M Ayant trouvé dans le temple des gens qui à y vendaient das boeufs , des brebis et des « colombes >
ff Ayant trouvé aussi deschangeurs,
« II fit un fouet de corde » puis il chassa les ft marchands hors du temple avec les brebis t et jeta par terre Targent des changeurs et € renversa leur table»
« Et il dit à ceux qui vendaient des co«
t lotfabed î Oteit cela d*ici, et ne faited (Mift de « ta maison de mon Père un marché! »
Oh! que ne pouvons-nous faire aus^^ nous»
de notre parole un fouet sévère et déchirant
Qui chasse hors de hi société , ce vrai tem« pie de Dieu »
Tout ce honteux troupeau de boursiers |d'a« gioteurSy de loups*cervier, d'agents de cbâilge»
Tout ce rdmas de Juifs qui ont fait de la société un marché^ et de la ville de rintelligence une caverne de voleurs !
Ote2 cela d'ici ! nous dirions à ceui qui éta^ iBUt âvec orgueil leur argent et leurs mâr^ cbandises.
Et nous Renverserions les tablés chargées d'or, et nous ferions sentir au dos de Ces avare! la vengeance du pauvre peuple» ^
Ei nous chasserions à coups de Corde hors de la société cet esprit d'intérêt et de trafic qui la déshonore
Si, comme Christ, nous avions le bras sou-' tenu par la force de notre mission et le cou-< tage des multitudes.
Frères^ chassons tous ces vendeurs du tem« pie de la société',
Car il est écrit que la Société ^t tlllQ mai»
sond'amoar;
le
8ft ite tilt «M fèU MM àalte oiiP etef«éi iHld^ 9111 la fNP0|if iél» craumr si» «mi ^mmî, €f c^h*
gneau que les prêtres lui ont donné;^
^i/L j^cuU ea hii. tpulfs^ lêgf^ mkèiM #1 (<^iM^ les infirmités de> la^natiWA buai«iAe.a ^ Hait ç!«lai t,Q|i, mAive tano^ uq. râyo^uifinq^Hc^ qjH v,enaii su« ^ t^rre^ piouf ]^. «mnctiiK «ujuKeroeoL
^ cita. ks majQkdMS Uo^wi^ dtsaii àfii lulg^ f. aïKiQ^e Jeao^B^iiAla^ iltteu^Nier^ti'àftreildar* « tement son aire, il ainM8«!ifti son. Ué dafii^ «. le ;grAniei:y mais il. bcûleia. les pailks dw« « un feu qui ne s'éteindra plu^» j»
:jl|^ud*-ChKi8tt e&t ve^iu diviser la s<)GiéH) ^ deux parts, ceux qui ont et ceux qui n'çatfpsH^V;
■l>ftt>nBM ^l^ger lè «ftraAe •46 celle ijl^ iflMiletai gewùés ffiû dévovont lepi^ffcM&eM én pwip l c ;
il 4iBt^mkm vamier Itramaniiéprar m luêCIM It p& f^ kê ù ^wmé d«ii6 tm greoiM' «t ^ffuet M fracaUBi^m^cstifieiéa; ...
Ée feu est celui des révolutions alhpmé'!^ le Christ qui ne s'éteindra plus avant que toutes les aristocraties mauvaises n'aient disparu du monde.
C'est en ce sens que leàn-Baptiste ajoutait : « Celui-là vous baptimra dans le feu. »
Jésus-Christ est venu plonger le monde dans un baptême de flamme et de sang; il est venu commencer cette révolution terrible qui devait apporter la joie au cœur des esclaves et îeifr i0 glatte Mur la tôte des imaitrJBB/
fl m trmi pi «ransadiM ni pètié ; eohn^tt fi*6it pas avec lui tn contre lui , . Et celui iim^teonlre lui idriii jeté iUteiif* geadee du peuple comme une branche mpney ponr 4fa*î\ br|de.
il y aura «ui cbeix et «a jugemeni séfèrai :
< jte deus hommes qui aérant dans . un < ebaaup l'un sera pris , l'autre sera laissé; .
< De deux fenim^ qui moudront au inèiM « moulin» Tauefera i^ise, i'autrasera laiisée;
' < De deux personnes couchées dans ie même t lit, Tune sera prise, Faulra sera laissée; »
Et ceux et celles qui seront pris par la main du peuple , leur seigneur, à une heure inattendue, seront jetés dans une prison éter« nelle, < là où le ver des condamnés ne meurt < pas. »
Révolutionnaires I enfants de Dieu, mes frè« ses, TOUS qu'on humilie, Yous qu'on outrage, vous qu'on dépouille, vous qu'on jette 'nusr daps les prisons avec les prostituééts et les forçata,
Yous que les hommes appellent devant leur tribunal comme des malfaiteurs.
Il faut bien que je vous relève au nom de Jésus-Christ, mon maître, et que je vous dise de' sa part de bonnes paroles :
. « Vous êtes le sel de la terre ! »
Vous avez quelquefois à là bouche des discours acres et amers, mais vous êles le sel»
et si vous vous évanouissiez la société ne vous ayant plus pour la conserver ne serait quâ corruption et affadissement*
c Vous êtes la lumière du monde. »
On ne met pas la lumière sous un boisseau mais sur un chandelier, afin qu'elle luise aux yewi des hommes.
Pie vous laissez donc pas éteindre ni étouffer par les gouvernements sous la compression du boisseau ;
hwei malgré eux et en dépit de tout sur 1q chandelier !
« Vous êtes une ville située sur une haute a montagne. »
' Vous ne pouvez donc être cabhés; les yeux des persécutés s'élèveront vers vous pour vous demander asile; les yeux des gouvernements s'élèveront vers vous pour vous assiéger.
Soyez fermes et tenez bon, car, la -victoire, 6 la fin , demeurera de votre côté.
Écoutez maintenant les conseils que le grand agitateur 'Jésus m'a dit de vous communiquer :
Allez vers les brebis perdues de la nation; •Aux lieux où vous irez, prêchez que la société nouvelle est proche;