‹ L'évangile du peupleChapitre 4 sur 7 · SB · texte numérisé non relu

SB

é seronë les^ ptermetB,eiî qiie> \» pr6Mî6(8 se- « ront le^ àetiikits. y

Car la doctéfé se^ petoarnera.

Or îl y avait là< beauooap de peuple qui l'écoutait*.

« Ce jottr*Ià mêine, a}aufe le texte, qu'il di- « saii ces choses il vint quelques pharisiens « qui lui dirent : Retirez-vous d'ici, parée que c Hci ode veut vous feire mourir. ».

La liaison entre tes paroles de Jésus et Tavis que lui donrtehi leâ pfi'sfriâiôrls de se retirer montre assez que les Juifs entendaient ces par role^ dans lé sens politique;

IH y toyaieni ranrionôe d'un reriversenaent «ôciaF qui devait changer entièretnètit la position dès choses et dies Konïînes.

Alorsy feignant de s'intéresser à Jésus, ces pbtffîstèoe kui donnèrent le coi^eil mieileuK

pûorsjiHies d'Hérode.

Ces sortes d'^yiS'Soai les moyens hypocrites doBt se seryent les gouvemeiqienis pour gagner les dé&M^s^eurs d^ peuple ou pour )es décider au silence en les in.timida.ut.

Quant à rinterventian du rpi Hérodeen cejt affaire, c'est un fait nouveau! qaii[nérite d'être apprécié.

La xoyaiité chez les .Juifs était tÇMiit à fait mdoutable sujc certalas pplat^ et ,(or^ désarmée Sur d'aulreS;;e)le avait dxoitde vie et cle^nori en plusieurs cas^ ainsi q^e nous le .voyons clans la mort de Jea^-Bapti&ie, Aoni la tête t^utcoupée et miscen un plat» pour j^sf^re.le Idoh plaisir d'une courtisajcie qui avait élégam- . iQQeiit êtndé devant le roi.

Mais cette autorité si .ahsoliie était retenue en touA.ee qui regardait les i^jlérèts de i'f^rjstocratie par les liens et les gênes d'une ca&te paissante qpi en modérait à son f^té l'exercice.

II est probable que la délil)èratioii du^raïul

conseil était montée jusqu'ai^c oreilles du

Toî qui l'avait lui-même C0J9senti^^ soijt par

•crainte des gi!ands, soit par haine de Jésqs.

I^es pharisiens, c'est-àrdîre les raristocraies

jtiifS) envoyés peut-être par le sanhédrin, met« tent ici leurs desseins et la délibération du grand conseil à couvert derrière Tniuiorité souveraine : «c Hcrode le roi, disent-ils à Jé^ c( SUS) cherche à vous faire mourir. »

Peul-êlre espéraient-ils que cette fermeté révolutionnaire que rien n'avait pu jusquo'^là assouplir fléchirait enfin devant la majesté d'Hérode.

Il n'en fut rien ; Tintraitable démagogue n*eut pas pour le roi de paroles plus douces que pour les autres chefs de la nation:

« Allez dire à votre renard que je suis ict ir chassant les démons et achevant de guérir « aujourd'hui et demain, et qu'au troisième « jour ma consommation viendra. »

A cette réponse si fière et si séditieuse qui ne se rappelle ici involontairement les paroles de Mirabeau : Allez dire à votre maî» vte • • • 4

Jésus appelle le roi Héfode un renard, sans doute parce que c'était un de ces princed rusés qui s'embusquent aux angles des buis« sons pour recevoir les pouvoirs tombés du bec de leurs voisins les corbeaux ,

Un de ces rois qui trompent le peuple paf des dehors de banhontie, de bienveillance et de

familiarité; mais ce ne sont que des moyenâ pour mieux le surprendre et Tétrangler.

Us viennent vers les peuples sous des dehors de brebis, mais au fond ce sont des loups ra* paces, mrU lupi rapaces,

Tout en regardant le décret du sanhédrin comme monstrueux en (a ni qu*il frappait un défenseur du peuple, nous ne partageons pas cependant Topinion émise par un de nos avocats * que l'arrestation de Jésus fut injuste, eh Ce sens qu'elle allât contre les lois du pays. -Nous nous avançons môme plus loin, et nous disons que tout autre gouvernement en eât fait autant que celui de la Judée.

Dans toutes les sociétés anciennes nous trouvons des lois sévères et toutes prêtes con»

I Jésui devant Catphe ei Pilait, pAr M. Dapin ahié.

Ire le crime de rébellion morale, crime stiblime dont le Fils' de Dieu s'était évidemment ' ren(}u coupable en prêchant la réforme ^^s institutions et le renversement des pouvoirs établis.

' Notre gouvernement se pique maintenant en France d'ôlre libéral et tolérant : or, nous le demandons, comment traiterait^il un homme qui monterait dans la rue sur une borne ou sur les marches des églises et qui ouvrirait publiquement la bouche en disant :

Les premiers vont êlre les derniers et les derniers les premiers;

. Je vous apporte le gl(a\ve ;

Vos riches. sont des chameaux qui n'entre^ ront pas dans la société future;

Vos chefs sont des serpents qui seront jetés dans le feu;

Vos administrateurs solides larrons et des vpleurs.publics, hic estjur etlatro;

Vous êtes tous égaux;

M^appelez. pas votre rpî sire, ni votre p.*jpe saint*père,

Car vous n*avez qu*uamattre, qui est Dieu^ vous n'avei qu'un Père, qui est au ciel ;

Vous.êtçs 101^9 frèrç;s.

Et si l'on venait pour Tarrèter au nom du roi, qu'il répondît :

<{ Allez dire à voire roi que je n*ai que faire « jdeses menaces! j*accomplis ma mission aua jourd'hui et demain, el le troisième jour je « mourrai. »

Je vous le demande encore une fois, comment traiteriez-vous cet homme?

Voyons, répondez-nous franchement?

Vous l'arrôieriez.

Or Jésus faisait toutes choses.

Hbinteiiaht, hommes du pouvoir, n'allez plus à certairis jotirs Chanter dans les'cathédi'alés vos Te Deum ;

Né saluez plus nos autels où réside, selon la foi, rHômmé-Dieii souS liri voilé;

N'envoyez plus vos femmes ni vos efifiihi^s à la ittèssè;

Ceà^efzces agefiouillenVents dérisoires ét'ccs rèjjpéctà hypocrites ;

Cat ce même Dieu que vous adorez à genoiix dans nos temples vous l'autiéz, s'il eût Vâcii'de nos jours, fait prendre au coliet par 'd!éi^)^^iér0lenu> de ville!

Avant de mourir Jésus voulul donner aux siens un dernier signe d'égalité.

« Il se leva de table, quitta ses babils, et c ayant pris un linge il s'en ceignit;

« Ensuite, il mit de Tenu dans un bassin, et « commença à laver les pieds de ses disciples « et à les essuyer avec le linge dont il était c ceint.

« Après donc qu'il eut lavé les pieds et qu*il « eut i*eprit ses habits, s'étant remis, il leur « dit : Savez-vous cequeje viens de vous faire?

« Vous m'appelez votre Maître et votre Sei- « gneur^ et vous dites bien, car je le suis :

« Si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui < suis votre Maître et votre Seigneur, vousdec vez aussi vous laver les pieds les uns les auit très;

* «( Car je vous ai donné l'o^icmple^ aQn quq

«vous fassiez la même chose que j'ai faiiecq*» « vers vous. )»

Jésus ne prétendait pas 3eulement instituer ici une vaine cérémonie dont Tusage rappelait du moins» une fois Tan, aux prélats et auiç rois l'esprit de TÉvangiley

Il a voulu que celte pratique de régalités'é? tendit à toutes les actions de la vie.

S'il a choisi celle du lavement des pieds, c'est que de toutes les fonctions c'est la plus repu» gnanteet la plus basse.

Il a prétendu que cette égalité atteignit tous les hommes, lavate pedes alterutrum.

Et si l'Évangile témoigne qu'il voulut leur donner en cela un dernier -enseignement d'a-» mour, c'est que Tauiour est le père de l'égalité; c'est lui qui nous fait prendre naturellement et sans répugnance le niveau des autres hommes.

a II quitta ses habits, dît l'Évangile, »

Ces vêlements de la Pâque étaient une robe sans manches, ornée d'une frange couleur de jacinthe, relevée d'une ceinture magnifique, avec des souliers extraordinaires, un bandeau sur le front et un ornement d'or pendu au bras

gauche; ^^^^^^^^jj^ 4 ôîojmaiîlè'aMya^î.,, £;'etaieot les msrgnes que le père C^j^^yf

-2ié -

OU te chef de maison portait à^tafetël^'jduiPoù Ton mangeait l'agneau.

Jésus se dépouilla donc de là prëséance * comme d'un manteau pour descendre sans transition du rôle dechèfàceluî de valet ,

Afin d'établir cette vérité toute n6aVe)Ié et bien insolite dans le monde,

Que le maître n'est que le serviteur deè* autres hommes.

Jésus lavant les pieds de ses diàidi^teà nous montre encore que les hoinmes, âls de Dieu, ne doivent pas rougir de descendre pôiir lebrs frères aux fonctions les plus simples et lés plus domestiques,

Parce que tout est grand qui éé rnpfbi^tè iU 3<^rvice de rimmanite.

fi

i6'éMnt remis à laUe^vvCsesàiii^ipI^t

flr rat dàdiiré da dédir manger cette pâque^ « avec? vôûà. »

Ce désir était un désir du cœur; le jeudisaint est le jour où Tamour humain a trouvé son- rôve.

«r' Pendant qu'ils soupaient, Jésus prit dii « pain qu'il bénit, et il le rompit, et il le donna « à ses disciples en disant : Prenez et man||^; « ceci est mon corps !

a Er après qu'il eut prit le calice et qu'il v< ecrt rendu grâce, il le leur pasda en diàaiit c <« 6tivèil^-éh tous,

« Car ceci est mon sang, le sang qui sera <ï répandu jfrour plusieurs.

* « Faites ceci* éh mémoire dte nibl. »

Nous avons dit nilleiirs ce qt^'il fiifiâii penser, afu point de viré social , de la communion.

Comme myilio c'est la pai*iicip!Uîon aux mômes idées et aux mêmes sentitnenis.

Gomme fait c'est le repas tmlmn substitué au repas libre des anciens.

L'unité de nourriture cl dcboisson comme signe de la communanié et de TépfaKié humaine, vorfà le sens profond ôàcbé êftns ce bah^ùët, don^ èette pâque mangée en com-

mtifi et solehnfeHemwtï h yeillci delinnorJ du ChriW.

tDistiibuez-les entre vous» dividiteintervoi, » dit Jésus à ses disciples en leur passant le pain et la coupe;

Voilà la communauté :

« Après leur avoir lavé les pieds, comme un ff serviteur, dit rÉvaugile, il se remit à table « avec eux. »

Voilà Tégalité.

Jésus a voulu instituer surtout la société pouvelle à table, là où tous les convives se touchent côte à côte, où la participation au même acte et aux mômes mets amène peu à peu la familiarité.

Il les a fait communier dans sa personne à l'humanité sous les espèces du pain et du vin.

De sa chair et de son sang,

Ajoutant que ce sang était « celui delà nou- «.velle loi » qui allait être répandu « pour la a liberté du monde. »

C'est donc surtout à l'humanité militante et sacriGée que Jésus a voulu nous faire commu* nier.

C'est à la passion des peuples, . C'est à leur sang versé, lue est sangtiis.

C'est à la liberté, redemptionempro muldê»

Il a voulu que dans le vin du calice l'homme }}0t rbumanité qui souffre et qui sai^qçj

Afin que « par la mémoire souvent répéiée « decesacrifice, hoc in memoriam, »ei de cetléf^ passion incessante , nous remontions toué^^ enfin, un jour, à l'affranchissement et a Ist^ vie.

« Celui qui mangera vivra en moi. » ^

G*est encore cette communion au sacrifice continuel et sanglant des peuples que Jésus- Christ entendait instituer quand il disait :

« Ma chair est vraiment nourriture, et mon ff sang est vraiment l^reiivage. »

Nous buvons et mangeons en progrès la chair et le sang de tous les martyrs de i'bumanilc.

On 86 souvient que Tordre de traduire Jésus en justice et de dénoncer le lieu de sa retraite avait été proclamé ;

Il paraît que cet ordre rencontra dans la na* tion' juive peu de oitoyens décidés à s'y sou-*

mettra» puisque» comme nou$ rayons yu> lén

sus o*en continua pas moin$ de vivre sa^ns; beaucoup (|e secret avec ses disciples.

Il se trouva cependant une âme lâche e( vénale : ,

Jndas Iscario(e est son noni.,

. Apùlro de Jésus-Christ, ecft liomnio vivait dans la familiariié du maitre,

.11 asisisuit mOaie à la cène, où il mangoa et but avec les autres apôtres.

Comme il avait le goût de la propriété^ quia

H S'était clergé de garder la bourse commune.

Pendant la cène, Jésus le désigna clairement comme le traître qui devait livrer le Fils de rhomme.

Ce qui n'empêcha pas Judas de persévérer dans son dessein;

— Celui qui met la main pour moi maintenant dans mes aQTaires, dit le peuple, me trahira;

^Ce qui n'empêche pf|^n(tô traîtres é& S€^;1er ver de. table pour aller vendre la nation à l'étranger. ^ . Ju^s se leva donc au milieu de lacètiç et sortit.

Or il était nuit.

^ i^ Uè'3enaUa.iroaverl€smagisUra(s qui oyaient ';>^ DÉîS'Àpm lai tête de Jésus, et il pr^|^ de /ciisodserîre unpacte a\ec eux. < Uuyxx^

' V « Que vpulea^yous me donner ? legir; <K1 t-il, et a s «|fi>vous Légiférerai. » ./.} r^hk

Les magistrats promirent trente^pif^ji^ef^'ars< i :gent,

£t ils pactisèrent ensemble.

■r ; î il>aiis Juctos* Iscariote ét^iept çq^Iiçimis tous les traîtres qui , par amour du gaiii ^oiH l^rfait c»;^:*Ldfpuis à leur conscience; >; >î<C^^:

} «jDam ^udas était ce* juif qnii^^Q^it ^"^ V i .feœme» pour^ quelques piècç$ 4*^t«î> i;i ;?o î

l;v\):])ans Judas.étaient ces rhét0ttii>à>aiito' qui,

C'. '.apiès^avoic séduit la jei^n«ss% T^M^:,trouvcr

. <' : laâ'.auloiûté$ et leur disem : £^jt|Eid>iie^9il don-

rri flei6fVops?.et je vous la HyT^m^^^^fy^o vobis

DansJudas^iiQientipy^ lesj|6ig^gip\|^ peu-

pie qui, après l'avoir servi quelque lemps,vont passer un pacte avec ses ennemis et signer une œuvre de sang.

Pour ce qui est du peuple» il s'en va, selon que l'Écriture a dit de lui, vers ses destinées. Mais malheur à ces hommes par qui le peuple a été trahi ! c'eCit été un avantage pour eux s'ils n'étaient jamais nés, hvifh-^fur'^i leur mère avait attaché à leur cou, '*>' <^ii«lidsils vinrent au 'monde, une meule de moulin pour les précipiter au fond de la mer. t'.' Xi ikim Judas étaient encore ces ministre per« fides qui encouragent les peuples du dehors à

Puis qui, abandonnant tout à coup la grande cause de l'humatiiié, t;f.7>j ^^cmCftendre la main aux puissances du Nord '^Tiret leur disent :

Nous pourrions dérendre la Pologne^ nous raui fyéurrioÉSidéfendre l'Italie, nous pourrions défendre KÉ|fypte, mais soutenez-nous et nous <fT ^leUsrleBTiiMmdonnons, et ego vobis tradam! !*>^f' ^rtAtovs se signent dans l'ombre des pactes ^''*'' monstrueux ilont le prix est le prix du sang, ?> ''lîesang dés peuples égorgés dans les murs de Varsovie, d'Ancône, de Beyrouth qui fume ^'< * f ^ti«oi^ Of qtiî?crie. vengeance !

^Q^OHe^

Il est impossible de condamner la police et le désir immodéré du lucre plus que la condamne ici, en fait, la Providence dans la conduite des Juifs ut dans celle de Judas;

ElTon necomprcnd pas trop, en vérité, comment des sociétés qui se disent chrétiennes ont pu établir leur fondement sur l'argent, qui servit à vendre et à livrer leur Dieu.

C'est encore, an reste, le même moyen dont le pouvoir fait usage vis-à-vis des écrivains et des députés du peuple.

.11 pactise avec eux, etpactumfecerunt:

A celui-ci trente pièces d'argent, ' A celui-là cinquante,

A chacun , selon ses moyens, ses influence^ ou ses prétentions, une sommé plus ou moins considérable,

A tous'la corruption et la honte.

Il pa8S6 traité avec eux, et le sujet de ce traité est le pauvre peuple vendu , livré, trahi, saisi de nuit sur la montagne.

Si les judas de ces pactes infâmes se repen*

tent par la suite, si , poussés après une émeute

par le cri de leur conscience, ils offrent de

'rapporter l'argent et s'écrient : Nous sommes

coupables du sang du peuple juste!

On les renvoie en d*sani : Ce n'est pas notre affaire...

Et ib s'en vont.

« Et après avoir possédé un chanip du.frui^ « de leur péché, ils crèveront par le milieu du. « ventre, »

Et leurs entrailles répandues seiront Jivrée^^ aux chiens;

Et l'avenir, passant devant cçs cadavres^, s'en détournera avec dégoût.

Et leur nom sera maudit comme c^.ui de>

Judas,

Et le prix de leur forfait retournera. à ia société, qui en achètera un cha^p coaimun ,

Et ce champ sera nommé Haceldama, 1^ prix du sang !

Après avoir célébré la Pâque, qui était pour les luifs une cérémonie légale et un souvenir de délivrance,

Jésus se leva de table en disant : « Allons* a nbu^-en d'ici. »

ils s*en allèrent en un jardin où ils avaient coutume de se réùhir.

Pendant le chemin Jésus eut un dernier ehtrétièii avec ses disciples. Il commenQa à leur dire qu*ii allait les quitter : « Mes petits (( enfants y je ne suis plus avec vous que pbur (c peu dé temps. »

Et comme une grande triâtesse les envahit tous à celte nouvelle, il leur annonça, pour les eonâôler, le don de TEsprit , qu'il nomma le Saint, le promis du Père, promlsmmPatris.

ac Se prierai mon Père, et il vous donnera

a un ou/re consolateurpourdemcureravec VOUS ir à jamais, »

Nous engageons à inédi (cr prorondément ces paroles. Jésus ne se donne pas comme le dernier mot de la loi et le dernier envové au monde;

Il annonce au contraire un autre révélateur qui doit demeurer à jamais dans riiumanité.

Quel est-il?

« C*est Tesprit de vérité que le monde ne « peut recevoir, parce qu'il ne le voit point ni « ne le connaît. Mais, pour vous autres, vous « le connaîtrez, parce qu'il demeurera avec « vous et qa*il sera dans vous-^iêmes. »

Qu'est-ce que cet esprit, sinon l'élément actif et universel du progrès qui réside dans chaque homme pour développer en lui les germes de rÉvangile?

La révélation de Jésus - Christ se continue dans ses disciples : « Je ne vous laisserai pas (( orphelins; je demeurerai avec vous. »

S'il ajoute que le monde ne peut recevoir cet esprit y c'est que l'esprit du progrès, qui est l'esprit humain et l'esprit de Dieu, n'agit point sur les membres morts de la vieille so- * ciété immobile.

a Dans peu de temps le monde ne me verra

« plus ; mais, pour vous, vous me verrei parce « que je vivrai , et vous vivrez aussi ! »

Quand nous disions, plus haut, que Jésus- Christ promettait un cmtre révélateur, nous disions d'après TÉvangile et pour mieux nous faire comprendre, mais nous disions mal.

Il n'y a qu'une seule révélation continuée à jamais dans l'humanité.

. Aussi Jésus se reprendril en disant : « J'ai « encore beaucoup de choses à vous commu- « oiquer; ^lais vous n'êtes pas maintenant cof^ « pables de les porter,

« Lorsque cet esprit de vérité sera venu il « vous enseignera toute vérité, car il ne par- « lera pas de lui-même, mais il dira tout ce « qu'il aura entendu, et il vous annoncera les « choses à venir. y>

L'humanité est ta manifestation naturelle de Dieu.

Trop faible d*abord pour porter tout le poids de k vérité, elle s'y exerce peu à peu et s'y ingénie de manière à développer progressivement en elle toutes lès facultés divines.

.C'est dans ce sens que Jésus ajoute :

« Je vous ai dit ces choses demeurant avec « vous ;

K M^is le Paraclet saint que mon Père 6n«

ir t9it!Km monnoiiifTOiMMrplifOera imu» èëd « choses et wb» itffenrprétera tout ce que )€^ « ¥009 ai diu »

L'interpTétàtimâel»fettrebiMi(|ii<»ési dètié soowîse Ml moti^^èiàezit néeesSanilr iflî^éixièiîë chaque sièete.

l«'^&)MHigtte B*e9t point eonteM séaEèAéÀt dans un livre, mais auM dan» rtnilÉiihlfté;f

Oki pldtôe c*efi^ rhMWttiCé etléHoMMé ÉrÀ-

àjlHnM[^lMqfl»r>M FHsdel^a.

Lesage cherche: tou^ilrft draa le présent^ te lien du passé et de ravenir.

« Un dooteùr daroyaiime de^Bîeu^ dîtiJésus^ H tire, de aon trésor dcfs^cbo^aincteiMieB' eC a des choses nouvelles. »

JééHisMGhrist fl fait pbtit là i^éligicm dé Mô!sé.

Brisez cettàinés formés vieillies qui hé con-^ tîefitiènf picid lé dogme hximaià y

Gomme, par exemple, ces usages dé sCâ^stéBîr' dé Tiandé^, déporter de^ philatftëfés, de^ p^raf tqtter de lùhgs jéûries , de prier avec dé lolfl|{bes ptlbte^, foutes^ ch<!y^ ifûè UÎkeà&it

«IvflUSy

Hais gardez-én réêptiti citr et c*èSi fe^ïlc

Or le mèime esprit (ftLÎ stâmàii ié dfiMi^àniÀÉié vtr ^ours ; seulémèbt if à chàiETgè de tervaff Ht :

ir est ^aiËsé de FËglise ài IdP sôèiétS.

Pàt 1^ Siatet-' Esprit^ Àtiéù* qiH à t^â^^ji^ déjà les symboles de Père et de Fils, séfésm^ lenrewdenner dans sa dtérttièlfcf fbiMe; qttf^^t une forme d'amouf.

Gésera te colombe àdbiiibrant de ses douces

ailes les fiançailles du monde, virtus alHsmni obumbrabitn

La dernière manifestation de Dieu sur la terre serîa* une manifestation d'unité.

Toutes les révélations sont bonnes , puisqu ■ elfes apportetit totités^ané nianifestatf 6ii de Dieu ;

Bilél^s^Hent toutes entré éltési et se succë-

dent dans un ordre toujours fécond y non in* terrompu, qui établit sans secousses et sans brisements la continuité de la tradition humaine.

(( Je ne suis pas venu détruire la loi des Juifs» « disait Jésus dans le sentiment de cette révé- « latîon incessante qui s*accomplit d'âge en ne âge en l'humanité, mais la continuer, non € veni solvere legem sed adimplere, »

Frères, nous nevenons pas non plus détruire le christianisme, mais le continuer.

Il y en a parmi vous qui ^ par une craitite lé« time sans doute et par ressentiment des ser»

vitudes religieuses qu'on a fait peser si longtemps sur le monde, repoussent jusqu'au nom de Dieu ;

Mais ce sont les faibles : il ne faut pas les condamner, il faut les plaindre.

Rien ne se fait au hasard dans le monde; si l'humanité a passé par la christianisme, c'est que c'était un moule nécessaire pour la former à ses destinées futures.

Gardons de cette première foi initiatrice W plus que nous pourrons;

Gardons-en ce sentiment religieux qui unit les hommes et les rend meilleurs.

Si les riches et les puissants qui ontror, le$

plaisirs et toutes les distractions du monde peuvent se passer de Dieu ,

Il n'en est pas toujours ainsi du pauvre peuple qui souffre ;

II a besoin y au fond de son isolement, de sa misère, de sa faiblesse, de sentir Dieu avec lui, nobis cum Deus, pour le soutenir dans toutes ces laborieuses entreprises de gloire et de liberté où il n*est que le bras visible de la Providence.

C'était la nuit.

Après avoir célébré la cène Jésus avait conduit ses disciples sur la montagne des Oliviers, au-delà du torrent de Gedron,

Dans un jardin où ils avaient pour habitiide de se réunir.

Alors il commença à être pris d'une grande tristesse.

Il s'en alla dans un endroit de la montagne, à l'écart.

Le calice amère qu'il allait boire se pi^senta devant son esprit, et il en fut troublé jùsqu*à tomber sur les deux genoux.

Dans ce calice étaient tous les maux et toutes les larmes des peuples.

Christ représentait dans ce moment-là le grand sanglot humain.

A la vue de la longue Passion des peuples, une sueur froide coula de toutson corps et ses membres furent saisis d'un tremblement.

Il alla prier à plusieurs reprises, le visage prosterné contre terre et disant : < Âbba, mon « Père, détournez ce calice ! »

Mais, voyant que les destinées du monde étaient immuables, il ajouta:

<( Que votre volonté soit faite!. »

Puis étant retourné vers ses disciples et les ayant trouvé endormis :

« Veillez, leur dit*il. »

Veillez peuples, car l'ennemi est proche!

Veillez et ne vous endormez pas ,

devons laissez pas engourdir dans l'ivresse, dans la bonne chère ou dans les plaisirs,

la otutii ei; il^ a'aAtqnd quû Hb«ur«! f^ifoealda pour vous saifiln

^aiUi^,,oar le mooiefitieitgmve eislautS'»

l^ippn slavaocâi^ pa»'8Qurd&;.

Veillez et méfiez- vous de cm.eaàmaaeniB qm^mà^t V0ua»parauada0rqu'jl n'y 2:aueun dimgerpQunlIb patrie:

Veillez et tenez vous prêts à vous lever:

. « Levona^noiis^ allons^ dit Jésut; celuiiqui « doit me trahir est prèSid^ici. »^

A^pûin^reutrilâni oe&moteiqiieJiisdaS) àr*la tête d'une bande d'hommcft^ parole

G'^étaÂfintidestsoldatSïOt destsetigeots qui venaient avec des lanternes; des Qnmbemxf eti

deeariEnes.

ILyyavaitaussi de$»va)ets^dut{^aiid^êlra:

el)d^ pharisiens avec. des^ép^dsiet dea b&toosi

Judas, s*:étant approché de Jédns^ lei salua et i le baisa.

C'était le signal qu!Jl avait àùnoé à ses gens : « Celui que je baiserai, leur avait-il dit^; «çleat celui-là dont vous vous^S^iri^?! ^ . £caiser>infâme plusieurs fois. répété par des^ traîtres sur les joues du peuple!

Eai3fxqui est (i^venu de noa jours vie signal et iemot d'ordre de toutes lesperfi^ies!

comma feiiftU te fihtlttv i^^ soktair «» dtt comlistttftitft de l-ai!dferitidtei^

tes hauteurs par la force du progrès^ de* Vo«

pinjonrevd» IVïilseigiiemttitV £nsftiiie laf victoire iie>seratplus douteuse^ Am liw (Jet tûren du^ fiGmifeau avant* Théui^

un glaive brut et rouillé, bon à couper^ seules

mepti IVoireiUi^tdrui)' valet.^ Aiguise-le d'avance sup le^iprlocipeiBei le^

idées réfVQlu^ieiHMM^s^

Emploie, avant de recourif^ à l» forte pi^r reppusfter le& aggrea^poiî du^ pouvoir, ^leoies

les:résistanc€^ lég^kfi ;..

Accule le gouvernement contrèiCelteii^iSCISf site- terrible d^ tirer le premier Tépée d€rla guerre civile hors du fourreau;

Çai alors &!fic(x>mp^ir% s^^ lu) <9etiepa?p^^ t.err^ble : GeUiiqMÂ s'est s^rvi da ^aive p^ rira par le glaive!

Or Jésus a^aot tnieniit aux siens une résiilADee impossibie ^'àvMça de lui-tnéfiie au ddvMi de sas eaneaus.

Alors les soldats^ le chef de la légion et lès sergeais des iuilik ptitmt l^u$^ ce hé Kèrènt.

On conduisit Jésus chez lé glpaB^^^pttètre, nomiaé Caïphe.

i^ s(^ts et les seirg^ts le déposèrent au milieu de la e()jaf , «a acce^dant qâ'it plût aij conseil d^en ordonner.

Gomme il faisait froid oa alluma du &tt,.

iSt lôf gms du pontife venaèent se ebauffer les mains.

A; it iwut dia c^ (eu une servante reconnut Pierre qui avait suivi Jésus de Iota et en si* , leooe.

Touaiea autres disciple;» frappés de terreur, a'éiaîent dispersés.

« Celui-ci y dit cette femme après ravoir

« considéréi était aussi de la compagnig de € cet homme. »

Mais il le nia, disant:

< Femme y je ne le connais pas. »

Peu de temps après, un valet de l'hôtel rayant regardé lui dit :

< Vous êtes aussi de ses disciples. »

Mais Pierre lui répondit :

c homme, je n*en suis point. »

Enfin, un autre ayant témoigné encore que Pierre était à Jésus, il le nia une troisième fois.

Alors le coq chanta, et Jésus s'étam retourné regarda Pierre.

Combien de députés qui avaient juiré de mourir pour le peuple le renoncent et le renient de même au jour du danger!

La voix d'un vil serviteur de la coiur les fait pâlir à la tribune,

Et ils abandonnent lâchement le peuple aux mains barbares des sergents.

< Ceux qui tenaient Jésus, dit l'Évangile»

,« se moquaient de lui en le frappant, et lui

< ayant bandé les yeux ils lui donnaient dea « coups sur le visage, et ils Tinterrogeaient € en lui disant : Devine qui est celui qui t'a « frappé?

« Et ils lui disaient encore bien d'autres a injures. »

Quoiqu'il y eut des soldats parmi cette bande de vils insulteurSy nous devons dire que c'étaient des soldats de poli<3e et de municipalité;

Car pour les autres, pour ces soldats sortis du peuple qui versent leur sang sur le champ de bataille, ils sont incapables de pareilles bassesses.

Cette milice du grand-prêtre était une milice à gages , une sorte de brigade de gendarmerie comme celle qui souffleté et injurie encore chez nous les hommes du peuple surpris par guet-apens dans une rue ,

Milice brutale de tout temps parce qu'elle est lâche, milice sans nomqui injurieThomme arrêté et sans défense parce qu'elle croit par* là être agréable à ses maîtres.

Il y avait aussi un tout jeune homme qui avait suivi Jésus, «r n'étant couvert que d'un tt linceul, et ils se saisirent de lui;

<r Mais il leur laissa son linceul et se sauva « tout nu de leurs mains. »

Qu'est-ce qui, aux jours d'arrestation et de tefreur, suit encore chez nous le pauvre peuple qu'on emmène?

Pô jeunes enranis à moitié nus qui n'ont

aux mauvais traiteme&ia des gardent*

Le coq av^ttchaoAé.

TMidfoie il if^iaïft pM eneoM^vi^ Les ancien^ du peiipte» les^pimQW d^e« Çelh treà'e) ta&9e8t|i>tfl^e^i98e«i)MiiMikff ilçSfmir ^^M VovOce d^ b^ fiwiiMa^llirfi

El ils procédèr^çfft qi^ 4ço» iAl#n(0|^i;e.

Ç^. ÇQ^^» <im9p^f#Sf{^ciDi^|ss ewn^N^ Ju/^^,^j^t eo^^fiçer^ ipi? (^» e^vpins^^ judiciaires ; c'étaJi, ujQi tgil^i^k

avaient conservé le df/^jtf dd, jji^ic^ délil)^-*

IlX'^ï^îv^trpis iribMfWi3^G)i|a*,loâ Juife,: lia. , premier, de irois juges pour Ica causeç) pé^i^r

siènie[, no^fipié le ^ra^d-sanbéd^in , composé de. sojzar^^ei-dauz.ç j[i|ge8, qt^i ir^tjcumçutait su? les çrimea à!tw. cm de r0l^|;i9Q.

C'est ce (k^aief iridiiQ^l qui éuU app^4 à pçpnoiic^if suie ^é^tis de NazMc^tb*

JiAm fot doue, iaterro^ ffà kt prâsideiU du ccweil' ,. 41Û éi^it Camille*

■ais» 1*^001184 g«Nrâ%ît to silence»

Or les qoesftieto idfi gfààA^piëîHhpbttiLieàî < 809 ie^^âeiplèfl^ ®^ mrsa ddct^iàév )r

IB^ tel înterrogtftoiïe œ iteéiftair que lé éilebc^t J^*^^''* €àstem tacéMti dê^c'é^i, ccfinttié de DÛS jours, une \e^ oîiifterte à. h àtH^hn éi à lii Mille.

C'était mettre l'accusé dans rttorribl'e a^ ternative de s'accuser lui-même ou de trahir ses complices en les dénonçant et de désa* vouer, contre sa conscience, ses principes ré* Yolutionnaires.

Jésus faisait donc bien de se taire,, taeebat.

11 ne donna qu'une seule réponse pleine de dignité aux questions qu'on lui faisait sur ses disciples et sur sa doctrine :

« rai.pari^ publiqUémèniU toiii-I&nifond^; « jûti uau jour» ens^ighé^ daits^ la^ ^nagdgùe- et

« dans le temple où tous les Juifs s'àssem- « blenty et je n*ai rien dit en secret:

« Pourquoi donc ni'interrogez-vous? Intera rogei ceux qui m'ont entendu? Ce sont ceux- « là qui savent ce que j'ai enseigné. »

A peine eut-il achevé que l'un des huissiers donna un soufflet à Jésus en lui disant : Eistce ainsi que vous répondez au grand-prêtre?

Traitement sans nom qui se renouvelle encore de nos jours sous d'autres formes.

£st-ce ainsi que vous répondez aux juges d'instruction? disent, pour la parole la plus digne et la plus innocente , les agents du pouvoir aux accusés du peuple >

El ils les soufflètent, la loi à la main, d'une peine odieuse.

Cependant Ton fît venir des témoins, Car tout le sénat des Juifs cherchait un lé<

moignage contre Jésus pour le traduire à mort.

Il y eut plusieurs dépositions fausses en ce sens qu'elles ne s'accordaient point entre elles et qu'elles ne concluaient pas à la peine oapitalCy

Mais elles étaient véridiques en ce sens qu'elles reposaient sur des discours que Jésus- Christ avaient réellement tenus.

Quelques-uns en effet se levèrent et témoi« gnèrent en ces termes :

« Nous lui avons ouï dire : Je détruirai ce « temple bâti de la main des hommes et j'en ff rebâtirai un autre on trois jours qui ne sera <r point fait de la main des hommes. »

Jésus, se promenant à Jérusalem devant les vastes constructions du temple, avait dit :

<r Détruisez -le 9 et je le rebâtirai en trois « jours. »

Le temple des Juifs contenait tonte leur so« ciété : c'est là qu'étaient leur culte, leur loi, leur gouvernement.

£n menaçant le temple Jésus entendait donc ici menacer toute la société ancienne, qui de» vait être détruite et rétablie.

C'est ainsi que le comprirent les Juifs, car autremeptleur accusation n'aurait pas desens.

Leur déposition allait a dire: Voici un

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