Voy. p
2. M. Zahn le fait vivre vers 400, Zéschr. f. Kirchengesch. IT, p. 452-454; Gesch., II, p. 815; cf. Neumann, Juliani libr. - ©. Christ., p. 22.
polémique contre un philosophe païen, qui, d'après M. Neumann, ne serait autre que Porphyre, mentionne deux fois l'apocalypse de Pierre, mais toujours avec des réserves : le critique païen avait tiré un argument de cet ouvrage, mais l'avait cité seulement « par surcroît », περιουσίας ἕνεχεν (IV, 6). Macaire, dans sa réponse, sacrifie l'autorité du livre, mais défend l'exactitude du passage incriminé :. Ce qui tendrait à prouver que l'apocalypse de Pierre était d'une lecture assez répandue au 1v° siècle, bien que généralement suspecte.
Sozomène, tout en la condamnant, atteste que de son temps encore (première moitié du v* siècle) elle était lue, tous les ans, la veille de Pâques, dans certaines églises de Palestine *.
Rufin se borne à nommer notre apocalypse dans sa traduction d'Eusèbe.
Jérôme ne fait que reproduire Eusèbe.
Dans le catalogue dit des soixante livres, plus exactement περὶ τῶν ξ΄ βιόλίων καὶ ὅσα τούτων
1, Κἂν γλο τὴν ἀποχάλυψιν Πέτρου παραπεμψώμεθα, ὑπὸ τῆς προφητιχῆς χαὶ τῆς εὐαγγελιχῆς φωνῆς συνελαυνόμεθα εἰς τὴν ἀποκάλυψιν τοῦ Πέτρου χαὶ ἄχοντες (IV, 16).
2. H. E. VII, 19 : οὕτω γοῦν τὴν καλουμένην ἀποκάλυψιν Πέτρου, ὡς νόθον παντελῶς πρὸς τῶν ἀρχαίων δοχιμασθεῖσαν, ἔν τισιν ἐχχλησίαις τῆς Παλαιστίνης εἰσέτι νῦν ἅπαξ ἑκάστου ἔτους ἀναγινωσχομένην ἔγνωμεν ἐν τῇ ἡμέρᾳ παρασχευῆς, ἣν εὐλα- Go ἄγαν ὃ λαὸς νηστεύει ἐπὶ ἀναμνήσει τοῦ σωτηρίου πάθους.
ἐχτός, qui paraît avoir eu une grande vogue depuis le vu° siècle, l'apocalypse de Pierre est mise au nombre des apocryphes! .
Mais dans la stichométrie ajoutée à la forme développée de la Chronographie de Nicéphore (patriarche de Constantinople, 806-815) et que M. Zahn croit avoir été faite à Jérusalem vers 850 (II, p. 297), l'apocalypse de Pierre est rangée, non pas dans les apocryphes, mais dans la classe intermédiaire des antilégomènes *.
Ces témoignages, bien qu'assez clairsemés, permettent de reconstituer dans ses grandes lignes l’histoire de l'apocalypse de Pierre : c'est