‹ L'Évangile et l'égliseChapitre 36 sur 87 · I.KVAM.II.K l-.l l'i-JULISE · texte numérisé non relu

I.KVAM.II.K l-.l l'i-JULISE

semblables au Sauveur ressuscité'. Ce n'est pas -.m ; les violenter qu'on en limite l'application aux oboaes que Jésue suçait apprises du Père, a la révélation qu'il serait chargé d'apporter aux

hommes. On veut trouver le principal de cette révélation dans la connaissance que le Fils ;i >I" Dieu bon. Mais le texte n'a pas été conçu pour Faire valoir une telle idée. Est-ce que le Père, qui seul tonnait le Fils, comme le Fils seul connaît le Père, aurait aussi reçu du Fils une révélation dont il serait l'interprète, et ne serait-il Père que pour avoir connu le Fils '■' ï

aurai t»il une religion du Fils que le l'en- devrait prêcher, comme le Fils doit prêcher celle du l'ir. ' Il s'agil visiblement d'un rapport trans Oendant, d'où h-smuI la haute dignité du Christ, et non d'une réalité psychologique, dont on ne voit pus la possibilité par rapport à Dieu. Père et Fils ne sont pas ici des termes pUM religieux, mais déjà des termes métaphysiques, théologiques, el h) spéculation dogmatique ;> pu s c n emparer sans en modifier beaucoup le sens, 11 n'y a qu'un l'en et qu'un Fils, constitués, en

I, Cf. Mai ru ■ ■• i m. ls.

LE FII.S DE l'IKI

quelque façon, parla connaissance qu'ils ont l'un • I autre, entités absolues dont le rapport au.«.si est absolu. L'intention du passade n'est pas

tant d'expliquer comment .lésus est Fils île Dieu, mie '1'- relayer la personne du Christ en l'identiliant, comme Fils, à la Sagesse éternelle, que Dieu seul connaît à fond, bien qu'elle se révèle aux hommes, et qui seule aussi possède et représente la pleine connaissance de Dieu, bien qu'elle le révèle à ses créatures. La parole évangélique a donc une tout autre portée qu'il ne faudrait pour la thèse de la liliation acquise à Jésus, dans le temps, par la connaissance du Père.

D'autre pari, et pour l'historien, elle prouve beaucoup moins, parce qu'il est difficile d'y voir l'expression littéralement exacte d'une déclaration faite parle Christ devant ses disciples. Klle M trouve dans une sorte de psaume dm l'in Ducncfl de la prière qui termine le livre de l ecclésiastique ne reconnaît pour l'ensemble al en plusieurs détails. De pari et d'autre on commence par la louange de Dieu, et l'on enjp

l'évangile rr l'église

une préférence marquée, le nom de Père'; à l'éloge do lu Sages spoml In <!>••

tion concernant la connaissance réciproque du l'ère et du Fils; l'appel du Christ aux petits et à ceux qui peîllent BU ce monde semble

s'inspirer de l'invitation que la Sagesse adresse

aux ignorants, dans la dernière partie de la

prière de Heu Sira. Ces affinités ne sont pas fortuites. Et comme il est malaisé d'admettre que

JésUS, dans une oraison ou un discours tout spontanés, ait voulu imiter t 'Ecclésiastique; comme le passage principal est une profession de foi chrétienne et non une prière du Christ; comme on trouva on autre endroit, en Matthieu, où le Sauveur parait avoir été identifié à la Sagesse divine s il est très probable que, nonob- Stantsaprésencedans deux Kvangiles. le ninrn ni oii se trouve le texte allégué par M. Hjii est, au moins dons sa forme actuelle, un produit de ia tradition chrétienne des premiers temps

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