Cf. Eccu. h, 10 (en lisant: u le Seigneur mo
Pôrfl », et ""ii <• le Seigneur, peu- île mou Seigneur ■■
' Cf. Ma i in. UIU 34-36 fpnssoge ■ttnl.n, Sagesse dans Loc, SI, V.i-51).
LU PII.» DE DlEl"
SI
I i'eai toujours un témoignage oo&Bidérable
ce (|ui concerne l'évolution de la christologie
au premier ;'e,'e di- l'Kglisc; mais un critique ne devrait l'utiliser qu'avec la plus grande reserve, quand il s'agit de lixer l'idée que le Christ enseignant .« pu donner de su personne, de sa filiation divine et de sa mission.
Ainsi donc le texte sur lequel M. Harnack a fondé sa théorie du Fils de Dieu n'est pas plus indiscutable M ne favorise pas plus sa thèse que celui où il trouve définie la notion du royuUM diB Dieu dans le cœur de l'homme.
Pas plus que celle du royaume, l'idée évangélique du Fils de Dieu n'est une notion psychologique, signifiant un rapport de l'àme avec Dieu. Rien absolument ne prouve, et mm le texte cité ne dit pas que Jésus soit devenu Fils parce qu'il aurait le premier connu Dieu Comme père. Le rédacteur évangélique n'entend nullement signifier que Dieu n'était pas connu comme père avant la venue de Jésus ; il veut dire, et il dit très clairement, que le Christ, le Fils, est seul à connaître parfaitement Dieu, le Père, et cela parce qu'il est Fils, tout comme le Père, Dieu, est seul à connaître par- A. I.oibY. — L'Evtnglte et ÏÊgUtt, <•
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faitement le Christ son Fils, et cela parce qu'il est lf Père, parée qu'il est Dieu. Le l'on"! delà pensée est le même que duns le passage lk
,Ir;m : \u Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, l'a révèle 1 m La
connaissance, propre du Fils a pour objet Dieu comme tel, ej elle ne concerne pas uniquement la bonté de Dieu, comme si les auditeurs «le Jésus avaient eu besoin qu'on leur apprit que Dieu était leur Père. Une pareille idé. pal aussi étrangère aux évangélistes qu'elle l'a >-l<- BU Sauveur lui-même. C'est une explication artilicielle et superlicielle de la filiation divine de Jésus.
Le problème de lu conscience messianique est à résoudre par d'autres moyens, el sans renvoyer à l'an iere-plan l'idée du Messie II est tout à Tait curieux de voir comment certains théologiens prolestants sont embarrassés de cette notion a juive ». qu'ils élimineraient volontiers de l'Evangile de Jésus et attribueraient à la tradition apostolique, pour se faire un Christ selon leur cœur. Quelques-uns oui déjà loutenu que
t. i. is.
LE Kl 1.8 DE DU i
le Sauveur lui-même ne s'étail pas cro Messie,
et que la fui des disciples h hi résurrection t'avait rendu tel dans leur esprit et pour la tru-
dition ultérieure. M. Harnaek ne va pas si loin.
Son Christ, le Fils révélateur de l<i bonté divine,
B l'air de prendre la qualité de Messie comme
une sorte de costume <>u île déguisement dont
il a besoin pour traiter avec les Juifs ; m. us la conscience d être Fils de Dieu aurait précédé en lui la conscience délie le M-ssie.
Il faudrait voir sur quelle base historique repose ce dédoublement, et si ce ne sérail pas une pure hypothèse. Deux questions inégalement claires, ou inégalement obscures, sont ici à distinguer : celle de ce que Jésus crevait être ci ;i déclaré qu'il étail . i elle du Lr< intérieur qui l'avail amené ■< cette conclusion. Sur le premier point, la discussion critique des sources évangéliques peul fournir des indications suffisamment certaines. Sur le second, on ne peut foire que des conjectures, d'après ce que l'on sait du premier,
i e n'est pas sans quelque apparence de raison que l'on 9 pu contester que Jésus se soit luimême regardé comme Messie. Avec l'idée con-