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lii-c que l'on avait ot que l'on a souvent ci
do royaume céleste, on n'avait et l'on n'a qi idée aussi vague du Messie; et comme on g cm sortir des contradictions que l'on trouvait à l'idée du royaume, en niant ce qu'elle a de moÙM satisfaisant pour l'esprit moderne, à savou son caractère aschatologique, on a pensé également échapper aux difficultés que présente l'idée messianique, en la supprimant ou en la subordonnant entièrement à l'idée que l'on se faÎBflil du Fils de Dieu.
I.i- témoignage évangélique parait, en effel assez déconcertant. La préoccupation qu'ont le narrateurs, de prouver que Jésus était le M
invile tout d'abord le critique à chercher si le poinl de vue des évangélistes. est entièrenK conforme D la réalité. En beaucoup de détails. l'intérêt apologétique ou simplement didactique a influencé la rédac li' m des discours >-l des faits. Mais cette tendance toute naturelle ne seuil pSJ inspecte si l'altitude mènie que les r.<, il prêtent au Sauveur ne semblait d'abord inexplicaJble. Jésus ne s'avouait pas Messie dans prédication ; il faisait taire les possédés qui le proclamaient Fils de Dieu ; aussi bien le peuple
in- s'..-, is.iii il pas qu'il put. avoir cette missîoD ; l'on faisait à son sujet les hypothèses les plus extravagantes '. sans soupçonner ta vérité : les disciples seuls pensèrent qu'il était le Christ .'I finirent parlé déclarer, dans mie circonstance particulière, par la bouche de Simon : h- Mulic
leur défendit il en parler s d'autres, bî bien qu'il
faut aller jusqu'à la (in de sa carrière, <■( I on [nui dire a ion dernier jour, pour trouver l'aven public de sa dignité : il est vrai que, depuis la
confession de Simon- Pierre, .lesus est censé a' '
entretenu plusieurs loi- ses ilis, i j . I . • >. ,\-,\ sort >|ui
1 attendait en tant, que Messie : mais l'énoncé
■ d de ses discours, où n'apparail .incline
-.. nii'uce formellement retenue comme parole du Ul étant calqué sur les faits accomplis et sur le thème de la prédication chrétienne primitive, une telle assertion complique ladiili
CulW plutôt qu'elle ne 1Y< l.mcil. Tout ce qui
-aide la messinnilé île .h'-sus II appaitien-
druit-il pasà la tradition, et la prétendue réserve
du Sauveur n'aurait-elle pas été un silence
lu. beaucoup plus facile a concevoir que I»
situation équivoque décrite pat les évangéli
J. Maiic, vin, 2».
i 'i.vam.ii.i; et i.'ki.i.isk
L'équivoque n'exista pas réellement, ril'oa entend bien ce que le nom de Messie ;i signifié
pour JéftU.S. comme pour ses contemporains. Il
parut! indubitable que le Sauveur a été condamne a mort pour avoir affecté de» prétention» a la royauté d'Israël, c'est-à-dire au vole de Messie, puisque son action n'avait rien de poli tique. Mais, autant qu'on en peut juger d'après les souvenirs traditionnels, ce point même ne put ■'■Ire établi que par son aveu devant le grs prêtre d'abord, puis devant Pilate, Pas plus) Jérusalem qu'en Galilée, Jésus n'avait dit ouvertement qu'il était le Christ Fils de Di Seulement, à Jérusalem, il avait laisse voiroa t «-ikI.-i ■ I sa prédication, et quelle place il revendiquait pour lui mon n dans le royaume an u i
Il avait donc codm ience d'être le Messie, quand il quitta la Galilée, et la confession de Pierre, donl 00 n'a, par ailleurs, aucun motif de sus* pecler l'historicité, vient éclairer la situation, La ■ « " 1 1 ■■ iotion des disciples n'était sans doute pus ancienne quand elle s est exprimée par la bouche de Simon : mois rien n'empéche d'admell i que Jésus lui-même, lorsqu'il a comme prêcher l'Évangile, ne se considérait pas sim-
i.k FILS DE DIK1
plcment comme le messager ou le prophète du rovaume ; il pensait en être l'agent principal et le chef pi éilesl iné,
l.i est la clef de la singularité qui se remarque dans son altitude Comme le roydUBM 8*1 essentiellement •> ronir, le rùle du Messie bsI essentiellement escbatologiquc. Le Christ est le président de la société des élus. Le ministère de Jésus n'était que préliminaire au royaume des cieux et au rôle propre du Messie, lui un sens, Jésus était le Messie, et, eu un mitre sens, il ue l'était pas encore. Il l'était. BU l.'ii I qu'appela personnellement a régùr la nouvelle Jérusalem. Il ne l'était pus encore, puisque la nouvelle Jeni .ileui n'existait p:is, et cpie le pouvoir i. inique n'avait pas lieu de s'exercer. .I. nu avait donc devant lui lu perspective de son propre avènement. La question de Jean-Baptiste ' : » Ks-lii celui qui vient"? a est ainsi facile .1 entendre, et pareillement la réponse de i, dont le caractère indirect et la réserve calculée ne sont point dus à la modestie du
Sauveur, mais imposés par la condition actuelle
t. M ah h. vi. :t.
l'évamule et i,'é(.i,isi;
ilu royaume. Jean ne dit pas :<■ Es-tu le Christ?" parce que le royaume n'est pas réalisa, «I que If sus n'est pus dan-- le mie du Messie. Il demande plutôt si Jrsus ne va pas être le Christ et Jésus lui répond de Façon il lui faire entendre que celui qui prépare effectivement la venne du royaume est celui qui doit venir avec it royaume. Quand Pierre dit : "Tues le Christ il ne signifie pus que le Sauveur soi) déjà dans l'exercice de la fonction messianique, matt qu'il est la personne désignée pour cette foucli"n. Ainsi l'entend Caïphe, et le discours que Jésus lui adresse n'est vraiment intelligible qte dans cette hypothèse. Le Sauveur avoue qu'il est le Christ ; nais, pour expliquer son assertion, il ajoute aussitôt : o Et vous verrez le Fils de l'homme, assis à la droite de la Puissance • 1 • -dire de Dieu, « et venant sur les nuée* du ciel ' », Cette place d'honneur et cel ; iiiriit glorieux caractérisent le rôle du Me Jésus déclare qu'il est le Fils de l'homme qui doit venir.
On comprend aisément pourquoi il n'a voulu avouer sa qualité que le jour de sa mort, et
i. M ar,:. xiv, 02.