LE FILS DE MEC
l'on voit en quel sens il l'avoue. 11 nus ail pas lieu d'en faire profession auparavant, non seulemoat pnree qu'en ne l'aurait pas cru, ou c|u'il se serait exposé mine '•.liatemeiit à la vindicte des pouvoirs publics, mais parce qu'il ne le pouvait pus, sa prédication n'étant pas la fonction du Messie, et son avènement connue Christ ne devant se produire que plus lard, au moment lise par la Providence.
On comprend de même (pie l'Eglise apostolique ait enseigné que Jésus était devenu Christ et Seigneur par la résurrection, c'est-à-dire par -.' n entrée dans la gloire céleste, et qu'elle ait en même temps attendu sa vernir, c'est-à-dire son avènement comme Christ, et non son n-lmir, son ministère terrestre n'étant pas encore envieomme un avènement messianique.
Quant à l'origine de la conscience messianique dans lame de Jésus, on ne peut la déduire sûrement des textes. La tradition la plus ancienne paraît l'avoir expliquée ou figurée au moyen d'une i •. . i.-ition qui se serait produite à l'occasion du baptême dans le Jourdain. Il peut y avoir la un effet de perspeol bien que cette circonstance du baptême soit
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comme un point de départ dons le ministère du Sauveur. En tous cas. la distinction que l'un voudrait introduire entra la oonsi filiale et la conscience messianique est abso- Iiiuii ii 1 gratuite. La tradition .primitive ne l'a pat .soupçonnée ; et la critique moderne, «i un intérêt théologique n'avait été en jeu. ne t'aurai! peut-être pas soupçonnée davantage.
Autre chose, en effet, est le sentiment filial qui inspire la vie intérieure de Jésus, et nuire chose la conscience réfléchie de son rôle providentiel. Ce n'est pas le sentiment qui fait «le J&US le Fils de Dieu en un sens qui n'appartient qu'à lui. Tous les hommes qui disent a Dieu :
■ Notre père », sont lils de Dieu au même titre, et Jésus ne serait que l'un d'entre eux, s'il ne s'agissait que de connaître la bonté divine et de s'y confier. Le critique peut conjecturer que le K : 1 1 ii ii'-ii t filial a précédé et préparé la cor science messianique, l'Ame de Jésus s'étant élevée par la prière, la confiance et l'amour, au plus haut degré d'union avec Dieu, en sorti qui 1 idée de la vocation messianique a couronne comme naturellement ce travail intérieur; mais
• •n finit que le titre de Fils de Dieu appartient