II. FILS I)K DIEU
de Jésus, sa prédication serait quelque chose de provisoire, où tout devrait changer dc j sens, après
sii mort et sa résurrection, et dont une partie même serait à négliger un jour comme n'ayant |)lus di- valeur.
L'hypothèse, en elFet, serait sans signification pour i'histo rie n ; mais <> u'i-si pas l'historien qui BU o besoin. C'est le théologien qui peul être tenté de s'en servir, et M. Harnack n'échappe a le nécessité de cette conjecture qu'en usanl il un moyen moins acceptable encore. Le (llirist évangélique n'a pas fftit deux parts dans SOT enseignement, l'une comprenant ce qui aurait une valeur ebsolue, et L'autre ce qui aurait une valeur relative, pour l'adaptation au présent. Jéaos parlait pouf due ce OU il pensait vrai, sans le moindre égard à nos catégories d'absolu et de relatif. Mais quidonc a distingue, dans la notion du royaume, l'idée du royaume intérieur, qui aurait une valeur absolue, et l'idée du royaume ;i venir, qui n'aurai! BU qu'une valeur relative? Qui donc a trouvé, dans la conscience filiale du Christ, un élément de portée universelle, la connaissance du Dieu Père, ot un élément juif, donl l'unique avantage était de situer Jésus dans
l'évamriue et i.'ki.ijse
L'histoire, et qui était l'idée du Messie? C-e peut être une hypothèse gratuite, au point de vue 1 1 1 :- 1 < n-ii ] 1 1. ■ . d'attribuer ;'i Jésus la prévision îles modifications que sa doctrine devait subir ,iu cours des siècles, et dès l'âge apostolique; noaû il est bien plus arbitraire de limiter, malgré l'Evangile, cet enseignement fi un seul point qu n v est pas spécialement enseigné, qui n'est pas L'Evangile, comme si ce point unique représentait tout ce que .Ions b pensé, tout ce qu'il a voulu, tout ce qu'il a l'ait.
En disant que les individus entendront la bonne nouvelle de la miséricorde et de la paternité divines, et décideront s'ils veulent mettre du côté de Dieu nu du CÔte du monde, on ne iY-miihi' pas L'Evangile, on en change tout simpli l'objet, attendu que Jésus, en réalité, promettait le royaume céleste au pécheur repentant, ot qu'il s'agissait pour ses auditeurs de recevoir ou de rejeter cette espérance. Celui qui veut déterminer historiquement la pensée du Sauveur n'a pas Ci \ chercher d'abord ce qui peut agn l'homme de nos jours et ce qui serait i n'avoir pas changé, niais il n'a qu'à prendre let textes, pour les interpréter selon leur sens natu-
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fel et les garanties d'authenticité qu'ils présentent.
On fait, d'ailleurs, illusion au lecteur en laissant entendre que l'idée du Dieu Père Bst, pour le théologien moderne, entièrement identique à celle de l'Evangile, et qu'il ne peut y avoir de vrai dans l'enseignement de Jésus que 06 qui n'a pas change. Tout l'ensemble des conceptions chrétiennes ayant été en perpétuel
mouvement depuis l'origine, il n'est pas possible et il n'est pas vrai que celle-là soit restée immuable et constitue le noyau absolu de la prédiontion évangelique. Tout développi'im-ut de l'idée de Dieu a exercé et exercera une influence sur la façon de se représenteras paternité.
Rien ne sert d'employer les formules traditionnelles : « chemin qui conduit au Père, juge établi par le Père ' », si on les vide du leur sens. Si l'on veul que Jésus soit la voie parce qu'il apporte aux hommes ta connaissance de Diea et
ide ii trouver le Père, il faut bien dire que
tel n'est pas le Irait caractéristique de la mission
A. Loisï. — L'ÊMngtlt «i ftgUn.