‹ L'Évangile et l'égliseChapitre 44 sur 87 · I.E FILS DE DIBD · texte numérisé non relu

I.E FILS DE DIBD

lient aucun enseignement théorique, mais on ne peut pas dire qu'il ait pour seul dogme la vérité

du Dieu Père 1 . Bien d'autres choses sont en- i

::> s dans l Évangile aussi explicite met avec

autant d'assurance que la paternité de Dieu : .'I d'tbord la réalité du royaume à venir, la certitude du message évangélique concernant le ru'.iitiiin-. et l;i mission île celui qui l'annonce. La foi à la bonté de Dieu n'est pus conçue indépendamment de lu foi kn promesse, au royaume il m Christ, agent du royRunie. La question de la christologie ae se confond nullement avec la foi bu Christ Si Jésus n*s pas enseigné de doctrine obriatologique, il ne s'ensuit pas que sa pré

dication el la foi qu'on y pouvait avoir n'eus enl aucun rapport avec la foi à sa personne. N'ayant

pas à se dire Messie el n'annonçant que le royaume prochain. Jésus ne demandait la foi à >a mission que dans la foi a son message, a la

promesse du royaume. Mais il allait de soi «pu-,

lors du grand avènement, tous les élus devraient

saluer le Sauveur par le cri messianique : • Béni m. h celui qui vient au nom <\\i Seigneur*. »

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t. Cf. Matin, xxiii, 39.

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LEVAS;!! I I ! I ''.i,I isi:

L'Évangile tout entier était lit 1 à une concept tion du monde et de I "histoire qui n'est plus la notre, et t'est l'Évangile loul entier, non seulement sa prétendue essence, qui n'y i pas lié • inséparablement' •■. La preuve cette assertion n"est pas 6 chercher dans une possibilité abstraite, mais dans les faits : puisque l'Kvangile s'est détaché peu à peu de ses

rmee originelles, il est permis d'affirmer que

celles-ci étaient passagères, et que l'Evangile n'était pus inséparablement associé aux conceptions dont ces formes portaient la marque. Du reste, on ne penl pus dire de la foi au Dieu Père, plus que de l'espérance du règne de Justin-, qu'elle est . sans époque, comme l'homme : ». L'homme n'est pas sans époque; il est de toutes les époques, el il change plus ou moins ai elles. L'Évangile n'a pas été adressé à l'homme abstrait, sans époque, immuable, el qui i jamaÎB existé que dans l'esprit des théoriciens mais ;i îles hommes réels, qui si- sont succéd clans le temps >-l auxquels il ne pouvait manquer

(Ir- s'accommoder. La parole sur lu bonté de Dieu, qui est disposé à nourrir les hommes : Minmi- il nourrit les passereaux, n'est guère plus susceptible aujourd hui d'interprétation littérale que celle qui promet à la génération Liuili-nipiiraiiie de Jésus le sprelaelr «lu grand avènement. Esl-il même si facile île se représenter Dieu pardonnant, d'après l'attitude du père qui célèbre le retour dp son enfant égaré?

N'avons-nous pas, avec le mén spril ■ i • - 011-

li.iiur. une idée SSS6Z différente de la Providence, de ses moyens d'action et de sa bonté ?

C'est une philosophie bien chétiveque celle qui prétend lixer l'absolu dans un morceau d'activité humaini', inlidleeluelb' mi morale. La pleine vii ili ri'.\aui;)lc n'esl pan dans un seul élément

de la doctrine oe Jésus, mais elle réside dans la totalité de sa manifestation, qui a son point de dépari dans !<■ ministère personnel du Christ, et son développement dans l'histoire du christianisme. Tout ce qui es! entré dans l'Evangile de .1. os Ml 'iilré dans la tradition chrétienne. Ce qui est vraiment évangélique dans le christianisme d'aujourd'hui n'est pas ce qui n'a jamais changé, car, en un sens, tout a changé

i.'évam.ii i i i i toi I8B

el n'n jamais ■ •< ssé du changer, mois ce ip:i

nonobstant tous les changement*) extérieurs, procède de l'impulsion donnée par le Christ. s'inspire d( son esprit, sert le même idéal el Imême espérance.

Si l'on met l'essentiel de l'iivangile et lu

conscience <!<• lo filiation divine dans la connaît sance du Dieu Pèro, Vidée <lu royaume et

eience messianique de Jésus n'apparaisse) pus seulement comme des accessoires d'une uli lit é toute relative, mais comme de pures illusions, comme une dette payée parle Sauveur aux préjugea de son temps. Ainsi compris l'oeuvre personnelle du < Ihrisl se prési ute< omme un beau transport d'enthousiasme irréfléchi, qu'un élément de religion pure a empêché

verser dans le lanatis , sans lui rien enievj

de son caractère chimérique.

lin vain M. Harnncka-l-il commencées .lësus au-dessus de Soc rate 1 . Si l'eapéran

Illl.l

sianique a été inconsistante et fausse, le philosophe mourant pour la cause de la raison fut plus rage que le Christ mourant pour la cause

de la foi; car il accepta simplement sa destinée, ■- uis se promettre dans l'avenir une compensa lion qui lui aurait échappé. C'est ainsi que le ratiou.ilismr théologique, au lieu d'expliquer l'Evangile, en vient à le mutiler, et, sous prétexte de

sauvegarder la grandeur de Jésus, le ravale anus, non seulement de Socrate, mais de tout homme doué de sens commun. L'Evangile et le Christ sont comme décomposés en deux éléments : un sentiment moral que l'on veut bien trouver admirable, et un rêve que l'on n ose pas

trouver ridicule. Aveo une critique plus péné

trente cl une philosophie [dus large, on s'apercevrait (pièces deux cléments ne Boni nullement

li.'-tén>"/èiM ■. ; que, si la tradition ne les a jamais

séparé*, c'est qu'ils ne sont poinl séparables;

que la religion du | . l'in i t IVspérance du ro vaume éternel ne sont pas respectivement la réalité Bj la fantaisie du christianisme, mais OOOSl il ueni ensemble la religion de Jésus.

Selon la logique delà foi, si l'idée du royaume céleste est réelle, l'Evangile est divin, et Dieu

lui

nc.ile m L'ÉOI ISS

lui-même m révèle daoa le Christ. Selon la logique de la raison, si l'idée du royaume est inconsistante, 1 l-, \ ;iii; 1 1 ■ ■ Idiii lu- en tant que hiliun divin. . Jésus n'est qu'un homme pieux qui n'aura pas su déyaifer mi j i i . - 1 < • de ses rêves, et qui sera mort en victime de l'erreur, bien plutôt qu'i-n servittui de la vérité «pu était en lui. Ciu

o'eal pour a être avoué Messie, et parce qu'il se i rojait tel, que Jésus est morl sur la croix; ce n'est point pour avoir connu la bonté du 1' céleste, ni parce qu'il aurait voulu la démontrai

par sa mort. 11 est mort parce que telle étui! la volonté du Père, et pana' que aa morl

ii vée comme la condition providentielle «le la

venue définitive de ce royaume qu'il avait prèN hé ■ i appliqué i» lui-même la lc s -on qu'il don nuit à ses disciples : Quiconque i ben he sa via -.h ce monde la perd pour l'éternité; quiconque perd sa vie maintenant pour l'Évangile la.) pour le royaume des cieux 1 . La veille de la aion, il présentait a ses disciples le pain et le vin eucharistiques en symbole de la lin qu'il allait subir, et, en même temps, comme un gage de La

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