‹ L'Évangile et l'égliseChapitre 45 sur 87 · I. M.un , vin · texte numérisé non relu

I. M.un , vin

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communion qui le réunirait avec les siens dans le royaume à venir. Il est (lotie mort comme Messie, tout plein de l'idée de ce royaume dont il pensait amener l'accomplissement et où il comptait revivre dans la gloire messianique.

Tel est le Christ de l'Mstoîre : la mesure véritable de sa grandeur s'est pas B chercher ailleurs qu'en ce qu'il a cru et voulu être.

JéstlS a été, sur la terre, le. grand représentant de la foi. Or la foi religieuse de l'huma* nilé ne s'appuie jamais et ne peut s'appuver qœ sur îles symboles pins un moins imparfait •• : ses aspirations, qui ont pour objet l'infini, ne sauraient être déterminées dans la pensée humaine que sous une forme finie. Le symbole concret, l'image vivante, non l'idée pure, est l'expr--normale de la foi, la condition de son efficacité

morale dans l'homme et dans le monde, Lei et ta qualité des symboles sont nécessairement eu rapport avec l'évolution même de la

foi et de la religion. Non seulement l'idée du royaume et celle du Messie oui été les pointa

d'attache qui ont permis ..m christianisme de se produire B OÔté du judaïsme, ils sont la forme indispensable sous laquelle le christianisms

Il Mi

j.'ÉVANttii.R CT i.'êui.isi:

a dû naître dans le judaïsme, avant de M répandre dans le monde.

Rien ne pouvait faire que Jésus tic lui pas juif; il n'était homme qu'a la condition d'appartenir à une branche de l'humanité. Dans oelU où il naquit, et dont on peut bien dire qu'elle portail l'avenir religieux du monde, cal avenir était comme délini dans l'espérance du règne de Dien, dans le symbole du messianisme. ( îelui qui devait être le Sauveur du monde ne pouvait entrer dans cette fonction qu'en assumant le rôle de Messie, en se présentant comme lapent du royaume, venu pour accomplir l'espérance

d'Israël. L'Evangile, paraissant en Judée, cl B£ pouvant même paraître ailleurs, devait être conditionné judaïqueuieiil. Son extérieur juif est le corps h ii m ;i î h donl L'esprit de Jésus n été l'âme divine. Maie <<\ <.■■/. le corps, et l'âme s'évanouira

dans l'air comme un SOU file léger. Sans le i

sianisme, l'Évangile n'aurait été qu'une possibililé Mi.l:i|)liv.si(|iie, nile essence invisible, iutnu-

gîble, même inintelligible, faute de défln appropriée à nos moyens de connaissance, et non une réalité vivante et conquérante. Il faudra toujours un corps à l'Évangile pour qu'il aoil

i.i: rn.s ni: uikc

humain. Devenu l'espérance «lu peuple chrétien, ii a corrige par voie d'interprétation certaines parties de son symbolisme Israélite. Il D'an pu moins la représentation lointaine el toujours perfectible, parce qu'elle est toujours

inadéquate el insuffisante, du gr I mystère,

Dieu et la destinée providentielle de l'homme et

l'humanité.

i > ••! ce mystère que Jésus a révélé, dons la mesure où il pouvait élu- révélé, el dan» les conditions où il devait l'être, 'in peu! dire que le I inist l'a vécu autant qu'il l'a manifesté. S il n' ivail en eu vus que la propagation il ane doo

iime. l'organisation d'une société terrestn

même la Fondation d'une religion particulière, leCbrisI n'aurai! pas été seulement moins sage que Socrate, il eûl été moins babile nue

Mahomet. Il ne poursuis ail pas un tel pnijet. el

ce n'est pas un rêve dé< evanl qui l'on i détourné. Son rêve était jon projet même, la réalisation du bonheur parfait dans la parfaite justice, de l'immortalité dans la sainteté, El cette réoKsa-

ii'oi était déjà Min i i. lui | .n- | union i 1 lieu,

la coniiance au Pèi cèle l< la< crtitude intime de

l'a rnel garanti a l'humanité en |

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